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  <title>Andrew D'Amours</title>
  <link href="http://quebec.huffingtonpost.ca/author/index.php?author=andrew-damours"/>
  <updated>2013-05-18T17:20:11-04:00</updated>
  <author>
    <name>Andrew D'Amours</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Andrew D'Amours</subtitle>
  <generator>Good old fashioned elbow grease.</generator>

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    <title>Les jeunes et le changement</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/andrew-damours/elections-quebec_b_1706352.html"/>
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    <published>2012-07-26T12:40:48-04:00</published>
    <updated>2012-09-25T05:12:06-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Les jeunes, qu'ils soient dans les rues ou non, ont un très bon point : il faut un changement de direction au Québec. Mais est-ce que c'est vraiment le PQ qui représente le changement? Est-ce que revenir à un gouvernement péquiste serait vraiment mieux pour leur avenir? Le fait est qu'entre le PQ et le PLQ, il n'y a pas beaucoup de différence... sauf sur les frais de scolarité et sur la question constitutionnelle.]]></summary>
    <author>
        <name>Andrew D'Amours</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/andrew-damours/"><![CDATA[Beaucoup ont critiqu&eacute; L&eacute;o Bureau-Blouin pour son passage en politique. Lors de <a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201207/25/01-4559370-notre-generation-peut-demontrer-ce-dont-elle-est-capable-leo-bureau-blouin.php" target="_hplink">l'annonce de sa candidature</a> hier, il a dit vouloir repr&eacute;senter les jeunes et leur volont&eacute; de changement. &Eacute;tant moi-m&ecirc;me int&eacute;ress&eacute; par les enjeux de soci&eacute;t&eacute; depuis un jeune &acirc;ge, je comprends son d&eacute;sir de vouloir passer tout de suite &agrave; la politique active. Ce que je ne comprends pas par contre, c'est comment il compte vendre le PQ comme v&eacute;hicule de changement alors qu'ils ne veulent pas de changement par rapport &agrave; leur priorit&eacute; num&eacute;ro un, le d&eacute;bat sur la souverainet&eacute; qui divise les Qu&eacute;b&eacute;cois depuis des d&eacute;cennies... <br />
<br />
Dans un sens, le d&eacute;bat sur la souverainet&eacute; et le d&eacute;bat sur la hausse des frais de scolarit&eacute; ont un point tr&egrave;s important en commun en 2012 : Ce sont des chicanes qui nous distraient des autres enjeux. Ce sont des chicanes qui nous emp&ecirc;chent de nous occuper de ce qui est vraiment important. Ce sont des chicanes dont la majorit&eacute; des Qu&eacute;b&eacute;cois ne veulent plus : ils veulent du changement concret sur les enjeux qui sont importants pour tous les Qu&eacute;b&eacute;cois dans la vie de tous les jours.<br />
<br />
Les jeunes, qu'ils soient dans les rues ou non, ont un tr&egrave;s bon point : il faut un changement de direction au Qu&eacute;bec. Mais est-ce que c'est vraiment le PQ qui repr&eacute;sente le changement? Est-ce que revenir &agrave; un gouvernement p&eacute;quiste serait vraiment mieux pour leur avenir? Le fait est qu'entre le PQ et le PLQ, il n'y a pas beaucoup de diff&eacute;rence... sauf sur les frais de scolarit&eacute; et sur la question constitutionnelle.<br />
<br />
Le PQ et ses vieilles fa&ccedil;ons de faire, sa soif insatiable du pouvoir et de la souverainet&eacute;, peut-on vraiment appeler &ccedil;a du changement? Le d&eacute;ni de l'irresponsabilit&eacute; de tenir un r&eacute;f&eacute;rendum compte tenu de tous nos probl&egrave;mes n'est-il pas plut&ocirc;t un puissant carburant du cynisme envers la classe politique? D&eacute;fendre encore une fois l'id&eacute;ologie plut&ocirc;t que le gros bon sens, faire passer les int&eacute;r&ecirc;ts des groupes de pression avant ceux de tous les citoyens, nous embarquer dans d'autres d&eacute;bats constitutionnels qui nous diviseront davantage, est-ce vraiment diff&eacute;rent du PLQ? Est-ce vraiment le changement que nous voulons?<br />
<br />
