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  <title>Alexandre Dumas</title>
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  <updated>2013-05-22T05:36:26-04:00</updated>
  <author>
    <name>Alexandre Dumas</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Alexandre Dumas</subtitle>
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    <title>Douze semaines pour en arriver là!</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1492096</id>
    <published>2012-05-07T00:00:44-04:00</published>
    <updated>2012-07-06T05:12:07-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Qu'arrive-t-il en décembre 2012 si, dans le cadre des travaux de ce conseil provisoire, on ne réussit pas à réinjecter dans la réduction des frais afférents et dans les services aux étudiants, les dollars prétendument consacrés aux mauvaises pratiques administratives présumées du milieu universitaire? J'ose à peine l'imaginer.]]></summary>
    <author>
        <name>Alexandre Dumas</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/alexandre-dumas/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/alexandre-dumas/"><![CDATA[Je suis habit&eacute; par une dr&ocirc;le d'impression aujourd'hui, en constatant, ne serait-ce que de fa&ccedil;on fragmentaire, la nature de l'entente intervenue entre les associations d'&eacute;tudiants et le gouvernement du Qu&eacute;bec; l'aboutissement symptomatique de douze semaines de conflit et de boycottage qui m'apparaissent aujourd'hui comme une simple fin de r&eacute;cr&eacute;ation.<br />
<br />
Cette dr&ocirc;le d'impression me rappelle, ironiquement, cette tristement c&eacute;l&egrave;bre signature, en ao&ucirc;t 1990, d'une tout aussi dr&ocirc;le de tr&ecirc;ve qu'avaient paraph&eacute;e les autorit&eacute;s civiles, le ministre des Affaires autochtones du temps, John Ciaccia en t&ecirc;te, avec un jeune autochtone masqu&eacute;, pub&egrave;re de surcro&icirc;t, et pire encore, qui n'&eacute;tait m&ecirc;me pas encore majeur.  <br />
<br />
Se pourrait-il que les associations d'&eacute;tudiants et leurs leaders en soient arriv&eacute;s &agrave; jouer le jeu de la b&ecirc;te politique 101 en mettant fin au boycottage des cours sur la seule foi d'une entente qui ne comporte rien de plus que ce qu'on aurait pu accepter, de part et d'autre, en tout d&eacute;but de conflit qui, &agrave; tout prendre, n'en &eacute;tait peut-&ecirc;tre pas un en clair? Se pourrait-il aussi que nos &eacute;lites politiques aient &eacute;t&eacute; tent&eacute;es de r&eacute;cup&eacute;rer ce conflit pour se b&acirc;tir un capital de sympathie, &agrave; d&eacute;faut de dire jouer sur le terrain glissant de l'&eacute;lectoralisme de mauvais aloi? <br />
<br />
Encore eut-il fallu que les parties puissent faire montre d'un minimum de r&eacute;alisme et de souplesse plut&ocirc;t que de carburer &agrave; l'ent&ecirc;tement pu&eacute;ril qui ne m&egrave;ne qu'&agrave; des voies, c'est malheureusement classique, voire empirique, sans issue, pour ainsi dire &agrave; des culs-de-sac condamnables.<br />
<br />
C'est le constat d&eacute;solant qu'on peut faire, douze semaines plus tard, faut-il encore le r&eacute;p&eacute;ter, qui alimente cette dr&ocirc;le d'impression qui pourrait rapidement traduire &eacute;norm&eacute;ment d'amertume et de d&eacute;ception. Encore plus d&eacute;solant si l'on tient compte des impacts &eacute;conomiques n&eacute;fastes qu'ont engendr&eacute; ces perturbations sociales en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; publique notamment, comme en manque &agrave; gagner pour les petits commer&ccedil;ants du centre-ville qui ont vu leur achalandage baisser dramatiquement au jour le jour dans bien des cas.<br />
<br />
