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  <title>Maripier Isabelle</title>
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  <updated>2013-05-23T04:44:04-04:00</updated>
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    <name>Maripier Isabelle</name>
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  <rights>Copyright 2008, HuffingtonPost.com, Inc.</rights>
  <subtitle>HuffingtonPost Blogger Feed for Maripier Isabelle</subtitle>
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    <title>Dans les coulisses d'une course au leadership</title>
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    <published>2013-03-18T12:40:53-04:00</published>
    <updated>2013-05-18T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[J'étais en coulisse avant leur arrivée. Les orteils bleus et le bout du nez rougi par le froid inhérent à tout bon endroit typiquement dédié à accueillir les hockeyeurs du quartier, prêts à se prêter à un match bien différent de celui que nous avons vécu ce week-end. Reste que dans les deux cas, la notion d'esprit d'équipe est d'une importance cruciale... Même si on a parfois envie de cuisiner l'ailier qui n'a pas su envoyer la rondelle où on l'aurait voulu...]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
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    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[J'&eacute;tais en coulisse avant leur arriv&eacute;e. Les orteils bleus et le bout du nez rougi par le froid inh&eacute;rent &agrave; tout bon endroit typiquement d&eacute;di&eacute; &agrave; accueillir les hockeyeurs du quartier, pr&ecirc;ts &agrave; se pr&ecirc;ter &agrave; un match bien diff&eacute;rent de celui que nous avons v&eacute;cu ce week-end. Reste que dans les deux cas, la notion d'esprit d'&eacute;quipe est d'une importance cruciale... M&ecirc;me si on a parfois envie de cuisiner l'ailier qui n'a pas su envoyer la rondelle o&ugrave; on l'aurait voulu...<br />
<br />
Ambiance assez glaciale. Gradins vides. Tapis gris sur surface encore gel&eacute;e. L'&eacute;cho de talons hauts qui mart&egrave;le le plancher de ciment dans le corridor. <br />
<br />
Rien d'&eacute;lectrisant. Si ce n'est des centaines de fils enroul&eacute;s pr&egrave;s de projecteurs encore &eacute;teints.<br />
<br />
On nous annon&ccedil;ait un d&eacute;nouement sans tambour ni trompette. Une fin de course &agrave; l'image de cet ar&eacute;na tout en silence et en teintes de gris. <br />
<br />
Et ils sont arriv&eacute;s. <br />
<br />
Deux plateaux de t&eacute;l&eacute;vision pour couvrir l'&eacute;v&eacute;nement en direct. <br />
<br />
Trois visages. Trois hommes qui ont l'exp&eacute;rience de la politique, l'exp&eacute;rience de la vie publique, l'exp&eacute;rience de ses hauts et de ses bas. Trois hommes qui ont donn&eacute; tout ce qu'ils ont au cours d'une course au leadership de six mois... Six mois, c'est long... M&ecirc;me quand on a l'habitude des campagnes &eacute;lectorales et du d&eacute;bat.  Mais trois visages encore enthousiastes, passionn&eacute;s, confiants, mais dont les regards parfois furtifs trahissent le d&eacute;sir de voir cette aventure - et son lot d'anxi&eacute;t&eacute; - se conclure.<br />
<br />
Trois visages. Trois &eacute;quipes aussi. Trois &eacute;quipes, pr&egrave;s de 3000 membres et militants envahissant les gradins de la glace A de l'ar&eacute;na de Verdun. Trois &eacute;quipes qui ont fait monter la temp&eacute;rature instantan&eacute;ment. Avec un niveau de fr&eacute;n&eacute;sie digne de ceux qui accompagnent des moments historiques pour ceux qui les vivent. Qui m'ont fait oublier mon nez rougi. Mes orteils bleus aussi. <br />
<br />
Ces trois &eacute;quipes de militants qui ont le r&ocirc;le le plus important &agrave; jouer. Celui de se rallier d'abord derri&egrave;re les valeurs qui servent de ciment &agrave; l'institution qui les unit.<br />
<br />
Ils r&eacute;ussiront. Parce que ces 3000 lib&eacute;raux align&eacute;s dans les gradins de l'amphith&eacute;&acirc;tre de Verdun ne sont pas l&agrave; pour eux. Ils sont l&agrave; pour les projets dans lesquels ils croient, et pour lesquels ils sont pr&ecirc;ts &agrave; se battre.<br />
<br />
C'est ce qui me touche le plus dans le militantisme politique. <br />
<br />
Dans une campagne &eacute;lectorale, on se bat contre un adversaire qui a des valeurs, des projets, des ambitions souvent aux antipodes des n&ocirc;tres. Quand on se bat pour former le gouvernement, on s'oppose &agrave; une option  que l'on n'associe qu'&agrave; tr&egrave;s peu de visages familiers. On cible les divergences d'id&eacute;es. On met l'emphase sur les principes qui s'entrechoquent. On peut le faire constructivement, on peut esp&eacute;rer le faire en tout respect, mais il n'en demeure pas moins que les parties en jeu ont tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; utiliser deux couleurs pour peindre la toile qu'ils pr&eacute;sentent &agrave; leurs &eacute;lecteurs. <br />
<br />
Choisissez. <br />
Noir ou blanc. <br />
La bonne option ou la mauvaise. <br />
<br />
Le tableau est bien diff&eacute;rent dans le cas d'une course au leadership. <br />
<br />
Pensez au d&eacute;fi que cela repr&eacute;sente... Tous partis confondus. Quand on aspire &agrave; diriger un parti politique, &agrave; s'en faire le porte-&eacute;tendard, on n'a peu de grands chocs de valeurs &agrave; souligner. Pas - ou tr&egrave;s peu - de conflits de principes &agrave; mettre de l'avant. On a une histoire commune &agrave; partager. Une marge de man&oelig;uvre limit&eacute;e par le respect que l'on doit &agrave; la plateforme politique adopt&eacute;e depuis peu par des milliers de militants guid&eacute;s par une vision commune (n'en d&eacute;plaise &agrave; ceux qui voudraient voir les courses au leadership se transformer en match de boxe de l'id&eacute;ologie politique). Malgr&eacute; le climat de comp&eacute;tition qui gagne en intensit&eacute; &agrave; chaque instant qui nous rapproche de celui o&ugrave; les militants feront leur choix, le devoir de se rappeler que la raison pour laquelle on est l&agrave;, c'est pour faire progresser nos id&eacute;es. Pas notre propre cause. <br />
<br />
Dans une course au leadership, les colistiers d'hier sont les concurrents d'aujourd'hui. <br />
Les rivaux d'aujourd'hui sont les alli&eacute;s de demain. <br />
<br />
Et parce que les valeurs demeurent et priment, relever ce d&eacute;fi est tout &agrave; fait possible.  <br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--286722--HH>]]></content>
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    <title>Tuition Fees: When the PQ's Problems Seemed So Far Away</title>
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    <published>2013-03-11T16:48:03-04:00</published>
    <updated>2013-05-11T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Yesterday...
All my troubles seemed so far away...