Ce qui me d&eacute;solerait terriblement dans la prochaine &eacute;lection serait que les jeunes -et m&ecirc;me les moins jeunes- basent leur d&eacute;sir de changement sur un seul enjeu, soit les frais de scolarit&eacute;, alors que le changement n&eacute;cessaire est tellement plus vaste et multidimensionnel que cela. C'est malheureux en fait que cet enjeu soit la seule pr&eacute;occupation de tant de gens alors que notre <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/andrew-damours/un-choix-de-societe_b_1670005.html" target="_hplink">syst&egrave;me d'&eacute;ducation primaire et secondaire est gravement n&eacute;glig&eacute;</a>, que le syst&egrave;me de sant&eacute; est aussi mal en point qu'il y a 9 ans, mais surtout que nos fonds publics soient aussi abominablement mal g&eacute;r&eacute;s.<br />
<br />
Avec des leaders comme Harper et Charest qui jouissent d'une grande impopularit&eacute; aupr&egrave;s des jeunes en partie &agrave; cause de ce qui est per&ccedil;u comme une approche de division, je ne serais pas du tout &eacute;tonn&eacute; que le choix des jeunes soit plut&ocirc;t un nouveau parti comme la Coalition Avenir Qu&eacute;bec, qui se veut un parti rassembleur, pour r&eacute;unir tous les Qu&eacute;b&eacute;cois pour la premi&egrave;re fois en 50 ans ensembles autour d'un projet, un vrai changement sur les enjeux majeurs qui les pr&eacute;occupent par rapport &agrave; leur avenir.<br />
<br />
D'ailleurs, la pr&eacute;misse m&ecirc;me de ce nouveau parti est d'am&eacute;liorer le Qu&eacute;bec pour les prochaines g&eacute;n&eacute;rations, alors pourquoi celles-ci se tournent-elles pr&eacute;sentement vers les vieilles id&eacute;es du PQ? Joseph Facal a tr&egrave;s bien illustr&eacute; le mirage du progressisme qui rend le PQ attrayant  dans un <a href="http://blogues.journaldemontreal.com/facal/articles/journal-de-montreal-et-journal-de-quebec/progres-et-progressisme/" target="_hplink">article</a> cette semaine. &Ccedil;a c'est une critique constructive du PQ et de ce qu'incarne maintenant M. Bureau-Blouin, ce qui n'est pas le cas des reproches par rapport &agrave; son &acirc;ge.<br />
<br />
Alors en conclusion, le manque d'exp&eacute;rience sur le march&eacute; du travail de M. Bureau-Blouin ne rend pas n&eacute;cessairement sa candidature nuisible pour le Qu&eacute;bec. Malheureusement, on ne peut en dire autant de ses id&eacute;es, qui elles sont assez n&eacute;fastes selon moi. Ses id&eacute;es &agrave; elles seules devraient suffire pour soutenir une critique de sa candidature sans devoir faire des attaques personnelles.<br />
<br />
Tout ce qu'on peut esp&eacute;rer pour cette campagne qui s'amorcera dans les prochains jours, c'est que justement la bataille soit livr&eacute;e par rapport &agrave; l'ensemble des id&eacute;es et des propositions concr&egrave;tes et non pas sur le plan personnel, car cela ne ferait que perp&eacute;tuer la vieille politique que les jeunes disent justement vouloir changer.]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/613573/thumbs/s-LEO-BUREAU-BLOUIN-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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    <title>Un choix de société?</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/andrew-damours/un-choix-de-societe_b_1670005.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1670005</id>
    <published>2012-07-12T21:50:21-04:00</published>
    <updated>2012-09-11T05:12:10-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Après une certaine accalmie dans le dossier du boycott étudiant, tout porte à croire que ce débat des plus polarisants sera ramené à l'avant-plan en raison d'une élection estivale. Selon moi, il y a un lot assez important d'aberrations qui ont circulé lors des derniers mois, mais par souci de temps je voudrais m'attarder à une expression qui me touche particulièrement à chaque fois que je l'entends: le choix de société.]]></summary>
    <author>