Douze semaines pour en arriver l&agrave;! &laquo;La hausse des droits de scolarit&eacute; de 1778$ sur sept ans est maintenue (254$ par ann&eacute;e ou 127$ par session). L'entente ne fait pas mention de ce sujet. Un conseil provisoire des universit&eacute;s sera cr&eacute;&eacute;. Il sera form&eacute; de six membres d&eacute;sign&eacute;s par la Conf&eacute;rence des recteurs, quatre repr&eacute;sentants &eacute;tudiants, quatre du milieu syndical, deux du patronat, un des c&eacute;geps et un du minist&egrave;re de l'&Eacute;ducation. La ministre d&eacute;signera le pr&eacute;sident.&raquo; Ce conseil provisoire aura pour mandat d'&eacute;valuer &laquo;les hypoth&egrave;ses d'utilisation optimale des ressources financi&egrave;res des universit&eacute;s&raquo; et de d&eacute;montrer &laquo;les &eacute;conomies r&eacute;currentes pouvant &ecirc;tre d&eacute;gag&eacute;es&raquo;.<br />
<br />
Qu'arrive-t-il en d&eacute;cembre 2012 si, dans le cadre des travaux de ce conseil provisoire, on ne r&eacute;ussit pas &agrave; r&eacute;injecter dans la r&eacute;duction des frais aff&eacute;rents et dans les services aux &eacute;tudiants, les dollars pr&eacute;tendument consacr&eacute;s aux mauvaises pratiques administratives pr&eacute;sum&eacute;es du milieu universitaire? J'ose &agrave; peine l'imaginer.<br />
<br />
J'esp&egrave;re tout au moins qu'on aura pendant ce temps renou&eacute;, d'un c&ocirc;t&eacute; comme de l'autre, avec les principes &eacute;l&eacute;mentaires de la n&eacute;gociation raisonn&eacute;e. Et qu'au surplus, nos dirigeants auront appris &agrave; composer un peu mieux avec la r&eacute;alit&eacute; parfois explosive de la mobilisation command&eacute;e par l'effet multiplicateur exponentiel des nouveaux m&eacute;dias dont on n'a visiblement pas tenu compte dans la lecture initiale des forces en pr&eacute;sence et dans l'&eacute;tablissement du rapport de force qui s'ensuit normalement.<br />
<br />
En r&eacute;sultante, nous ne pourrions que nous r&eacute;jouir du fait que cette mobilisation sans pr&eacute;c&eacute;dent aura eu comme premier effet de nous servir une dure et co&ucirc;teuse le&ccedil;on; d'un c&ocirc;t&eacute; comme de l'autre de la barricade, pour employer une expression consacr&eacute;e. Au risque d'&ecirc;tre tax&eacute; d'&ecirc;tre paternaliste, je me risque &agrave; clamer : fini le laxisme institutionnalis&eacute; de nos &eacute;lus; fini aussi l'attentisme qui nourrit le confort relatif dans lequel se vautrent trop souvent les g&eacute;n&eacute;rations montantes au pays de la facilit&eacute;, de la consommation compulsive, et de la b&ecirc;tise insidieusement envahissante de l'&egrave;re du 2.0.<br />
<br />
On peut l&eacute;gitimement, du point de vue du citoyen, contribuable de surcro&icirc;t, se poser la question sans faire preuve d'ostracisme envers qui que ce soit: douze semaines pour en arriver &agrave; &ccedil;a? Les parties en cause devront se draper d'humilit&eacute; avant de crier victoire.]]></content>
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    <title>Rien de gratuit dans la vie...même les droits de scolarité !</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1407307</id>
    <published>2012-04-06T09:00:00-04:00</published>
    <updated>2012-06-06T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Le Québec est redevenu une entité vibrante, grouillante, vivante et axée sur une piste dont les horizons demeurent malgré tout quelque peu embrouillés, en dépit des nombreux soubresauts qui peuvent secouer certains milieux de notre société remplie, pourtant, de belles promesses, de projets qui, tous,  peuvent être enthousiasmants...]]></summary>
    <author>
        <name>Alexandre Dumas</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/alexandre-dumas/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/alexandre-dumas/"><![CDATA[Comment ne pas se r&eacute;jouir du fait que la mobilisation &eacute;tudiante, et les autres engendr&eacute;es dans la foul&eacute;e, viennent secouer une profonde apathie dont le Qu&eacute;bec tout entier &eacute;tait drap&eacute; jusqu'ici. Force est de constater que cela engendre une prise de conscience sociale dont n'importe quel d&eacute;mocrate ne peut que se r&eacute;jouir en ces temps de morosit&eacute;, de Qu&eacute;bec sans trop de relief, et de quasi torpeur nationale.<br />