Those might be the words going round the head of Premier Pauline...]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[<em>Yesterday...<br />
All my troubles seemed so far away...<br />
</em><br />
<br />
Those might be the words going round the head of Premier Pauline Marois and  her minister for higher Education, Pierre Duchesne, looking back at last summer, before their Parti Qu&eacute;b&eacute;cois won last September's provincial election in Qu&eacute;bec. At that specific point in time, criticisms and blames against their principal political opponent became insufficient strategies regarding the debate on higher education funding. The past months have seen the situation gain in complexity and challenges. Marois and Duchesne have since then been facing serious questions.<br />
<br />
First, how would they attenuate the tensions that they themselves triggered last Spring? How would they reach an agreement with the student unions leaders, knowing that freezing the tuition fees -- and even less abolish them -- is not compatible with the government's budget constraint.<br />
<br />
Second, without asking anyone else to contribute more to its financing, how would they meet the needs of a postsecondary education system whose challenges have been exponentially growing over the past years?<br />
<br />
Third, whatever action they would undertake, how could they do so getting on board the actors coming from the divided university community (directions, student unions, teachers) and from the various groups of interest, all of whose voice have been resonating in the public sphere for months, if not years, on that specific topic.<br />
<br />
<em>Yesterday, all their troubles seemed indeed so far away. <br />
But now, it looks as though there here to stay<br />
</em><br />
<br />
Moving across the aisle from one side to the other in the National Assembly has indubitably helped the troubles get from far away to closer than ever for the PQ. <br />
<br />
Pauline Marois and her minister could have chosen to face them right away. They instead opted for the organization of a summit, held on February 25th and 26th, therefore postponing any decision, perhaps wishing for time to miraculously brush contentious issues away. <br />
<br />
It was questionnable -- not to say unlikely -- from the start that the benefits from this strategy would outweigh the costs of postponing a long-awaited decision regarding the funding of higher education. Avoiding to make tough but necessary decisions jeopardizes the positioning of Quebec's universities in North America, the quality of the education received by Qu&eacute;bec university students, and the durability of research undertaken by the scientific community in our universities.<br />
<br />
Now that the summit is over, one can legitimately asks what new argument was brought by the government to the table? <br />
<br />
<br />
No new evidence was presented.<br />
No new study was undertaken since their election in September.<br />
No question that had not been discussed in a similar forum, held in December 2010, has been brought forward. <br />
Nothing but a public relations intervention seems to have been planned.<br />
<br />
<em>Now I need a place to hide away...</em><br />
<br />
This summit has been a hideaway for the government.<br />
<br />
From the expected culmination and terminal point of a debate that has been ongoing for more than two years, the event has become the springboard for no less than five new forums, one future summit and one discussion group that are not expected to report before 2014.<br />
<br />
The only major decision made has been that of adjusting tuition fees to the cost of living (approximately at a yearly rate of 3 per cent). That measure could have been announced and implemented long ago, as the government announced its intentions of going in that direction at the beginning of the summit, before it was even discussed by the participants. <br />
<br />
To be fair, getting away from the myth of the freezing tuition fees is an accomplishment in itself, and is a significant step forward in the positioning of that government. However, it is by itself nowhere close to offering a viable solution to the financial challenges of Qu&eacute;bec universities. That is even more true when one takes into account Pauline Marois' decision to cut $250-million from public funding to universities for the next years and further cuts affecting research performed in universities. <br />
<br />
Discussion is important. Consensus is desirable. But our universities cannot wait forever. And a knowledge based economy is not build solely out of hopes and good intentions<br />
<br />
<em>I believe in yesterday....</em><br />
<br />
Is not a sufficient thing to say.]]></content>
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    <title>Will Canada Improve its International Reputation in 2013?</title>
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    <published>2013-01-17T17:29:41-05:00</published>
    <updated>2013-03-19T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[2013 will be a determinant year for Canada on the international scene. Best illustrated by the new directives given to the Canadian International Development Agency's (CIDA), the policy shifts initiated by our government in terms of international aid in the last year cast doubt on the role we will play in overcoming the many hurdles developing countries face.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[Wars, conflicts, threats, famines, inequalities, extreme weather, natural and human disasters: worldwide, 2012 has been a year of challenges and disruptions. Some have been overcome and have turned out to be opportunities for the international community to learn and progress. But most remain unresolved and still desperately call for action and cooperation. A call for partnerships between nations under uneven circumstances but that have no reason to aspire to a different level of development, of prosperity and of welfare.<br />
<br />
2013 will be a determinant year for Canada on the international scene. Best illustrated by the new directives given to the Canadian International Development Agency's (CIDA), the policy shifts initiated by our government in terms of international aid in the last year cast doubt on the role we will, as a people, play in overcoming the many hurdles developing countries face. In November, minister Julian Fantino suggested that CIDA's deeds in emerging economies be devoted to training workers in the resource extraction industry, a strategy primarily targeting Canada's own economic interest abroad. Should the government further advocate that foreign aid should suit our own economic purposes, the new year could become one where bid farewell to a Canada preceded by a reputation of peacekeeping and cooperation leader. <br />
<br />
Investing to help people develop proficiency in the labour market is of course better than engaging in one-year funding commitments that are not part of any long-run initiative. However, saying our international involvement through CIDA will help individuals acquire expertise in the resource extracting industry is not enough. We could -- we should -- do better.<br />
<br />
We should ask ourselves, how sustainable is the growth these (mostly non-transferable) resource-extracting related skills will nurture? After the closure of a mine -- and considering that if the company left the country, the odds are that most of the (non-renewable) resources in question will have been extracted -- how could a worker use his specific expertise to propel further economic activity in his community, to ensure financial security for his family? How will he be able to use his experience as a springboard for entrepreneurship, an indisputable vector of future prosperity? <br />
<br />
One could always argue that so long as it is only one part of a broader aid strategy, this new attempt to match the needs of Canada's industry with our international aid commitments is not as harmful as some would fear. The problem is CIDA will have to bear $319-million in cuts over the next three years. Any one of its new aims will therefore result in the reallocation of existing resources, rather than in additional funding. Taking funds away from programs dedicated to health, education or mentoring for local entrepreneurs to help primary sector businesses hire local workforce in developing countries would be a hazardous path to take. <br />
<br />
Considering CIDA's actions as the foundation of partnerships fostering sustainable socio-economic development indubitably calls for a long-term vision centred on the acquisition of different skill sets by new generations. This means designing aid strategies that focus on creating diverse job opportunities and enhancing accessibility to all levels of education. Now, jobs and education opportunities should be accessible for dozens of generations, not for a dozen of years. Jobs and education should ensure the diversification of an economy, not its dependence on one specific industry. Jobs and education should become tools of local empowerment, not of an imposed scheme of development. <br />
<br />