        <name>Andrew D'Amours</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/andrew-damours/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/andrew-damours/"><![CDATA[Apr&egrave;s une certaine accalmie dans le dossier du boycott &eacute;tudiant, tout porte &agrave; croire que ce d&eacute;bat des plus polarisants sera ramen&eacute; &agrave; l'avant-plan en raison d'une &eacute;lection estivale. Selon moi, il y a un lot assez important d'aberrations qui ont circul&eacute; lors des derniers mois, mais par souci de temps je voudrais m'attarder &agrave; une expression qui me touche particuli&egrave;rement &agrave; chaque fois que je l'entends: le choix de soci&eacute;t&eacute;.<br />
<br />
Pour un grand nombre de d&eacute;fenseurs du statu quo, un gel des frais de scolarit&eacute;, c'est un choix de soci&eacute;t&eacute;. La gratuit&eacute; scolaire absolue et infinie, c'est un choix de soci&eacute;t&eacute;. Mais que repr&eacute;sente vraiment ce choix? Nous vivons malheureusement dans un monde de besoins illimit&eacute;s et de ressources toujours limit&eacute;es. C'est une r&eacute;alit&eacute; in&eacute;vitable. Quand on regarde le d&eacute;bat des frais de scolarit&eacute; universitaires, il faut r&eacute;aliser que chaque million de plus qu'on demande aux contribuables de payer pour les &eacute;tudiants qui seront bien instruits et gagneront un salaire beaucoup plus &eacute;lev&eacute; que ceux qui ne fr&eacute;quentent pas l'universit&eacute; est un million que l'on ne peut investir l&agrave; o&ugrave; on devrait, l&agrave; o&ugrave; se situe le vrai choix de soci&eacute;t&eacute; : la valorisation de l'&eacute;ducation primaire et secondaire.<br />
<br />
L'acc&egrave;s aux &eacute;tudes sup&eacute;rieures ne se joue pas sur la question de quelques centaines de dollars par ann&eacute;e pour un individu &agrave; l'&acirc;ge adulte. Il faut cesser d'&ecirc;tre dogmatique et il faut regarder plus loin que le bout de son nez, il faut aller &agrave; la source m&ecirc;me du probl&egrave;me. Ce probl&egrave;me au Qu&eacute;bec, il se situe au niveau de l'&eacute;ducation primaire et secondaire. C'est l&agrave; que se joue l'accessibilit&eacute; des &eacute;tudes postsecondaires, de nombreuses ann&eacute;es auparavant et la o&ugrave; il faut plut&ocirc;t prioriser les efforts, pour donner la chance &agrave; tous et chacun de se rendre aux portes de l'universit&eacute;.<br />
<br />
On ne le dira jamais assez souvent : le taux de d&eacute;crochage est absolument inacceptable en ce moment et il l'est depuis beaucoup trop longtemps. Et sans grande surprise, la perspective de payer un montant moindre que dans les provinces avoisinantes pour aller &agrave; l'universit&eacute; n'a pas r&eacute;ussi &agrave; convaincre beaucoup de jeunes de 10 ans &agrave; s'int&eacute;resser &agrave; l'&eacute;ducation, &agrave; prendre go&ucirc;t &agrave; l'apprentissage. Cela n'a pas encourag&eacute; beaucoup d'ados du secondaire &agrave; ne pas l&acirc;cher. C'est directement &agrave; ce niveau qu'on doit am&eacute;liorer notre syst&egrave;me d'&eacute;ducation si on veut r&eacute;ellement faire de l'&eacute;ducation une priorit&eacute; au Qu&eacute;bec.<br />
<br />
Comme les bonifications aux r&eacute;gimes de pr&ecirc;ts et bourses font en sorte que 50% des &eacute;tudiants ressentiront un effet net absolument nul suite &agrave; la hausse, notre choix de soci&eacute;t&eacute; est le suivant : continuer &agrave; d&eacute;penser pour les &eacute;tudiants des familles les mieux nanties ou bien prendre cet argent et l'investir dans l'&eacute;ducation primaire, concr&egrave;tement pour nos enfants au moment le plus important, pendant la p&eacute;riode qui marquera le plus leur avenir.<br />
<br />
Le fait est que c'est absolument vrai que nous faisons face &agrave; un choix de soci&eacute;t&eacute; en &eacute;ducation. Et pour ma part, je trouve que le choix est facile. J'aimerais beaucoup mieux que l'on donne l'opportunit&eacute; &agrave; tous et chacun d'avoir la chance de POUVOIR se rendre &agrave; l'universit&eacute; s'ils le d&eacute;sirent. On entend beaucoup qu'il est primordial pour une soci&eacute;t&eacute; d'&ecirc;tre bien &eacute;duqu&eacute;e et c'est absolument vrai : c'est pourquoi on se doit de faire le choix de consacrer nos ressources et nos efforts chez les jeunes au primaire et au secondaire, pour que notre rel&egrave;ve ait r&eacute;ellement une meilleure chance de contribuer &agrave; notre soci&eacute;t&eacute;.]]></content>