 <br />
Le Qu&eacute;bec est redevenu une entit&eacute; vibrante, grouillante, vivante et ax&eacute;e sur une piste dont les horizons demeurent malgr&eacute; tout quelque peu embrouill&eacute;s, en d&eacute;pit des nombreux soubresauts qui peuvent secouer certains milieux de notre soci&eacute;t&eacute; remplie, pourtant, de belles promesses, de projets qui, tous,  peuvent &ecirc;tre enthousiasmants, et de nombreuses vell&eacute;it&eacute;s de d&eacute;veloppement, de croissance et de r&eacute;ussite collective.<br />
<br />
Or, il aura fallu cet &eacute;veil grouillant de la classe &eacute;tudiante, notre g&eacute;n&eacute;ration montante, pour nous renvoyer en plein visage, presque brutalement, le reflet d'un laxisme certain de nos leaders et dirigeants qui, peu importe les all&eacute;geances et ob&eacute;diences politiques, sont demeur&eacute;s outrageusement passifs face au probl&egrave;me du sous financement chronique de nos universit&eacute;s depuis au moins 20 ans: pour des motivations visiblement &eacute;lectoralistes, &agrave; premi&egrave;re vue tout au moins. Et ce triste constat ne tol&egrave;re pas le contraire. Le r&eacute;cent engagement mitig&eacute; de madame Marois du Parti Qu&eacute;b&eacute;cois t&eacute;moigne grandement de cet int&eacute;r&ecirc;t calculateur qui se con&ccedil;oit &agrave; coup de votes en devenir. <br />
<br />
Pr&eacute;tendre faire bon droit aux revendications des &eacute;tudiants sur le gel des frais de scolarit&eacute;, pour ensuite pr&eacute;tendre vouloir les rajuster dans une moindre mesure : quel sophisme, quel euph&eacute;misme, pour ne pas dire quel mensonge. Soit dit avec tout le respect dont je peux &ecirc;tre capable ! Si cela n'est pas de l'&eacute;lectoralisme de mauvais aloi ; c'est quoi au juste?<br />
<br />
S'il eut &eacute;t&eacute; sage au fil des vingt derni&egrave;res ann&eacute;es d'indexer les budgets allou&eacute;s &agrave; nos universit&eacute;s comme nos coll&egrave;ges, on en serait peut-&ecirc;tre pas l&agrave; aujourd'hui, alors que les positions visiblement irr&eacute;conciliables du noyau dur du monde &eacute;tudiant se heurtent &agrave; des portes r&eacute;solument closes chez nos leaders politiques du moins, en mati&egrave;re de gratuit&eacute;. O&ugrave; &eacute;taient donc nos leaders politiques, il y a 5, 10, 15 et 20 ans ? Confortablement, peut-&ecirc;tre trop install&eacute;s dans les loges du pouvoir et de l'illusion de la richesse collective.<br />
<br />
Rien n'est gratuit dans notre soci&eacute;t&eacute; capitaliste, nord-am&eacute;ricaine, m&ecirc;me dans l'ensemble du monde occidental ; qualifiez la comme vous voudrez. &Agrave; tort ou &agrave; raison, tout a un prix ! Malheureusement. Et l'&eacute;ducation n'&eacute;chappe pas &agrave; cette implacable r&eacute;alit&eacute; du 21e si&egrave;cle o&ugrave; tout se marchande, se troque, se n&eacute;gocie, s'&eacute;change. Encore faut-il le faire dans le respect de la capacit&eacute; de payer de chacun et dans la recherche d'un &eacute;quilibre fiscal, social et politique.<br />
<br />
Il en va de m&ecirc;me pour la sant&eacute;, m&ecirc;me si les t&eacute;nors de la sc&egrave;ne politique, quels qu'ils soient, te targuent de g&eacute;rer et maintenir des services qu'on dit tax&eacute;s au fer de la gratuit&eacute;. Une gratuit&eacute; d'apparat ! Et, nous pouvons en prendre pour preuve le d&eacute;sengagement progressif, et insidieux, auquel nous assistons dans la vaste monde de la sant&eacute; : m&eacute;decins, gestionnaires, assureurs en soins de sant&eacute;, pharmaceutiques etc...etc.<br />
Et notre ministre de la Sant&eacute; pousse m&ecirc;me l'audace, pour ne pas dire l'ind&eacute;cence, jusqu'&egrave;a pr&eacute;tendre que l'&Eacute;tat r&eacute;investit dans la sant&eacute;. Illusion, alors que ce ne sont que les augmentations multiples de co&ucirc;ts de syst&egrave;me qui sont ainsi &eacute;pong&eacute;s. R&eacute;sultat : la facture des contribuables continue de gonfler jusqu'&agrave; l'ob&eacute;sit&eacute; morbide cependant qu'&agrave; l'inverse, les services aux patients ne cessent de perdre du poids dans le d&eacute;dale des saupoudrages budg&eacute;taires.<br />