This is not an idealistic aim, it is a practical one.<br />
<br />
Canadians have the opportunity to build their own future and to create their opportunities using their creativity, their determination, their vision, their principles and their ambitions. We have the means to do so. <br />
<br />
Our aid strategies should aim for other people to get the same freedom. They should allow people to become the architects of a path to prosperity that suits their own aspirations. This is how they will ensure that the inequalities we mean to eradicate, if they have survived the year we just bid farewell, will not survive the next generations.]]></content>
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    <title>Coopération en 2013: Le Canada doit choisir son camp</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2013:/theblog//3.2397751</id>
    <published>2013-01-02T14:54:36-05:00</published>
    <updated>2013-03-04T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Guerres, conflits armés, menaces diverses, famines, inégalités persistantes, catastrophes naturelles et humaines... Le monde a connu en 2012 son lot de défis et de bouleversements. Certains se sont avérés être d'inspirantes occasions pour la communauté internationale de se dépasser et de progresser.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[Guerres, conflits arm&eacute;s, menaces diverses, famines, in&eacute;galit&eacute;s persistantes, catastrophes naturelles et humaines... Le monde a connu en 2012 son lot de d&eacute;fis et de bouleversements. Certains se sont av&eacute;r&eacute;s &ecirc;tre d'inspirantes occasions pour la communaut&eacute; internationale de se d&eacute;passer et de progresser. Mais la plupart de ces &eacute;preuves commandent encore davantage de coop&eacute;ration et d'action. De nouveaux partenariats devront &ecirc;tre pens&eacute;s afin que des nations qui font aujourd'hui face &agrave; des r&eacute;alit&eacute;s socio-&eacute;conomiques aux antipodes puissent un jour aspirer aux m&ecirc;mes niveaux de prosp&eacute;rit&eacute; et d'opportunit&eacute;s.<br />
<br />
L'ann&eacute;e 2013 sera d&eacute;terminante pour la r&eacute;putation internationale du Canada. Comme en t&eacute;moigne l'exemple &eacute;loquent des nouvelles directives transmises &agrave; l'Agence canadienne de d&eacute;veloppement international (ACDI), le changement de cap op&eacute;r&eacute; en termes de politiques d'aide au d&eacute;veloppement laisse planer un doute quant au r&ocirc;le que notre pays sera appel&eacute; &agrave; jouer aupr&egrave;s des pays en d&eacute;veloppement au cours des prochaines ann&eacute;es. <br />
<br />
En novembre dernier, le ministre Fantino a demand&eacute; &agrave; l'ACDI de diriger les efforts qu'elle d&eacute;ploie dans les &eacute;conomies &eacute;mergentes vers la formation de travailleurs dans le domaine de l'extraction de ressources naturelles, principalement mini&egrave;res. Avec une telle strat&eacute;gie d'aide au d&eacute;veloppement, 2013 pourrait bien &ecirc;tre l'ann&eacute;e o&ugrave; nous disons adieu &agrave; la solide r&eacute;putation internationale qui pr&eacute;c&eacute;dait le Canada il n'y a de cela pas si longtemps.<br />
<br />
Il ne fait aucun doute qu'en mati&egrave;re d'aide internationale, un investissement permettant de d&eacute;velopper des talents en ad&eacute;quation avec les besoins du march&eacute; du travail est pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; une s&eacute;rie d'engagements financiers ponctuels consentis en marge de toute vision &agrave; long terme. Cependant, que notre action &agrave; l'international permette &agrave; certains individus d'acqu&eacute;rir une expertise dans l'industrie de l'extraction des ressources naturelles est loin d'&ecirc;tre suffisant. Nous pouvons -- et nous devons -- faire mieux.<br />
<br />
Nous devrions d'abord nous questionner sur le caract&egrave;re durable de la croissance &eacute;conomique g&eacute;n&eacute;r&eacute;e par une aide au d&eacute;veloppement centr&eacute;e sur l'acquisition de comp&eacute;tences qui sont pour la plupart non transf&eacute;rables &agrave; d'autres secteurs d'activit&eacute;s que celui de l'exploitation de mati&egrave;res premi&egrave;res. Une fois un gisement &eacute;puis&eacute;, comment le travailleur d'une mine ayant ferm&eacute; ses portes peut-il mettre &agrave; profit son expertise -- si sp&eacute;cialis&eacute;e -- pour d&eacute;velopper de nouveaux moteurs d'activit&eacute; &eacute;conomique pour sa communaut&eacute;? Pour assurer la s&eacute;curit&eacute; financi&egrave;re de sa famille? Comment ce genre d'exp&eacute;rience professionnelle peut-elle inciter &agrave; l'entrepreneuriat, vecteur incomparable de prosp&eacute;rit&eacute; future?<br />
 <br />
Cette nouvelle tentative de conjuguer int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques nationaux et efforts de coop&eacute;ration internationale pourrait g&eacute;n&eacute;rer moins d'inqui&eacute;tudes dans un contexte diff&eacute;rent : le probl&egrave;me est que l'ACDI subira, au cours des trois prochaines ann&eacute;es, des compressions budg&eacute;taires totalisant 319 millions de dollars. Dans un tel contexte, chacune de ses nouvelles initiatives devra d&egrave;s lors &ecirc;tre financ&eacute;e &agrave; m&ecirc;me des ressources auparavant destin&eacute;es &agrave; d'autres op&eacute;rations. D&eacute;placer des fonds de programmes de l'ACDI d&eacute;di&eacute;s &agrave; la sant&eacute; ou &agrave; l'&eacute;ducation semble &ecirc;tre une voie &agrave; tout le moins discutable &agrave; emprunter.<br />
<br />
Si l'on souhaite que l'ACDI soit un joueur cl&eacute; dans le d&eacute;veloppement de partenariats porteurs d'un d&eacute;veloppement socio-&eacute;conomique durable &agrave; l'international, il est n&eacute;cessaire que son action d&eacute;coule d'une vision &agrave; long terme ax&eacute;e sur l'acquisition de comp&eacute;tences vari&eacute;es et compl&eacute;mentaires par les g&eacute;n&eacute;rations futures. Cela veut dire imaginer des strat&eacute;gies d'aide internationale cr&eacute;ant des opportunit&eacute;s d'emplois dans une multiplicit&eacute; de domaines et am&eacute;liorant substantiellement l'acc&egrave;s &agrave; tous les niveaux d'&eacute;ducation.<br />
<br />
Ces opportunit&eacute;s devraient &ecirc;tre &agrave; la port&eacute;e de plusieurs g&eacute;n&eacute;rations, et non d'une seule. Elles devraient ouvrir la porte &agrave; la diversification des &eacute;conomies en difficult&eacute;, et non les confiner &agrave; un seul cr&eacute;neau en les rendant d&eacute;pendantes d'un seul secteur d'activit&eacute;s. Ces opportunit&eacute;s devraient &ecirc;tre synonymes d'&eacute;mancipation, promesse d'autonomie et s'inspirer des aspirations et des ambitions des communaut&eacute;s locales. <br />
<br />
Il ne s'agit pas d'un objectif id&eacute;aliste, il s'agit d'un objectif r&eacute;aliste et porteur.<br />
<br />
En 2013, les Canadiens auront l'occasion de dessiner leur avenir, d'orienter le d&eacute;veloppement de leur pays par leur cr&eacute;ativit&eacute;, leur d&eacute;termination, leur vision, leurs principes et leurs ambitions. Nous avons le privil&egrave;ge d'avoir les moyens d'y parvenir. <br />
<br />
 Par nos actions en mati&egrave;re de coop&eacute;ration internationale, nous pouvons aider d'autres nations &agrave; atteindre cette libert&eacute;. Nous pouvons les appuyer et leur permettre de devenir les architectes d'une prosp&eacute;rit&eacute; qui rencontre leurs propres aspirations. Et cons&eacute;quemment, de nous assurer que les in&eacute;galit&eacute;s qui ont surv&eacute;cu &agrave; cette ann&eacute;e qui vient de s'achever ne survivront pas aux prochaines g&eacute;n&eacute;rations.]]></content>
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    <title>Silence on gèle..!</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2278544</id>
    <published>2012-12-11T13:12:10-05:00</published>
    <updated>2013-02-10T05:12:02-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[L'automne qui s'achève s'est déroulé sous la domination du gel. Et je n'évoque pas ici la température extérieure qui nous fait maintenant réaliser que l'hiver est bel et bien installé. Je fais plutôt référence à cette tendance qui semble à nouveau bien installée à l'Assemblée nationale, du moins du côté du gouvernement minoritaire... Frais de scolarité, tarifs en garderies, investissements en recherche et dans le réseau universitaire, tarifs du bloc patrimonial, modernisation des infrastructures...]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[L'automne qui s'ach&egrave;ve s'est d&eacute;roul&eacute; sous la domination du gel. Et je n'&eacute;voque pas ici la temp&eacute;rature ext&eacute;rieure qui nous fait maintenant r&eacute;aliser que l'hiver est bel et bien install&eacute;. <br />
<br />
Je fais plut&ocirc;t r&eacute;f&eacute;rence &agrave; cette tendance qui semble &agrave; nouveau bien install&eacute;e &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale, du moins du c&ocirc;t&eacute; du gouvernement minoritaire... Frais de scolarit&eacute;, tarifs en garderies, investissements en recherche et dans le r&eacute;seau universitaire, tarifs du bloc patrimonial, modernisation des infrastructures...<br />