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    <title>Tort sur la hausse, mais pas le laissez-faire</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/andrew-damours/hausse-dette_b_1379555.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1379555</id>
    <published>2012-03-26T09:50:48-04:00</published>
    <updated>2012-05-26T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Avec la probabilité d'une élection provinciale imminente, il y aura des débats et des décisions d'importance capitale et si la population peut s'intéresser avec autant de vigueur aux enjeux beaucoup plus graves, ce sera bénéfique pour tous. Cela dit, je crois que le mouvement de protestation des étudiants devrait plutôt être dirigé vers quelque chose de réellement inquiétant pour l'avenir, par exemple notre dette record qui va coûter bien plus cher aux étudiants que la hausse elle-même.]]></summary>
    <author>
        <name>Andrew D'Amours</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/andrew-damours/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/andrew-damours/"><![CDATA[Comme vous le savez s&ucirc;rement, environ <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/03/23/greve-etudiante-beauchamp_n_1375137.html?ref=canada-quebec" target="_hplink">200 000 &eacute;tudiants</a> &eacute;taient dans les rues de Montr&eacute;al jeudi pour protester contre la hausse des frais de scolarit&eacute;. Ce d&eacute;bat monopolise l'attention m&eacute;diatique depuis quelques jours et divise l'opinion publique. Bien que je sois personnellement en faveur de la hausse propos&eacute;e, c'est plut&ocirc;t ce que ce mouvement a expos&eacute;, pas seulement par rapport &agrave; ce sujet, mais au sens plus large, qui m'inqui&egrave;te sinc&egrave;rement. J'y reviendrai apr&egrave;s avoir mis en perspective cette hausse.<br />
 <br />
Tout d'abord, l'argument principal du mouvement anti-hausse est que celle-ci va diminuer l'accessibilit&eacute; aux &eacute;tudes pour les d&eacute;munis, alors que ce n'est absolument <a href="http://www.iedm.org/fr/3563-linstitut-economique-de-montreal-lance-le-debat-sur-le-degel-des-droits-de-scolarite-universitaires" target="_hplink">pas le cas</a>. La hausse n'emp&ecirc;chera pas ceux qui proviennent de milieux plus modestes de se rendre &agrave; l'universit&eacute;, car la r&eacute;alit&eacute; est que la source de la probl&eacute;matique se trouve beaucoup plus t&ocirc;t dans leur parcours et c'est l&agrave; comme choix de soci&eacute;t&eacute; que l'on doit d&eacute;cider d'investir.<br />
 <br />
D'ailleurs si un gel des frais de scolarit&eacute; (comme nous avons depuis une vingtaine d'ann&eacute;es au Qu&eacute;bec) &eacute;tait vraiment la solution pour am&eacute;liorer l'accessibilit&eacute;, on devrait logiquement avoir au Qu&eacute;bec le meilleur taux de fr&eacute;quentation universitaire au Canada, puisque nous avons les frais de scolarit&eacute; les plus bas au pays. Pourtant, le Qu&eacute;bec est <a href="http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/100714/t100714a3-eng.htm" target="_hplink">parmi les derniers</a> en termes de fr&eacute;quentation universitaire.<br />
 <br />
En fait, dans tout le Canada, il n'y a aucune corr&eacute;lation significative entre les frais de scolarit&eacute; et la proportion des gens qui fr&eacute;quentent l'universit&eacute;. Certaines provinces qui ont les frais les plus &eacute;lev&eacute;s sont parmi les meilleurs au point de vue de la fr&eacute;quentation, certains sont au milieu; il n'y a simplement pas de lien entre les frais de scolarit&eacute; et l'accessibilit&eacute; des &eacute;tudes au Canada.<br />
 <br />
De plus, les provinces qui ont augment&eacute; leurs frais de scolarit&eacute; n'ont pas connu de baisse d'accessibilit&eacute; et leurs hausses &eacute;taient plus importantes. Car dans notre cas, m&ecirc;me en passant de <a href="http://www.mels.gouv.qc.ca/enseignementsuperieur/droitsscolarite/index_en.asp?page=cout" target="_hplink">2168 $ &agrave; 3793 $</a> par ann&eacute;e, les frais de scolarit&eacute; au Qu&eacute;bec seraient non seulement bien en de&ccedil;&agrave; de la moyenne canadienne, ils seraient &eacute;galement les troisi&egrave;mes plus bas, derri&egrave;re Terre-Neuve et le Manitoba. <br />