<br />
C'est probablement le terrible constat de la fin d'un &eacute;poque, d'un mod&egrave;le, d'une philosophie sociale : celui de l'&Eacute;tat providence dans les bras duquel on s'est trop longtemps berc&eacute;, dans la foul&eacute;e d'une r&eacute;volution tranquille n&eacute;cessaire, mais dont les pr&eacute;ceptes ne correspondent visiblement plus &agrave; l'ing&eacute;nierie de la r&eacute;alit&eacute; socio-politico-fiscale qui guide notre &eacute;poque. <br />
<br />
S'il faut investir plus en &eacute;ducation, au nom de l'am&eacute;lioration de notre avenir national, il faut investir ensemble. Et ensemble, cela signifie, institutions, entreprises, contribuables et &eacute;tudiants. Les &eacute;tudiants doivent aussi r&eacute;aliser  qu'ils investissent d'abord et avant tout dans leur propre avenir ; personnel comme collectif. Certes, cela fait mal sans aucun doute au budget personnel. Cela fait mal d'autant plus au budget des familles dont, globalement, le revenu familial m&eacute;dian en 2011 &eacute;tait de 58 535.00 $, apr&egrave;s imp&ocirc;ts. &Ccedil;a fait mal &agrave; tout le monde en somme ! &Ccedil;a fait mal &agrave; la soci&eacute;t&eacute;.<br />
<br />
L'avenir se b&acirc;tit &agrave; coup de sacrifices...personnels comme collectifs ! C'est une loi immuable de la nature. Cessons de se bercer d'illusion : tout a un prix !<br />
<br />
La classe estudiantine doit comprendre que c'est par la voie de la n&eacute;gociation raisonn&eacute;e et non par la guerre id&eacute;ologique qu'elle pourra r&eacute;ussir &agrave; se faire des alli&eacute;s, &agrave; contrer les impacts souvent disproportionn&eacute;s, &agrave; marquer des points dans la bataille. Mais, la bataille ne signifie pas n&eacute;cessairement la guerre. De la m&ecirc;me mani&egrave;re, un repli strat&eacute;gique ne signifie pas la perte du combat. Il permet de marquer des jalons ! L'histoire nous en donne des exemples aussi multiples qu'&eacute;loquents. Bref ; l'id&eacute;ologie doit faire place au r&eacute;alisme et au pragmatisme. Le temps d'une tr&ecirc;ve est arriv&eacute;. L'heure des comptes aussi. <br />
<br />
Il serait grand temps de prendre rendez-vous avec la lucidit&eacute;, sans pour autant emprunter quoi que ce soit aux options des controvers&eacute;s lucides de monsieur Bouchard. C'est le temps de prendre une option sur le gros bon sens. C'est, de toute &eacute;vidence, la seule voie &agrave; la r&eacute;solution du conflit et &agrave; la minimisation des pertes de guerre. La logique doit triompher de l'impudence et de l'ang&eacute;lisme, m&ecirc;me si cela fait mal.<br />
<br />
Il y a urgence d'agir, car, au del&agrave; de l'indiff&eacute;rence, au-del&agrave; des sympathies et de la compassion bien l&eacute;gitimes qu'on peut avoir pour la cause, un grand pi&egrave;ge se profile ; celui de <strong><u>voir la d&eacute;marche se diriger nulle part</u></strong>. Une lutte sans lendemains n'a aucune raison d'&ecirc;tre.<br />
<br />
Car, il faut bien l'admettre, &agrave; moins de nier la r&eacute;alit&eacute; : rien n'est vraiment gratuit de nos jours !<br />
]]></content>
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    <title>La police des polices</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1319334</id>
    <published>2012-03-04T09:00:24-05:00</published>
    <updated>2012-05-04T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Répression policière, bavure policière, profilage racial, brutalité policière, conspiration du silence, omerta: décidément la litanie est longue, tout y passe lorsqu'il s'agit d'enquêter de façon indépendante, sur les événements à l'issue desquels un civil est blessé ou tué. La commission parlementaire qui entend toutes les parties intéressées par le projet de loi 46 du Ministre de la sécurité publique n'a pas fini de nous en fournir la démonstration quasi empirique.