<br />
Fixer les chiffres dans le temps est une manoeuvre qui sert &agrave; merveille des vis&eacute;es &eacute;lectoralistes lorsqu'elle permet de faire reculer en termes absolus les tarifs reli&eacute;s &agrave; l'utilisation de certains services. Les &eacute;lus sont toutefois moins prompts &agrave; en exposer les vertus lorsqu'au contraire, le gel d'un prix se fait au d&eacute;triment des citoyens... et de la cause qu'il sert.<br />
<br />
C'est sans doute pourquoi le gouvernement de Mme Marois est si peu loquace quant &agrave; son intention de reculer sur la question de l'augmentation de la consigne de cinq &agrave; dix sous. Un projet annonc&eacute; le printemps dernier dans le dernier plan d'action de Recyc-Qu&eacute;bec. Un projet salu&eacute; par une multitude d'acteurs oeuvrant dans le domaine de l'environnement, du d&eacute;veloppement durable et de la r&eacute;cup&eacute;ration. Et un projet appuy&eacute; par le ministre de l'Environnement Pierre Arcand.<br />
<br />
Mais &ccedil;a, c'&eacute;tait avant. Avant le changement de gouvernement. Avant le retour &agrave; l'&egrave;re du gel.<br />
<br />
Pourtant, la d&eacute;cision d'augmenter la consigne est logique. Pour chaque canette que vous conservez et trimbalez jusque chez un &eacute;picier ou un d&eacute;taillant dot&eacute; de l'une de ces gobeuses (qui avalent le contenant dont vous aviez vous m&ecirc;me vous-m&ecirc;me englouti le contenu), vous obtenez en 2012 ce que vous auriez obtenu en 1984 : cinq sous. Ce montant aurait d&ucirc; atteindre les dix sous d'ici la fin de l'ann&eacute;e, selon l'annonce faite en juin. Certes, le pouvoir d'achat suppl&eacute;mentaire d&eacute;riv&eacute; de la consignation d'une seule canette peut para&icirc;tre n&eacute;gligeable. Malgr&eacute; la r&eacute;duction relative de la valeur de la consigne au fil des derni&egrave;res d&eacute;cennies (cinq sous aujourd'hui valent relativement moins que lors de la sortie de La Guerre des tuques), le syst&egrave;me public de consignation au Qu&eacute;bec a jusqu'&agrave; pr&eacute;sent r&eacute;ussi &agrave; survivre. <br />
<br />
En 2010, un milliard de contenants consign&eacute;s ont ainsi &eacute;t&eacute; recycl&eacute;s, un r&eacute;sultat nettement sup&eacute;rieur au 46 % des items non consign&eacute;s qui trouvent une deuxi&egrave;me vie gr&acirc;ce au traditionnel &laquo; bac bleu &raquo; et au syst&egrave;me de collecte s&eacute;lective. Par contre, si la consigne a jusqu'&agrave; pr&eacute;sent surv&eacute;cu, son &acirc;ge d'or est bel et bien derri&egrave;re nous; et il ne reviendra pas sans l'action du ministre de l'Environnement. <br />
<br />
Selon Recyc-Qu&eacute;bec, le taux de contenants en aluminium (ceux-l&agrave; m&ecirc;mes dont le montant de la consigne est l'objet de d&eacute;bats) recycl&eacute;s gr&acirc;ce au syst&egrave;me de consigne est pass&eacute; de 70 % &agrave; moins de 65 %. Ce recul fait de nous la province canadienne ayant le plus faible taux de r&eacute;cup&eacute;ration des contenants &agrave; usage unique... Il s'agit donc d'une excellente raison pour songer &agrave; augmenter la somme que vous recevez de la machine qui gobe votre canette.<br />
<br />
Mati&egrave;res recycl&eacute;es de meilleure qualit&eacute; gr&acirc;ce au tri &agrave; la source, diminution du volume de gaz &agrave; effet de serre &eacute;mis en comparaison avec le mode de collecte s&eacute;lective, r&eacute;duction du nombre de contenants &laquo; abandonn&eacute;s dans la nature &raquo; (la canette de boisson gazeuse gisant sur un terrain vague pourra prendre de 250 &agrave; 500 ans pour se d&eacute;composer; un pensez-y-bien!); nombreux sont les avantages &laquo; verts &raquo; que l'on peut associer &agrave; la consigne. Aussi nombreux sont les arguments qui pourraient nous pousser &agrave; demander au gouvernement de ne pas abandonner le projet de l'augmentation de la consigne. <br />
<br />
On peut &eacute;galement ajouter celui-ci &agrave; la liste. Les politiques de gel ne servent pas les causes auxquelles elles se rattachent. Le syst&egrave;me de consigne est directement reli&eacute; aux principes de responsabilit&eacute; &eacute;largie du producteur et de pollueur-payeur. Il met les producteurs, les d&eacute;taillants et les consommateurs au coeur du principe de la collecte des mati&egrave;res r&eacute;siduelles de toute une gamme de produits qui sont bien ancr&eacute;s dans nos habitudes de consommation. Depuis 1984, peu seront surpris, les co&ucirc;ts relatifs au maintien de ce syst&egrave;me ont toutefois augment&eacute;... Avec l'augmentation des co&ucirc;ts et la stagnation des revenus, il n'y n'a qu'un pas de plus &agrave; faire pour mettre en doute la survie de la consigne. Voil&agrave; pourquoi il importe d'en augmenter le montant. En plus de renforcer l'incitatif offert aux consommateurs au moment de disposer de leurs canettes, cela permettrait de d&eacute;gager des revenus suppl&eacute;mentaires pour soutenir les principaux partenaires dans la gestion du syst&egrave;me de consignation. C'est ce que l'Australie, la Su&egrave;de, les &eacute;tats de New York et de la Californie ont fait au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es avec succ&egrave;s. <br />
<br />
Comme tous les gels dont on a abondamment parl&eacute; au Qu&eacute;bec depuis la derni&egrave;re campagne &eacute;lectorale, celui que le gouvernement souhaite appliquer &agrave; la consigne serait synonyme d'inefficacit&eacute;. Il ne fera pas les manchettes, mais il repr&eacute;sente malheureusement la tendance d'un gouvernement &agrave; opter pour un statu quo aux cons&eacute;quences insidieuses mena&ccedil;ant la survie de m&eacute;canismes et d'institutions pourtant porteuses de progr&egrave;s.<br />
<br />
La consigne &agrave; dix sous, on en parlait.<br />
C'&eacute;tait avant qu'on ne change de gouvernement....<br />
<br />
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    <title>Quebec Budget: Face to Face with Reality</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2188498</id>
    <published>2012-11-27T00:00:44-05:00</published>
    <updated>2013-01-26T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Once upon a time, in a province where politics generated more suspicion than enthusiasm, at a time when trust was as rare as a rainy day in the desert, a newly-elected government was about to unveil its first budget. The most deplorable thing is that by presenting this budget, the new Quebec government acknowledges the fact that it campaigned on promises he knew were irresponsible and unrealistic.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[Once upon a time, in a province where politics generated more suspicion than enthusiasm, at a time when trust was as rare as  a rainy day in the desert, a newly-elected government was about to unveil its first budget. <br />
<br />
On their way to power, members of that government had said a lot, multiplied tempting promises and striking declarations. The expectations they had fostered were high. In their description of the province's situation, no challenge required that tough choices be made and good decisions were systematically popular ones. According to their discourse, the world could be depicted in a manichean fashion, the private sector lying on the wrong side of the picture. <br />
<br />
This is unfortunately the typical pattern of an electoral campaign. Opposition parties, who do not have to cope with the consequences of their sayings before -- and if -- they win a plurality of seats in the legislative assembly, have a strong incentive to give the priority to their political agenda, even when this means ignoring important but yet inconvenient truths about the general economic context in which a nation evolves. <br />
<br />
Only a couple of months ago, as all of Qu&eacute;bec's political class was as present in neighborhood barbecues as it was in our daily tv shows, the PQ did not miss one occasion to manifest its opposition to most of the former government's approach on economic matters.<br />
<br />
In August, they demonized the Generations Fund as a tool to reimburse the public debt, renaming it the "illusions fund" and promising to abolish it as soon as they would set a foot in the Honor&eacute;-Mercier building.  Last Tuesday, they implicitly admitted that it is a cornerstone of Qu&eacute;bec's credibility in terms of public debt management, and maintained it.<br />
<br />
In August, supposedly infuriated by the province's new royalties regime, they said they would never accept that mining companies be taxed on their profits rather than on their total revenues. They tried to convince Quebeckers that they didn't get as much benefits as they should from mining activities (this was even the theme of one of their broadcasted tv ads). Last Tuesday, they left untouched that same royalties regime, invoking the fact that their previous attacks were based on assumptions that "would need to be explored further." <br />
<br />
In August, they said they would ensure that the Caisse de D&eacute;p&ocirc;t et de Placement du Qu&eacute;bec be more influenced by the government's economic development plans. Last Tuesday, they had to admit that this change in the administration of the Caisse would frighten the markets and the credit rating agencies, therefore harming the province's economy. <br />