 <br />
Vu le contexte, il n'est d&eacute;finitivement pas exag&eacute;r&eacute; de cesser de gaspiller des fonds publics sur un gel des frais surtout que le syst&egrave;me actuel est beaucoup plus fond&eacute; sur l'in&eacute;galit&eacute; que le syst&egrave;me propos&eacute; par le gouvernement.<br />
 <br />
Puisqu'une <a href="http://www.feuq.qc.ca/IMG/pdf/1011_cau_sources_et_modes_web_vai_fr.pdf" target="_hplink">majorit&eacute;</a>  des &eacute;tudiants universitaires n'ont pas recours &agrave; des pr&ecirc;ts ou des bourses, maintenir des frais de scolarit&eacute; artificiellement trop bas profite donc majoritairement &agrave; ceux qui n'en ont pas besoin. C'est donc dans le syst&egrave;me pr&eacute;sentement en place qu'il y a de l'in&eacute;galit&eacute;, car la subvention des frais se fait mur-&agrave;-mur, plut&ocirc;t que de cibler pr&eacute;cis&eacute;ment ceux qui ont besoin d'assistance financi&egrave;re pour payer leurs &eacute;tudes. Hausser les frais de scolarit&eacute;, c'est de faire <a href="http://blogue.economistesquebecois.com/2012/03/05/une-hausse-des-frais-de-scolarite-profiterait-aux-etudiants-les-moins-fortunes/" target="_hplink">le choix de soci&eacute;t&eacute;</a> d'investir des dizaines de millions additionnels pour les pr&ecirc;ts et les bourses pour ceux qui proviennent de milieux moins nantis.<br />
 <br />
Quant &agrave; ceux qui protestent pour dire que c'est une privatisation de notre syst&egrave;me d'&eacute;ducation, il faut quand m&ecirc;me nuancer : plut&ocirc;t que de payer 87 % du co&ucirc;t total, le gouvernement (les contribuables) paiera maintenant <a href="http://www.mels.gouv.qc.ca/enseignementsuperieur/droitsscolarite/index_en.asp?page=cout" target="_hplink">83 % des frais</a>, ce qui est loin d'&ecirc;tre d&eacute;raisonnable. Finalement, par rapport &agrave; leurs affirmations que l'&eacute;ducation doit &ecirc;tre une priorit&eacute;, je suis en parfait accord et c'est pour cela que la hausse est n&eacute;cessaire : en ayant davantage d'investissements, nous pourrons avoir une qualit&eacute; sup&eacute;rieure d'&eacute;ducation postsecondaire.<br />
 <br />
Une chose que je dois leur conc&eacute;der, c'est comment le mouvement est en train de faire en sorte que les Qu&eacute;b&eacute;cois sortent de la bulle d'indiff&eacute;rence dans laquelle ils &eacute;taient entr&eacute;s par rapport &agrave; tout enjeu public. Cela ne peut &ecirc;tre qu'une bonne chose &eacute;tant donn&eacute; la tendance alarmante du faible taux de participation et du faible int&eacute;r&ecirc;t envers la politique que l'on observe. Cette indiff&eacute;rence chronique est ce qui, selon moi, est le plus mena&ccedil;ant pour le Qu&eacute;bec.<br />
 <br />
Avec la probabilit&eacute; d'une &eacute;lection provinciale imminente, il y aura des d&eacute;bats et des d&eacute;cisions d'importance capitale et si la population peut s'int&eacute;resser avec autant de vigueur aux enjeux beaucoup plus graves, ce sera b&eacute;n&eacute;fique pour tous. Cela dit, je crois que le mouvement de protestation des &eacute;tudiants devrait plut&ocirc;t &ecirc;tre dirig&eacute; vers quelque chose de r&eacute;ellement inqui&eacute;tant pour l'avenir, par exemple notre dette record qui va co&ucirc;ter bien plus cher aux &eacute;tudiants que la hausse elle-m&ecirc;me.<br />
 <br />
Alors au bout du compte, les motivations du mouvement sont nobles, mais mal fond&eacute;es, ou &agrave; tout le moins fortement biais&eacute;es par l'id&eacute;ologie. C'est cela qui est beaucoup plus effrayant, soit que la grande r&eacute;sistance au changement que certains observateurs affirmaient &ecirc;tre inn&eacute;e dans la soci&eacute;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise pourrait s'av&eacute;rer en fait absolument et ind&eacute;niablement r&eacute;elle.<br />
 <br />