On demande aux policiers de protéger, d'intervenir, mais de ne jamais faire d'omelette, même s'ils marchent constamment sur des œufs.]]></summary>
    <author>
        <name>Alexandre Dumas</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/alexandre-dumas/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/alexandre-dumas/"><![CDATA[R&eacute;pression polici&egrave;re, bavure polici&egrave;re, profilage racial, brutalit&eacute; polici&egrave;re, conspiration du silence, omerta: d&eacute;cid&eacute;ment la litanie est longue, tout y passe lorsqu'il s'agit d'enqu&ecirc;ter de fa&ccedil;on ind&eacute;pendante, sur les &eacute;v&eacute;nements &agrave; l'issue desquels un civil est bless&eacute; ou tu&eacute;. La commission parlementaire qui entend toutes les parties int&eacute;ress&eacute;es par le projet de loi 46 du Ministre de la s&eacute;curit&eacute; publique n'a pas fini de nous en fournir la d&eacute;monstration quasi empirique.<br />
<br />
Il est bien louable, certes, de monter aux barricades lorsqu'au c&oelig;ur de ces &eacute;v&eacute;nements tragiques, les cas mettent en relief la notion de risque qui est pourtant intrins&egrave;que &agrave; toute intervention polici&egrave;re. C'est la nature m&ecirc;me des choses. On n'a pas fini d'entendre toutes les supputations d'usage, toutes les hypoth&egrave;ses, les conneries aussi; des propositions parfois fantaisistes, irr&eacute;alistes, carr&eacute;ment utopiques. C'est probablement le prix &agrave; payer pour l'exercice de la d&eacute;mocratie. C'est aussi le prix, &agrave; l'inverse, que la soci&eacute;t&eacute; doit acquitter quand on parle de devoir assumer la notion du risque dans une communaut&eacute; qui a d&eacute;cid&eacute;, au nom de la loi et de l'ordre, de se doter d'un bras policier; et arm&eacute; de surcro&icirc;t. Certains diront que les c&eacute;l&egrave;bres &laquo;bobbies&raquo; de Londres, au Royaume d'&Eacute;lizabeth, ne sont pas arm&eacute;s et qu'on y fait pourtant r&eacute;gner la paix. En apparence du moins. Oui, on est loin du Londres m&eacute;di&eacute;val, de l'&eacute;poque des Stuarts, des Tudors et des autres du m&ecirc;me acabit.<br />
<br />
Mais encore faut-il savoir que la Londres moderne h&eacute;rite d'une histoire, de valeurs sociales de fairplay, d'un sens civique typique aux  Anglo-saxons qui n'ont aucune mesure avec la moralit&eacute; publique qu&eacute;b&eacute;coise ou nord-am&eacute;ricaine. Faut-il rappeler que plusieurs unit&eacute;s sp&eacute;ciales de policiers londoniens sont arm&eacute;es, et lourdement arm&eacute;es; surtout lorsque plane la menace terroriste. Ironie du sort, un innocent vendeur de journaux, en 2009, Ian Thomlinson, lors de manifestations contre la tenue du G20, a perdu tragiquement la vie apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; quelque peu tabass&eacute; par un &laquo;gentil bobby&raquo;. <br />
<br />
Quand l'usage de la force l'exige: les gentils il&ocirc;tiers se transforment rapidement en troupes de choc. Ah oui, les &laquo;bobbies&raquo; sont aimables : ils parlent aux touristes, ils sourient et se laissent m&ecirc;me photographier. &Agrave; Montr&eacute;al, nos agents de la paix, m&ecirc;me arm&eacute;s, parlent aussi aux touristes, renseignent le visiteur de passage, participent aux marches populaires, &agrave; pied ou &agrave; cheval, font des &laquo;bye bye&raquo; aux enfants dans les parcs depuis qu'on les dit communautaires.<br />
<br />
Malheureusement, ils n'apportent pas encore le petit d&eacute;jeuner, le bacon et les &oelig;ufs au plat, aux sujets en mal de sensations fortes, aux psychiatris&eacute;s &laquo;d&eacute;sinstitutionnalis&eacute;s&raquo; et en d&eacute;tresse, aux braqueurs de toute sorte, aux agresseurs arm&eacute;s, aux d&eacute;prim&eacute;s mena&ccedil;ants et aux criminels en puissance. &raquo;<br />