<br />
In August, they said they were worried about the situation of experimented workers and the financial situation of the aging population. Last Tuesday, they cut the tax credit they could get when they participate in the labour market. <br />
<br />
In August, they said so much... Since then, they learned that when one aspires to lead a state, popular promises are not always the best. And the best promises are not always popular. <br />
<br />
Now, many lessons could be learned form that story. But I sincerely hope that we remember this one: No matter how hard one tries to escape from it in the course of an electoral campaign, reality catches up in the end. Especially when you finally become responsible for the public finances of a province of nearly 8 million people, whose prosperity is challenged by the ups and downs of a precarious world economy, by the shadows of aging demographics, by an aging infrastructure network and by stronger and more aggressive competition on the world's markets... <br />
<br />
The most deplorable thing about this budget isn't the fact that it refrained the PQ from moving on with his electoralist yet utopian and risky agenda -- in fact, I can only sigh in relief that the Caisse de d&eacute;p&ocirc;t et de placement remains free of any political influence, that the Generations Funds is maintained, that the former government's objective of balancing the budget in 2013-14 has been denied. (I won't, however, pretend that I am not concerned by this budget's lack of vision, overenthusiastic forecasts in terms of future economic growth (2 per cent for 2014-15) or by the decision to freeze the tuition fees and to revoke the recent changes enhancing the efficiency and redistributive virtues of the student loans and bursaries program. But this is not the purpose of this blog). <br />
<br />
The most deplorable thing is that by presenting this budget, the new government acknowledges the fact that it campaigned on promises he knew were irresponsible and unrealistic. That, knowing economics does not sell, nor make you popular, he chose to forget about reality for 33 days and to demonize those who did otherwise. Doing so, he attacked each of his opponents' decisions and propositions, although he knew he would himself have to make them, would he win the election. Ironically, he simultaneously deplored the growing cynicism of the population towards politics. <br />
<br />
An electoral campaign should not be seen as an opportunity to take a break from the facts, even if it is easier to pretend they do not exist.]]></content>
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    <title>Budget: Quand la réalité vous rattrape...</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/Maripier Isabelle/budget-pq_b_2176084.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.2176084</id>
    <published>2012-11-22T15:14:57-05:00</published>
    <updated>2013-01-22T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[Ce qui me désole le plus à propos du budget Marceau, c'est qu'il confirme que le Parti québécois a centré sa campagne électorale sur des promesses qu'il savait être irresponsables et irréalisables. C'est que, sachant que les contraintes économiques ne sont pas un bon outil de vente, il a choisi d'oublier la réalité pendant 33 jours et de démoniser ceux qui n'ont pas adopté cette stratégie. Ce faisant, ils ont attaqué des propositions venant de leurs adversaires, en étant tout à fait conscients qu'ils auraient sans doute à les mettre en place s'il accédait au poste du gouvernement.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[Dans une province o&ugrave; la politique g&eacute;n&eacute;rait davantage de doutes et de suspicion que d'enthousiasme, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; la pr&eacute;ciosit&eacute; de la confiance &eacute;tait inversement proportionnelle &agrave; sa raret&eacute;, un gouvernement nouvellement &eacute;lu s'appr&ecirc;tait &agrave; d&eacute;voiler<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/20/budget-provincial-taxes-alcool-cigarettes-hydro_n_2167510.html?utm_hp_ref=politique" target="_hplink"> les d&eacute;tails de son premier budget.  </a><br />
<br />
Au cours de sa trajectoire vers le pouvoir, ce gouvernement et ses membres les plus influents avaient dit bien des choses. Ils avaient multipli&eacute; les d&eacute;clarations-chocs et additionn&eacute; les promesses. Les attentes qu'ils avaient suscit&eacute;es &eacute;taient, c'est le moins que l'on puisse dire, &eacute;lev&eacute;es. Dans le portrait qu'ils s'appliquaient &agrave; dresser de la province, nulle trace de d&eacute;fis annonciateurs de choix d&eacute;chirants. Ils d&eacute;crivaient un monde aux accents manich&eacute;ens&thinsp;; dans leur univers, le secteur priv&eacute; &eacute;tait bien cas&eacute; du mauvais c&ocirc;t&eacute; du tableau, et la pertinence d'une d&eacute;cision se mesurait comme une fonction de leur seule popularit&eacute;. <br />
<br />
Il s'agit d'une histoire typique de campagne &eacute;lectorale. Une campagne &eacute;lectorale dans laquelle un parti d'opposition n'ayant pas &agrave; assumer les cons&eacute;quences de ses dires avant d'avoir gagn&eacute; une pluralit&eacute; de si&egrave;ges &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale donne la priorit&eacute; absolue &agrave; son agenda politique. M&ecirc;me lorsque cela n&eacute;cessite d'ignorer d'importantes -- bien que souvent p&eacute;nibles -- v&eacute;rit&eacute;s &agrave; propos du contexte &eacute;conomique global dans lequel une soci&eacute;t&eacute; &eacute;volue.  <br />
<br />
Il n'y a que quelques mois, alors que le tout Qu&eacute;bec politique proc&eacute;dait &agrave; l'invasion de nos f&ecirc;tes de quartier et de nos &eacute;missions de t&eacute;l&eacute;vision quotidiennes, les candidats du Parti Qu&eacute;b&eacute;cois n'ont manqu&eacute; aucune occasion de manifester leur opposition &agrave; la quasi-totalit&eacute; des propositions &eacute;conomiques mises de l'avant par le gouvernement sortant. <br />
<br />
En ao&ucirc;t, ils d&eacute;monisaient le Fonds des G&eacute;n&eacute;rations, qu'ils qualifiaient de &laquo; Fonds des illusions &raquo; et qu'ils promettaient d'abolir aussit&ocirc;t qu'ils auraient pos&eacute; pied dans les escaliers de l'&eacute;difice Honor&eacute;-Mercier. Mardi, ils ont choisi de le maintenir, reconnaissant implicitement qu'il s'agit d'une pierre d'assise de la cr&eacute;dibilit&eacute; du Qu&eacute;bec en termes de gestion de la dette publique. Une fois la responsabilit&eacute; des finances qu&eacute;b&eacute;coises entre leurs mains, ils ont d&ucirc; accept&eacute; que province n'a ni les moyens de se priver de l'effet de levier qu'il g&eacute;n&egrave;re, ni ceux de voir la confiance des agences de notation de cr&eacute;dit fl&eacute;trir en l'absence de ce m&eacute;canisme qui nous assure d'une strat&eacute;gie &agrave; long terme de remboursement de la dette.<br />
<br />
En ao&ucirc;t, s'indignant des modifications apport&eacute;es par le gouvernement lib&eacute;ral au r&eacute;gime de redevances mini&egrave;res, ils juraient qu'ils n'accepteraient jamais que le Qu&eacute;bec taxe les compagnies mini&egrave;res sur leurs profits, plut&ocirc;t que sur leurs revenus globaux. Ils assuraient aux Qu&eacute;b&eacute;cois que le r&eacute;gime actuel ne leur permettait pas de toucher leur juste part de l'extraction de minerai sur leur territoire. Ce message &eacute;tait au coeur de l'une de leurs publicit&eacute;s les plus vindicatives, diffus&eacute;es sur l'ensemble des grands r&eacute;seaux t&eacute;l&eacute;vis&eacute;s. Mardi, ils ont d&ucirc; se r&eacute;soudre &agrave; laisser intact le r&eacute;gime de redevances, invoquant que des changements -- incluant ceux qu'ils r&eacute;clamaient sans g&ecirc;ne quelques semaines plus t&ocirc;t -- n&eacute;cessitaient d'&ecirc;tre soumis &agrave; de plus amples examens avant d'&ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s.<br />
<br />
En ao&ucirc;t, ils scandaient que la Caisse de d&eacute;p&ocirc;t et de placement devait conjuguer davantage sa strat&eacute;gie avec celle du gouvernement, et assujettir ses actions aux ambitions de ce dernier. Mardi, ils ont conc&eacute;d&eacute; qu'en empruntant cette voie, ils susciteraient l'inqui&eacute;tude et la m&eacute;fiance des march&eacute;s, &eacute;branlant ainsi les perspectives de l'&eacute;conomie qu&eacute;b&eacute;coise.<br />
<br />
En ao&ucirc;t, ils se disaient inquiets de la situation financi&egrave;re des travailleurs exp&eacute;riment&eacute;s, &acirc;g&eacute;s de plus de 65 ans. Mardi, ils ont choisi de couper les exemptions d'imp&ocirc;ts que ces derniers pouvaient toucher sur leurs revenus de travail. <br />
<br />
En ao&ucirc;t, ils disaient tant de choses... Mardi, ils ont appris que lorsque l'on aspire &agrave; prendre les commandes d'une soci&eacute;t&eacute; aussi complexe que la n&ocirc;tre, les promesses populaires ne sont pas toujours les meilleures. Et que les meilleures promesses ne sont pas toujours les plus populaires. <br />
<br />