Ce changement est tr&egrave;s mineur en comparaison &agrave; ce qui devra &ecirc;tre fait t&ocirc;t ou tard pour attaquer la dette faramineuse, le fardeau fiscal &eacute;norme, les d&eacute;fis d&eacute;mographiques dans les co&ucirc;ts de la sant&eacute;, le taux de d&eacute;crochage &eacute;lev&eacute;, la pi&egrave;tre performance &eacute;conomique, les faibles investissements priv&eacute;s, les r&eacute;gimes de pensions, et le co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; des programmes sociaux et des subventions, etc.<br />
 <br />
Le fait qu'il y ait autant de mobilisation et d'hostilit&eacute;s pour contrer ce changement est un signal clair que toutes r&eacute;formes qui devront in&eacute;vitablement &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es, autant par le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral que provincial, sur quelques sujets que ce soit vont faire face &agrave; une opposition f&eacute;roce de la part des nombreux d&eacute;fendeurs du statu quo.<br />
]]></content>
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    <title>Quebecers: Wrong on Tuition, But Not Laissez-Faire</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.huffingtonpost.ca/andrew-damours/quebec-protest_b_1375138.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1375138</id>
    <published>2012-03-23T13:42:22-04:00</published>
    <updated>2012-05-23T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Around two hundred thousand Quebec students were out in the streets of Montreal protesting tuition hikes Thursday. Their claims are unfounded, or at the very least misguided -- but one thing I must concede is how this movement is getting Quebeckers out of their bubble of indifference relating to public affairs.]]></summary>
    <author>
        <name>Andrew D'Amours</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/andrew-damours/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/andrew-damours/"><![CDATA[As you might have heard, approximately <a href="http://www.google.ca/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=1&amp;ved=0CCUQFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.ca%2F2012%2F03%2F22%2Fquebec-student-strike-2012_n_1371844.html&amp;ei=Y45sT7GyF6bh0QG54OTyBg&amp;usg=AFQjCNGLIyBxWsqHv23PUFV4fUPRFSqphQ" target="_hplink">200, 000 Quebec students</a> were out in the streets of Montreal protesting tuition hikes Thursday. This issue has been all over the Quebec media for the past weeks and has sharply divided public opinion. Although personally I am in favour of the proposed raise of tuition fees, I am much more concerned about what this movement has exposed, not just about this issue specifically but in a broader sense. I'll get to that right after putting these increases into perspective.<br />
<br />
So first of all, let's put one myth to rest right away: Hiking those tuition fees will <a href="http://www.iedm.org/3263-montreal-economist-finds-no-direct-link-between-tuition-fees-and-enrolment-in-canadian-universities-despite-quebecs-10-year" target="_hplink">not affect</a> accessibility, especially not for the less fortunate despite what the anti-hike movement wants the population to believe. Their main argument is that going from <a href="http://www.mels.gouv.qc.ca/enseignementsuperieur/droitsscolarite/index_en.asp?page=cout" target="_hplink">$2168 to $3793</a> per year will keep students from more modest backgrounds from going to university. <br />
<br />
In reality, if a tuition freeze (like Quebec has had for about 20 years) was the solution to helping students from less privileged backgrounds get into university, the province would rank as the best in Canada in university enrollment, since Quebec has the lowest tuition fees in the country right? In reality, it doesn't: Quebec ranks near the <a href="http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/100714/t100714a3-eng.htm" target="_hplink">bottom of the pack</a> in university attendance relative to total population. <br />
<br />
In fact, across the country, there is no significant correlation between tuition fees and the percentage of people who attend university. Some provinces that have the highest fees rank near the highest, some near the middle; there simply is no link between tuition fees and accessibility of higher studies in Canada. <br />