<br />
Quelle hypocrisie collective ou encore quelle folle n&eacute;gation de la r&eacute;alit&eacute; que celles qui semblent commander les t&eacute;nors de l'ang&eacute;lisme social. On demande aux policiers de prot&eacute;ger, d'intervenir, mais de ne jamais faire d'omelette, m&ecirc;me s'ils marchent constamment sur des &oelig;ufs.<br />
<br />
Que les g&eacute;rants d'estrade se rassurent: oui, il faut encadrer l'action polici&egrave;re, se pr&eacute;munir contre les d&eacute;bordements policiers, se doter de r&egrave;gles claires de gestion en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; publique. Oui, il faut tirer au clair les zones d'ombres qui ne devraient pas tol&eacute;rer le laxisme, la complaisance ou la complicit&eacute; avec l'institution polici&egrave;re.<br />
<br />
Tout en d&eacute;plorant avec la derni&egrave;re des &eacute;nergies les inutiles morts d'hommes; je ne peux, pour en avoir &eacute;t&eacute; t&eacute;moin en quelques occasions dans ma carri&egrave;re de reporter aux affaires criminelles, malheureusement, que constater qu'il arrive dans la grande majorit&eacute; des cas que les pauvres victimes ont &eacute;t&eacute; les artisans de leur propre malheur. Je n'ai jamais rencontr&eacute;, pour en conna&icirc;tre quelques-uns, de policiers qui se sont f&eacute;licit&eacute;s d'avoir abattu un homme. Tous tra&icirc;nent ce cauchemar jusqu'&agrave; la fin de leur vie. Certains sont incapables d'en tol&eacute;rer le simple souvenir. Certains se sont m&ecirc;me enlev&eacute; la vie.<br />
<br />
<strong>La police des polices<br />
</strong>  <br />
Qui d'autres que des gens rompus aux enqu&ecirc;tes peuvent donc enqu&ecirc;ter sur les op&eacute;rations polici&egrave;res qui d&eacute;rapent? &Agrave; en juger certaines propositions de certains &eacute;lus en mal de quelques minutes de gloire aussi fugace qu'inopportune, on croirait qu'on est sur le point d'assister &agrave; la mise en candidature de La Ligue du Sacr&eacute;-C&oelig;ur ou des Dames de Ste-Anne; ces sempiternels garants de la moralit&eacute; publique! Ce qui me d&eacute;sole le plus dans tout cela, c'est que j'ironise &agrave; peine.<br />
<br />
S'il faut en croire certains, ce serait peut-&ecirc;tre l&agrave; l'unique avenue &agrave; emprunter pour se pr&eacute;munir contre tout risque de collusion. On vogue visiblement au gr&eacute; de nos &eacute;tats d'&acirc;me collectifs. Les hommes et les femmes seraient-ils &agrave; ce point corrompus qu'on ne peut plus se payer le luxe de faire confiance &agrave; nos propres mandataires? La m&eacute;moire collective nous fait cruellement d&eacute;faut. On a aboli au tournant des ann&eacute;es 80 ce qui fut la Commission de police du Qu&eacute;bec : une structure avec ses vices et ses vertus, pr&eacute;sid&eacute;e par un juge et compos&eacute;e d'avocats, de criminologues, de repr&eacute;sentants de la soci&eacute;t&eacute; civile, d'enqu&ecirc;teurs &agrave; la retraite et de professionnels. Un organisme ind&eacute;pendant du pouvoir policier, du pouvoir politique (en principe); un organisme que les milieux policiers ont honni, que les citoyens ont souvent d&eacute;nigr&eacute; et que les journalistes ont scrut&eacute; &agrave; qui mieux mieux sans y trouver trop &agrave; redire.<br />
<br />
Pourquoi donc ne pas ramener cette Commission de police. L'ex-criminologue et feu ministre p&eacute;quiste Guy Tardif qui a &eacute;t&eacute; l'auteur d'un ouvrage reconnu et intitul&eacute; &laquo;Police et politique&raquo;, a lanc&eacute;, &agrave; l'&eacute;poque, une citation de son cr&ucirc; devenue tristement c&eacute;l&egrave;bre aux yeux de plusieurs : &laquo; les politiciens passent, et la police reste. &raquo;<br />