Plusieurs le&ccedil;ons pourraient &ecirc;tre tir&eacute;es de cette histoire. J'esp&egrave;re cependant que parmi elles, l'une sera retenue : m&ecirc;me en mettant tous ses efforts &agrave; tenter de lui &eacute;chapper pendant les trente-trois jours que dure une campagne &eacute;lectorale, la r&eacute;alit&eacute; finit toujours par nous rattraper. Particuli&egrave;rement lorsque l'on devient responsable des finances publiques d'une province de pr&egrave;s de 8 millions d'habitants, et dont la prosp&eacute;rit&eacute; est sujette aux fluctuations d'une &eacute;conomie mondiale pr&eacute;caire, aux al&eacute;as d'un d&eacute;clin d&eacute;mographique imminent et &agrave; une comp&eacute;tition de plus en plus f&eacute;roce sur les march&eacute;s qui ont d&eacute;sormais une port&eacute;e internationale.<br />
<br />
Ce qui me d&eacute;sole le plus dans le budget d&eacute;pos&eacute; par M. Marceau mardi dernier, ce n'est pas le fait qu'il a officialis&eacute; le recul du gouvernement sur l'agenda utopiste qu'il avait pr&eacute;sent&eacute; en campagne &eacute;lectorale. Bien au contraire, je ne peux que soupirer de soulagement &agrave; l'id&eacute;e que la Caisse de d&eacute;p&ocirc;t et placement demeure &agrave; l'abri de toute influence politique, que le Fonds des G&eacute;n&eacute;rations ait surv&eacute;cu au changement de gouvernement, que l'&eacute;quilibre budg&eacute;taire soit toujours l'objectif pour 2013-14... &Eacute;videmment, je ne pr&eacute;tendrai pas ne pas m'inqui&eacute;ter du manque de vision en termes de d&eacute;veloppement &eacute;conomique qui entoure le d&eacute;p&ocirc;t du budget, des perspectives outrageusement optimistes de croissance (2 % pour 2014-15) sur laquelle les projections du ministre des Finances se basent, ni de la d&eacute;cision de geler les droits de scolarit&eacute; et de rel&eacute;guer aux oubliettes les r&eacute;centes modifications au programme d'Aide financi&egrave;re aux &eacute;tudes, particuli&egrave;rement du programme de remboursement proportionnel au revenu. Mais tel n'est pas l'objectif de ce blogue.<br />
<br />
Ce qui me d&eacute;sole le plus &agrave; propos du budget Marceau, c'est qu'il confirme que le Parti qu&eacute;b&eacute;cois a centr&eacute; sa campagne &eacute;lectorale sur des promesses qu'il savait &ecirc;tre irresponsables et irr&eacute;alisables. C'est que, sachant que les contraintes &eacute;conomiques ne sont pas un bon outil de vente, il a choisi d'oublier la r&eacute;alit&eacute; pendant 33 jours et de d&eacute;moniser ceux qui n'ont pas adopt&eacute; cette strat&eacute;gie. Ce faisant, ils ont attaqu&eacute; des propositions venant de leurs adversaires, en &eacute;tant tout &agrave; fait conscients qu'ils auraient sans doute &agrave; les mettre en place s'il acc&eacute;dait au poste du gouvernement. <br />
<br />
Et ironiquement, ils l'ont fait en d&eacute;plorant l'intensification du cynisme de la population face au monde politique. <br />
<br />
Une campagne &eacute;lectorale ne devrait jamais &ecirc;tre vue comme une opportunit&eacute; de prendre une pause de la r&eacute;alit&eacute;, m&ecirc;me s'il est plus facile de pr&eacute;tendre qu'elle n'existe pas. <br />
<br />
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<br><br />
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    <title>Un sincère merci</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1860899</id>
    <published>2012-09-06T09:38:37-04:00</published>
    <updated>2012-11-06T05:12:01-05:00</updated>
    <summary><![CDATA[En y accordant tout votre coeur, c'est sans relâche que vous avez donné tout ce que vous aviez, et même davantage, pour honorer les mandats qui vous ont été confiés. Vous m'avez appris l'essence du mot engagement et la profondeur du mot courage. Ceux qui vous connaissent auront tous constaté cette force de caractère qui est la vôtre, grâce à laquelle chaque obstacle, d'une crise économique à la perte d'un être cher, devient une occasion de se rassembler et de mettre en commun ce que nous avons de meilleur pour avancer.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[Je ne m'&eacute;tendrai gu&egrave;re ici sur l'impressionnante chronologie de votre parcours politique. Nombre d'analystes, de journalistes, de chroniqueurs, de commentateurs s'en chargeront. En r&eacute;ponse &agrave; cet au revoir que vous nous adressez aujourd'hui avec noblesse. Je tiens pour ma part &agrave; souligner le r&ocirc;le marquant que vous avez eu dans ma vie, comme militante du parti politique que vous avez dirig&eacute;, comme ancienne pr&eacute;sidente de sa Commission-Jeunesse, mais avant tout comme l'une des huit millions de Qu&eacute;b&eacute;cois pour lesquels vous avez donn&eacute; le meilleur de vous-m&ecirc;me pendant plus de neuf ans. <br />
<br />
Vous &eacute;tiez d&eacute;j&agrave; d&eacute;put&eacute; de Sherbrooke depuis 3 ans quand je suis n&eacute;e. Vous aviez d'ailleurs &agrave; peine plus d'un an que moi aujourd'hui lorsque vous avez la toute premi&egrave;re fois fait le choix de porter la voix de vos concitoyens dans le comt&eacute; de Sherbrooke. Un r&ocirc;le que vous avez assum&eacute; sans r&eacute;pit depuis, et de fa&ccedil;on admirable. C'est donc dire que j'ai grandi avec vous. Non seulement parce que vous avez &eacute;t&eacute; une figure marquante de la politique qu&eacute;b&eacute;coise tout au cours de ma vie, mais d'abord et avant tout parce que vous m'avez &eacute;norm&eacute;ment appris. <br />
<br />
Vous m'avez appris la signification des mots d&eacute;termination et travail. D'abord, en choisissant de consacrer plus de la moiti&eacute; de votre vie au service de vos concitoyens. En y accordant tout votre coeur, c'est sans rel&acirc;che que vous avez donn&eacute; tout ce que vous aviez, et m&ecirc;me davantage, pour honorer les mandats qui vous ont &eacute;t&eacute; confi&eacute;s. <br />
<br />
Vous m'avez appris l'essence du mot engagement et la profondeur du mot courage.Ceux qui vous connaissent auront tous constat&eacute; cette force de caract&egrave;re qui est la v&ocirc;tre, gr&acirc;ce &agrave; laquelle chaque obstacle, d'une crise &eacute;conomique &agrave; la perte d'un &ecirc;tre cher, devient une occasion de se rassembler et de mettre en commun ce que nous avons de meilleur pour avancer. Pour faire mentir m&ecirc;me l'ombre d'une fatalit&eacute;.<br />
<br />
Vous m'avez appris que l'Humanit&eacute; avec un grand H r&eacute;f&egrave;re &eacute;galement &agrave; cette capacit&eacute; qu'on les grands hommes et les grandes femmes &agrave; s'int&eacute;resser aux gens, de tous les horizons, et d'apprendre leur nom, de rire avec eux malgr&eacute; un horaire charg&eacute;, et de s'int&eacute;resser &agrave; leurs espoirs et &agrave; leurs projets. De le faire tant&ocirc;t avec humour, tant&ocirc;t avec compassion, mais toujours avec sinc&eacute;rit&eacute;.<br />
<br />
Vous m'avez appris la richesse du mot confiance.<br />
<br />
Une confiance in&eacute;branlable envers le potentiel des Qu&eacute;b&eacute;cois doubl&eacute;e d'une passion pour le Qu&eacute;bec qui font en sorte que lorsqu'on se tient &agrave; vos c&ocirc;t&eacute;s, tout semble devenir possible, de nos petits projets &agrave; nos plus grandes ambitions. Ce sont ces m&ecirc;mes ambitions qui vous ont permis, avec les Qu&eacute;b&eacute;cois de tous les horizons, de faire avancer le Qu&eacute;bec en ne redoutant ni les d&eacute;fis, ni les obstacles; en les supplantant &agrave; coups de projets visionnaires.<br />
<br />
Vous m'avez appris &agrave; croire en ces r&ecirc;ves que j'ai pour le Qu&eacute;bec. <br />
<br />
Vous m'avez donn&eacute; envie de m'engager pour contribuer &agrave; les camper dans la r&eacute;alit&eacute;.<br />
<br />
Les r&ecirc;ves que vous avez eus pour les Qu&eacute;b&eacute;cois, et avec les Qu&eacute;b&eacute;cois, ils font partie d'un riche h&eacute;ritage que nous avons construit &agrave; vos c&ocirc;t&eacute;s. Nous avons aujourd'hui un Fonds des g&eacute;n&eacute;rations, qui sert d'exemple en mati&egrave;re de gestion responsable des finances publiques et d'&eacute;quit&eacute; interg&eacute;n&eacute;rationnelle. Nous sommes partie prenante d'une d&eacute;marche d'ouverture des march&eacute;s avec l'Europe qui permettra &agrave; nos talents de rayonner par-del&agrave; l'Atlantique. Nous avons d&eacute;fonc&eacute; nombre de plafonds auxquels se heurtaient les femmes sur le march&eacute; du travail. Nous avons renouvel&eacute; le f&eacute;d&eacute;ralisme canadien avec la cr&eacute;ation du Conseil de la f&eacute;d&eacute;ration. Nous avons mis sur pied un plan de lutte aux changements climatiques cit&eacute; en exemple dans toute l'Am&eacute;rique du Nord, et nous avons la plus faible empreinte carbone au Canada. Nous avons repouss&eacute; nos fronti&egrave;res &agrave; l'est, au nord, au sud en faisant le pari de l'ouverture, en repoussant nos fronti&egrave;res et nos limites. <br />
<br />
Vous m'avez aussi appris qu'un vrai chef ne marche pas devant son &eacute;quipe, mais qu'il fait toujours le choix de marcher &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s. <br />
<br />