<br />
Also, historically, provinces that have hiked their fees did not see a decrease in accessibility, and their hikes were even more important: even at $3793, the annual tuition fees in Quebec would not only still be way below the Canadian average, they would be the third lowest, <a href="http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/110916/t110916b1-eng.htm" target="_hplink">behind only Newfoundland and Manitoba</a>.<br />
<br />
Given that context, it is definitely not exaggerated to stop wasting money on the tuition freeze as in fact the current system promotes inequality much more than the changes proposed by the government. <br />
<br />
Since the majority of university students do not currently need <a href="http://www.feuq.qc.ca/IMG/pdf/1011_cau_sources_et_modes_web_vai_fr.pdf" target="_hplink">financial aid programs</a> and that artificially maintaining low tuition fees subsidises mostly students from the middle-class and above, it is unfair to those who really need the taxpayers' help to pay their studies: the <a href="http://blogue.economistesquebecois.com/2012/03/05/une-hausse-des-frais-de-scolarite-profiterait-aux-etudiants-les-moins-fortunes/" target="_hplink">lower income students</a>. Helping them is just what the tuition hike proposes to do, inject tens of millions more into student loans and financial aid for those who really need it, instead of a massive subsidy for all, as is the case currently. <br />
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Even worse, some are decrying that this is a privatizing of our education system. Actually, instead of paying for 87 per cent of the total cost, government (taxpayers) will now only pay <a href="http://www.mels.gouv.qc.ca/enseignementsuperieur/droitsscolarite/index_en.asp?page=cout" target="_hplink">83 per cent</a>. That is still pretty far from being unreasonable. They are also protesting by saying education has to be a priority. That is absolutely true, and that is the reason the tuition boost is necessary: to have more money to invest in the quality of Quebec's post-secondary education. <br />
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So basically, their claims are unfounded, or at the very least misguided. One thing I must concede is how this movement is succeeding in getting Quebeckers to come out of the bubble of indifference they have gotten into relating to public affairs. That can only be a good thing given the alarming trend of low turnout and low interest in politics at any level. That chronic indifference is, in my opinion, what is most threatening for the province and for the whole country. <br />
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With major decisions and debates coming up and heading into an important provincial election, if the general population takes the same interest in some of the other more serious issues, it will only be beneficial to all in the long term. That being said, I am very adamant that the movement of protest should be redirected towards something more worrisome like the record debt that will actually cost all students way more than the hike itself.<br />
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What <em>is</em> frightening is the innate resistance to change associated colloquially with Quebec society might actually be absolutely and undeniably true. This proposed change is very minor compared to everything else that will have to be tackled sooner or later to fix Quebec's ever-growing debt, very high taxes, demographic challenges in healthcare costs, alarming high-school dropout rates, poor economic performance, low private investments, high-cost generous social programs and subsidies, etc. <br />
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The fact that there is so much outrage and so much hostility coming out of this warns that any reform that affects Quebec that will inevitably have to be considered by either the federal or provincial government on any subject will meet fierce opposition by the proponents of the status quo.]]></content>
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