<br />
Oui, la police reste. On risque d'en parler encore bien longtemps.<br />
]]></content>
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    <title>Donnez-moi de l'oxygène!</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1248057</id>
    <published>2012-02-10T10:30:00-05:00</published>
    <updated>2012-04-11T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Voilà une fois de plus que les «mini-penseurs» de la STM en «maxi manteaux» de prétention, adeptes de la moulinette en tête, s'apprêteraient à nous rabâcher les oreilles avec de grandes, savantes et créatives arabesques administratives pour mettre la table à l'introduction éventuelle de péages aux portes d'accès à Montréal.]]></summary>
    <author>
        <name>Alexandre Dumas</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/alexandre-dumas/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/alexandre-dumas/"><![CDATA[Il n'y a pas que Diane Dufresne qui pourra s'&eacute;gosiller encore avec cette chanson culte du r&eacute;pertoire francophone: les contribuables de la classe moyenne, et les autres aussi, risquent fort de l'entonner &agrave; leur tour, &agrave; contrecoeur cependant, dans les prochains mois. Le &laquo;cochon de payeur&raquo; qu&eacute;b&eacute;cois (le plus tax&eacute; des contribuables en Am&eacute;rique du Nord) pourrait bien &ecirc;tre sacrifi&eacute; une fois de plus sur l'autel du sacro-saint r&eacute;gime fiscal qu&eacute;b&eacute;cois. Une fois de trop, devrais-je dire!<br />
<br />
Faut-il &ecirc;tre &agrave; ce point d&eacute;connect&eacute; de la r&eacute;alit&eacute; &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; de transport de Montr&eacute;al, la STM, pour oser vouloir accoucher de brillantes recommandations pr&ocirc;nant l'ajout de taxes et de p&eacute;ages visant &agrave; permettre dans un avenir qu'on devine rapproch&eacute;, l'acc&egrave;s &agrave; cette m&eacute;tropole, dont les chantres les plus ardents, en apparence du moins, sont devenus bien malgr&eacute; eux les plus ardents promoteurs du &laquo;450&raquo;, la banlieue tant d&eacute;cri&eacute;e.<br />
<br />
Voil&agrave; une fois de plus que les &laquo;mini-penseurs&raquo; de la STM en &laquo;maxi manteaux&raquo; de pr&eacute;tention, adeptes de la moulinette en t&ecirc;te, s'appr&ecirc;teraient &agrave; nous rab&acirc;cher les oreilles avec de grandes, savantes et cr&eacute;atives arabesques administratives pour mettre la table &agrave; l'introduction &eacute;ventuelle de p&eacute;ages aux portes d'acc&egrave;s &agrave; Montr&eacute;al, en ajoutant en prime, une surtaxe sur l'essence pour financer le transport en commun. <br />
<br />
C'est le sens d'un<a href="http://www.stm.info/en-bref/Memoire_%20consul_prebudgetaires_2012-2013.pdf" target="_hplink"> m&eacute;moire pr&eacute;sent&eacute; en janvier au ministre des Finances du Qu&eacute;bec </a>dans le cadre de ses consultations pr&eacute; budg&eacute;taires. On nous donnera, en contrepartie, l'exemple de Londres en Angleterre, o&ugrave; l'on exige un droit unique de 8 livres, soit un peu plus de 12 dollars canadiens, pour acc&eacute;der au centre-ville. C'est comme comparer pernicieusement un mouchoir de poche &agrave; un drap de lit.<br />
<br />