Comme chef du Parti lib&eacute;ral du Qu&eacute;bec, vous nous avez fait confiance, vous nous avez connus, appr&eacute;ci&eacute;s un &agrave; un, pour ceux que nous sommes, pour les valeurs que nous partageons, pour les opinions que nous exprimons. Nous avons toujours su trouver en vous un homme qui s'est profond&eacute;ment int&eacute;ress&eacute; &agrave; nos aspirations, qui a fait confiance &agrave; notre vision, particuli&egrave;rement &agrave; celle de cette Commission-Jeunesse dont vous avez toujours su reconna&icirc;tre l'ind&eacute;pendance et la contribution au d&eacute;bat public (en tout respect de nos id&eacute;es, m&ecirc;me de nos plus audacieuses et de nos plus contestataires). C'est ce qui m'a rendue si fi&egrave;re d'&eacute;laborer avec vous ces projets que le PLQ a port&eacute; pendant les 14 derni&egrave;res ann&eacute;es. <br />
<br />
Apr&egrave;s 14 ans comme chef du Parti lib&eacute;ral du Qu&eacute;bec, 9 ans comme premier ministre du Qu&eacute;bec, vous nous dites au revoir. Je vous r&eacute;ponds que vous me manquerez. Beaucoup. Mais en regardant l'avenir du Qu&eacute;bec, je reconnaitrai votre signature. &Ccedil;a me rappellera la fiert&eacute; qui m'habite d'avoir milit&eacute; aux c&ocirc;t&eacute;s du grand Qu&eacute;b&eacute;cois que vous &ecirc;tes. <br />
<br />
Chapeau.<br />
<br />
Et surtout, merci, M. Charest. <br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--248784--HH><br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--243576--HH><br />
<br><br />
<iframe src=http://elections.thecanadianpress.com/provincial/pages/results/?l=FR&amp;p=2012/QC/ width="100%" height="965" frameborder="0" scrolling="no"></iframe><br />
<br>]]></content>
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    <title>Cher Monde</title>
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    <published>2012-09-02T16:02:12-04:00</published>
    <updated>2012-11-02T05:12:01-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[En jetant un regard sur cette campagne électorale, je me le demande un peu aussi... Et ce coup d'oeil sur les 32 derniers jours que je jette, par-dessus mon épaule, il me rappelle à quel point mon vote est précieux. Parce qu'il me permet de dire que ce n'est pas dans ce Québec que certains proposent que je me reconnais. Que ce n'est pas dans ce Québec-là que j'ai envie de vivre, d'élever la famille que j'aurai un jour! Et ce n'est pas pour ce Québec-là que je voterai.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[Cher Monde,<br />
<br />
Celui qui nous regarde, de pr&egrave;s, de loin. Celui qui suit cette campagne &eacute;lectorale comme on regarde une partie de hockey au petit &eacute;cran : avec int&eacute;r&ecirc;t et curiosit&eacute;, avec beaucoup de sens critique et de recul, parfois avec incompr&eacute;hension... Toi qui regardes derri&egrave;re la baie vitr&eacute;e, qui voit les coups, qui a parfois mal pour les joueurs sur la glace, qui esp&eacute;rerais parfois qu'ils se bousculent moins ou qu'ils frappent la rondelle plus fort.<br />
<br />
Depuis quatre semaines, tu te demandes peut-&ecirc;tre ce qui se passe chez nous. <br />
<br />
Tu te demandes peut-&ecirc;tre comment nous pouvons avoir &agrave; ce point peur du succ&egrave;s pour choisir d'imposer encore davantage ceux qui r&eacute;ussissent, et qui contribuent &agrave; b&acirc;tir notre &eacute;conomie pour financer nos programmes sociaux. Tu te questionnes peut-&ecirc;tre aussi &agrave; l'id&eacute;e que critiquant sans vergogne le manque de productivit&eacute; d'importants secteurs de notre &eacute;conomie, les deux principaux partis d'opposition promettent de taxer les gains en capital des particuliers &agrave; la hauteur de 75 %... oui, de 75 %. Toi qui a v&eacute;cu la crise &eacute;conomique, qui a vu ton taux de ch&ocirc;mage monter en fl&egrave;che, qui a vu des milliers de familles se retrouver &agrave; la rue et qui observais simultan&eacute;ment les Qu&eacute;b&eacute;cois vaguer &agrave; travers les turbulences de 2008-2009 sans supporter m&ecirc;me une fraction des drames que tu as connus, tu trouves peut &ecirc;tre curieux de voir certains remettre en question les grands projets et les politiques qui nous ont permis de maintenir nos standards et notre qualit&eacute; de vie, malgr&eacute; la crise &eacute;conomique qui a caus&eacute; tant de dommages autour de nous.<br />
<br />
Tu te demandes peut-&ecirc;tre &eacute;galement comment une nation aussi progressiste que celle que forment les Qu&eacute;b&eacute;cois peut avoir laiss&eacute; des th&egrave;mes aussi troublants que la d&eacute;finition de la citoyennet&eacute; sur des bases linguistiques s'ins&eacute;rer dans une campagne qui vise &agrave; &eacute;lire l'&eacute;quipe qui dirigera notre province pour les prochaines ann&eacute;es. Tu te demandes peut-&ecirc;tre comment des gens qui aspirent &agrave; diriger le Qu&eacute;bec peuvent vouloir retirer des droits aux minorit&eacute;s, ou encore vouloir abolir les institutions qui permettent &agrave; leur culture et &agrave; leurs valeurs de trouver une expression d&eacute;mocratique dans les communaut&eacute;s locales. Tu te demandes peut-&ecirc;tre comment, au 21e si&egrave;cle, l'une des propositions mises de l'avant pendant cette campagne &eacute;lectorale vise &agrave; interdire &agrave; de jeunes adultes de faire leurs &eacute;tudes postsecondaires dans la langue de leur choix...<br />
<br />
En jetant un regard sur cette campagne &eacute;lectorale, je me le demande un peu aussi... Et ce coup d'oeil sur les 32 derniers jours que je jette, par-dessus mon &eacute;paule, il me rappelle &agrave; quel point mon vote est pr&eacute;cieux. Parce qu'il me permet de dire que ce n'est pas dans ce Qu&eacute;bec que certains proposent que je me reconnais. Que ce n'est pas dans ce Qu&eacute;bec-l&agrave; que j'ai envie de vivre, d'&eacute;lever la famille que j'aurai un jour! Et ce n'est pas pour ce Qu&eacute;bec-l&agrave; que je voterai.<br />
<br />
Le Qu&eacute;bec dans lequel je me reconnais, il s'inspire de celui que j'ai eu la chance de conna&icirc;tre en grandissant. <br />
<br />
C'est un Qu&eacute;bec qui se construit sur la confiance, qui se nourrit de la diversit&eacute;, qui s'en sert comme d'un levier et non comme d'un frein ou d'un motif de division. <br />
<br />
C'est un Qu&eacute;bec qui fait confiance aux citoyens, &agrave; qui ils accordent un maximum de libert&eacute;s et qui leur confie &eacute;galement leur part de responsabilit&eacute;. <br />
<br />
C'est un Qu&eacute;bec qui appuie les initiatives de ses jeunes, qui leur donne les moyens de ses ambitions avec une strat&eacute;gie pour la rel&egrave;ve entrepreneuriale et des universit&eacute;s &agrave; la hauteur de leur potentiel. <br />
<br />
C'est un Qu&eacute;bec qui forme davantage de professionnels de la sant&eacute;, qui plut&ocirc;t que de les d&eacute;nigrer, les outille pour mieux r&eacute;pondre aux besoins des a&icirc;n&eacute;s, des familles, des plus vuln&eacute;rables. <br />
<br />
C'est un Qu&eacute;bec avec un plan cr&eacute;dible de retour &agrave; l'&eacute;quilibre budg&eacute;taire, avec un Fonds des g&eacute;n&eacute;rations qui permettra &agrave; la g&eacute;n&eacute;ration &eacute;mergente de faire face &agrave; ses d&eacute;fis sans &ecirc;tre contrainte par ceux des Qu&eacute;b&eacute;cois qui l'auront pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e. <br />
<br />
C'est un Qu&eacute;bec qui fait le pari d'un d&eacute;veloppement durable, qui fait de la lutte aux changements climatiques une priorit&eacute; sans &eacute;quivoque, et qui met en place le plan le plus ambitieux au Canada.<br />
<br />
C'est un Qu&eacute;bec avec une plus forte participation au march&eacute; du travail, parce que c'est le meilleur moyen de donner &agrave; chacun un maximum de libert&eacute;. Un Qu&eacute;bec qui comprend qu'il faut cr&eacute;er de la richesse pour pouvoir la partager. Un Qu&eacute;bec qui repousse les fronti&egrave;res plut&ocirc;t que d'en &eacute;riger. Qui s'ouvre vers le Nord, l'Ouest et l'Est, qui multiplie les partenaires, et qui croit profond&eacute;ment que le XXIe si&egrave;cle en est un pour c&eacute;l&eacute;brer l'ouverture, pour r&eacute;aliser que la force vient de l'union.<br />
<br />
Un Qu&eacute;bec qui n'est pas parfait, un Qu&eacute;bec qui aura toujours de grands d&eacute;fis &agrave; relever. Mais un Qu&eacute;bec qui ne soustrait pas aux grandes questions qui se posent lorsque l'on est l'une des provinces les plus populeuses du Canada, une &eacute;conomie nord-am&eacute;ricaine et qui a comme vis&eacute;e de se d&eacute;marquer sur la plan&egrave;te pour ses r&eacute;ussites.<br />
<br />
Cher monde, le Qu&eacute;bec que je connais, c'est un Qu&eacute;bec qui se donne les moyens de r&ecirc;ver, mais qui prend les mesures ad&eacute;quates pour passer du r&ecirc;ve &agrave; la r&eacute;alit&eacute;. C'est un Qu&eacute;bec lib&eacute;ral que -- ne m'en veux pas -- tu pourras envier. <br />
<br />
Un Qu&eacute;bec que je contribuerai &agrave; construire, avec des millions d'autres Qu&eacute;b&eacute;cois, une fois dans l'urne ce mardi. Et c'est pour &ccedil;a que je voterai pour le Parti lib&eacute;ral du Qu&eacute;bec, ce 4 septembre.]]></content>
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    <title>Pourquoi je suis contre l'abolition du Fonds des générations</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1834369</id>