Parlant de m&eacute;moire au fait, celle des administrateurs de la STM semble leur faire cruellement d&eacute;faut. Faut-il se rappeler que d&egrave;s 1978, monsieur Parizeau, alors ministre des Finances, instaurait la taxe ascenseur sur l'essence; une taxe qui devait &ecirc;tre strictement temporaire, comme l'imp&ocirc;t des particuliers impos&eacute; par le gouvernement de Mackenzie King. Il n'y a rien de plus permanent que le temporaire au Qu&eacute;bec! Donnez-moi de l'oxyg&egrave;ne! <br />
<br />
Et la surtaxe de 1 cent le litre en vigueur depuis le 1er janvier 2012 pour les seuls coffres de Montr&eacute;al, &ccedil;a sert &agrave; quoi? Et la majoration des droits sur le permis de conduire des automobilistes de Montr&eacute;al des derni&egrave;res ann&eacute;es, &ccedil;a sert &agrave; quoi? Et tout le reste aussi, &ccedil;a sert &agrave; quoi? Donnez-moi de l'oxyg&egrave;ne! <br />
<br />
Visiblement, Montr&eacute;al se dirige vers une ghetto&iuml;sation d'office qui fera fuir encore plus les masses de banlieusards, les consommateurs et les clients qui ne sont pas captifs du tissu commercial montr&eacute;alais, les touristes d'un jour ou de courts s&eacute;jours. <br />
<br />
Montr&eacute;al : ville fant&ocirc;me. Il ne faudrait surtout pas trop conjurer le sort apr&egrave;s tout.<br />
<br />
Et tout cela survient au moment o&ugrave; le Qu&eacute;bec vient de perdre 25 700 emplois en d&eacute;cembre 2011, au moment m&ecirc;me o&ugrave; MABE Canada <a href="http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201201/26/01-4489736-mabe-ferme-son-usine-de-montreal-740-emplois-perdus.php" target="_hplink">annonce un mois plus tard</a> qu'elle fermera son usine de fabrication de s&eacute;cheuses dans l'est de Montr&eacute;al en 2014, lan&ccedil;ant au ch&ocirc;mage pas moins de 740 travailleurs, au moment o&ugrave; le Qu&eacute;bec croule sous une dette sans cesse croissante d'un peu plus de 160 milliards de dollars; l'&eacute;quivalant de 50% de son produit int&eacute;rieur brut (PIB). <br />
<br />
Par ailleurs, si l'on se fie aux &eacute;tudes de l'Institut &eacute;conomique de Montr&eacute;al, le poids de la dette engraissera sur un horizon de 5 ans de 11,3 milliards de dollars par ann&eacute;e -- l'&eacute;quivalent de 31 millions de dollars par jour ou de 21 532 dollars par minute.<br />
<br />
&laquo;Emmenez-en des paiements&raquo;, comme dirait un de mes amis comptable et redresseur d'entreprises qui se r&eacute;jouit souvent que plusieurs entreprises soient accul&eacute;es &agrave; la faillite. &laquo;C'est bon pour mon business&raquo;, dit-il d'un air b&eacute;at, &agrave; peine contrit!<br />
<br />
Et s'il fallait prendre en compte la dette d'Hydro-Qu&eacute;bec, celle des municipalit&eacute;s, des soci&eacute;t&eacute;s d'&Eacute;tat, cette dette-l&agrave; grimperait &agrave; 219 milliards de dollars. Et sans compter, pire encore, la dette du Canada qui frise les 800 milliards de dollars. Donnez-moi de l'oxyg&egrave;ne...merde!<br />
<br />
Faut-il en plus s'&eacute;mouvoir que la publicit&eacute; de grands cabinets de comptables tonitrue &agrave; la radio les vertus de leur mandat de syndic de faillite, appelant les consommateurs &agrave; faire appel &agrave; leurs services? &Agrave; des tarifs &eacute;tablis par la Loi, de surcro&icirc;t.<br />
<br />
Et, au rythme o&ugrave; progressent l'app&eacute;tit des pouvoirs publics et leur effr&eacute;n&eacute;e fr&eacute;n&eacute;sie fiscale, il faudra peut-&ecirc;tre envisager faire appel, concurrence oblige, au syst&egrave;me de Brault &amp; Martineau pour les prochaines g&eacute;n&eacute;rations : &laquo;50 ans de beaux paiements mensuels sans int&eacute;r&ecirc;t&raquo;... &laquo;Pis en plus, ils paient les taxes!&raquo; J'ironise &agrave; peine. <br />
<br />
Donnez-moi de l'oxyg&egrave;ne...Grand Dieu! <br />
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