    <published>2012-08-27T16:10:49-04:00</published>
    <updated>2012-10-27T05:12:03-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Pauline Marois et le Parti québécois se sont engagés à abolir, s'ils prennent le pouvoir, le Fonds des générations afin d'allouer directement 5.5 G$ au remboursement de la dette.  Mais nuance importante: ils ne se sont pas ainsi engagés à réduire davantage l'endettement du Québec! Pauline Marois omet de rappler que les sommes cumulées dans le Fonds des générations sont déjà déduites dans le calcul de la dette  par le ministère des Finances. Le PQ prévoit donc s'approprier les intérêts de la dette pour financer ses promesses électorales sur le dos des générations futures.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[C'est en partie par int&eacute;r&ecirc;t pour la question de la dette publique que j'ai fait le choix de m'engager en politique. En choisissant une strat&eacute;gie pour la rembourser, nous d&eacute;terminons les choix de soci&eacute;t&eacute; que nous aurons les moyens de faire &agrave; l'avenir. Nous d&eacute;terminons la marge de man&oelig;uvre qu'auront les prochaines g&eacute;n&eacute;rations de Qu&eacute;b&eacute;cois pour dessiner leur avenir. La question de la dette d&eacute;passe largement le domaine de la compatibilit&eacute;. Sp&eacute;cialement pour ceux qui font partie de cette g&eacute;n&eacute;ration qui est &agrave; la crois&eacute;e des chemins, qui a le privil&egrave;ge et la t&acirc;che de participer &agrave; la prise de d&eacute;cisions... Mais qui en assumera &eacute;galement les cons&eacute;quences et qui les fera de surcro&icirc;t porter &agrave; ses enfants. <br />
<br />
C'est pr&eacute;cis&eacute;ment parce que je suis de cette g&eacute;n&eacute;ration que je me sens interpell&eacute;e par l'entr&eacute;e en sc&egrave;ne de la question l'avenir du Fonds des g&eacute;n&eacute;rations dans la campagne &eacute;lectorale (un Fonds issu d'une r&eacute;flexion de la Commission-Jeunesse du PLQ, d'ailleurs).<br />
<br />
Pauline Marois et le Parti qu&eacute;b&eacute;cois se sont engag&eacute;s &agrave; abolir, s'ils prennent le pouvoir, le Fonds des g&eacute;n&eacute;rations afin d'allouer directement 5.5 G$ au remboursement de la dette.  Mais nuance importante: ils ne se sont pas ainsi engag&eacute;s &agrave; r&eacute;duire davantage l'endettement du Qu&eacute;bec! Pauline Marois omet de rappler que les sommes cumul&eacute;es dans le Fonds des g&eacute;n&eacute;rations sont d&eacute;j&agrave; d&eacute;duites dans le calcul de la dette  par le minist&egrave;re des Finances. Le PQ pr&eacute;voit donc s'approprier les int&eacute;r&ecirc;ts de la dette pour financer ses promesses &eacute;lectorales sur le dos des g&eacute;n&eacute;rations futures. <br />
<br />
Mais il y a plus: Au-del&agrave; de cette question comptable, la proposition du PQ priverait les prochaines g&eacute;n&eacute;rations de Qu&eacute;b&eacute;cois du principal avantage ayant justifi&eacute; la mise sur pied du Fonds des g&eacute;n&eacute;rations il y a maintenant 6 ans : les sommes qui sont chaque ann&eacute;e vers&eacute;es au Fonds -- et qui ne peuvent &ecirc;tre utilis&eacute;es &agrave; d'autres fins que celle du remboursement de la dette en vertu de la loi -- sont g&eacute;r&eacute;es par la Caisse de d&eacute;p&ocirc;t et de placements du Qu&eacute;bec et g&eacute;n&egrave;rent des revenus d'int&eacute;r&ecirc;t.<br />
<br />
En termes clairs, quelqu'un qui choisirait de rembourser directement la dette de 1 G$ par ann&eacute;e aurait, au bout de 30 ans, r&eacute;duit la dette de 30 G$. A contrario, si cette m&ecirc;me personne choisissait de placer ce m&ecirc;me1G $ dans le Fonds des g&eacute;n&eacute;rations dans l'intention d'utiliser les sommes qui y sont pour rembourser la dette, elle se doterait des moyens de r&eacute;duire, 30 ans plus tard, le poids de la dette d'un montant correspondant &agrave; la somme des 30 G$ vers&eacute;s au fonds, et des int&eacute;r&ecirc;ts cumul&eacute;s sur cette p&eacute;riode. <br />
<br />
L'avantage, c'est que ces revenus d'int&eacute;r&ecirc;t augmentent plus rapidement que les int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; payer sur la dette. En 2011, le taux de rendement du Fonds des g&eacute;n&eacute;rations a atteint 12.3 %, alors que le taux d'int&eacute;r&ecirc;t sur les emprunts &eacute;tait de 4.4 % (la situation ne s'est renvers&eacute;e qu'une seule ann&eacute;e depuis sa cr&eacute;ation, soit au pire moment de la crise &eacute;conomique de 2008-09. Les gains engendr&eacute;s depuis ont pleinement &eacute;limin&eacute; les impacts de cet &eacute;pisode). <br />
<br />
Ceci est d'autant plus vrai que la mise sur pied du Fonds des g&eacute;n&eacute;rations a largement contribu&eacute; &agrave; maintenir la cr&eacute;dibilit&eacute; du Qu&eacute;bec en mati&egrave;re de gestion de ses finances publiques, ce qui lui permet de b&eacute;n&eacute;ficier de faibles taux d'int&eacute;r&ecirc;t sur ses emprunts. &Agrave; preuve, malgr&eacute; la vague de d&eacute;cotes qui a frapp&eacute; l'Occident depuis la crise &eacute;conomique, <em>Moody's et Standard and Poor's</em> ont reconduit la note qu'ils accordent au Qu&eacute;bec, en soulignant la cr&eacute;dibilit&eacute; et la pertinence du Fonds comme outil de gestion de la dette. <br />
<br />
C'est ce ph&eacute;nom&egrave;ne, l'effet de levier, qui fait du Fonds des g&eacute;n&eacute;rations un mod&egrave;le en termes d'&eacute;quit&eacute; interg&eacute;n&eacute;rationnelle: les efforts faits par les Qu&eacute;b&eacute;cois aujourd'hui auront, gr&acirc;ce &agrave; la m&eacute;canique du Fonds, un impact encore plus important sur la diminution du poids de la dette qui sera port&eacute; par les Qu&eacute;b&eacute;cois de demain. <br />
<br />
L'autre important avantage du Fonds des g&eacute;n&eacute;rations, c'est qu'il permet de soustraire le calendrier de remboursement de la dette &agrave; tout imp&eacute;ratif politique. La loi qui a cr&eacute;&eacute; et qui r&eacute;git le Fonds pr&eacute;voit en effet que 9 sources de revenus autonomes -- parmi lesquelles les redevances hydrauliques, 25 % des redevances sur les ressources naturelles non renouvelables nettes de leur impact sur la p&eacute;r&eacute;quation (le PLQ s'est d'ailleurs engag&eacute; &agrave; faire passer cette proportion &agrave; 100 % dans un prochain mandat), la vente de certains actifs non strat&eacute;giques et les revenus provenant de la hausse des tarifs du bloc patrimonial d'&eacute;lectricit&eacute; -- soient directement allou&eacute;es au fonds. C'est ce qui a permis au m&eacute;canisme de remboursement de la dette de se poursuivre au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es, ce que peu d'autres juridictions sont parvenues &agrave; accomplir en vertu du contexte &eacute;conomique mondial difficile. Cela emp&ecirc;che du m&ecirc;me coup les partis politiques de financer leurs promesses &eacute;lectorales &agrave; m&ecirc;me les redevances, ce que le PQ semble proposer &agrave; l'heure actuelle. <br />
<br />
Finalement, en marge de toutes les cons&eacute;quences d&eacute;sastreuses qu'elle comporterait sur un horizon de moyen terme, la proposition du Parti qu&eacute;b&eacute;cois est truff&eacute;e d'incoh&eacute;rences... Disant vouloir rapidement rembourser la dette, Pauline Marois propose du m&ecirc;me souffle un nouveau gel des tarifs d'&eacute;lectricit&eacute;, ce priverait le poste budg&eacute;taire du remboursement de la dette d'une importante entr&eacute;e de fonds. En effet, les montants provenant du d&eacute;gel du bloc patrimonial doivent &ecirc;tre vers&eacute;es au Fonds des g&eacute;n&eacute;rations. De plus, nombre des sommes que contient le Fonds sont plac&eacute;es dans des obligations de long terme (aux rendements moins risqu&eacute;s) et ne peuvent &ecirc;tre imm&eacute;diatement r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es sans p&eacute;nalit&eacute;. Aucune pr&eacute;cision du c&ocirc;t&eacute; du PQ, d'ailleurs, sur la fa&ccedil;on d'assumer ces p&eacute;nalit&eacute;s.<br />
<br />
La position de Fran&ccedil;ois Legault et de la CAQ au sujet du Fonds des g&eacute;n&eacute;rations est quant &agrave; elle plus difficile &agrave; cerner. Tant&ocirc;t d&eacute;cri&eacute; par ses lieutenants, Fran&ccedil;ois Bonnardel en t&ecirc;te, tant&ocirc;t qualifi&eacute; par M. Legault lui-m&ecirc;me de &laquo; Fonds des illusions &raquo;, le Fonds fait d&eacute;sormais partie de la strat&eacute;gie de gestion de la dette de la CAQ, &agrave; en juger par leur cadre financier. J'imagine qu'il s'agit l&agrave; d'un aveu de la pertinence et de l'efficacit&eacute; de l'outil...<br />
<br />
Au final, j'esp&egrave;re que les Qu&eacute;b&eacute;cois, au moment de faire leur choix le 4 septembre prochain, garderont une chose bien en t&ecirc;te. En termes de gestion de la dette, le vieil adage ne tient pas: &laquo; the simplest is not always the best &raquo;... Les formules-chocs sont sujettes &agrave; mettre en p&eacute;ril l'&eacute;quit&eacute; entre les g&eacute;n&eacute;rations.]]></content>
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    <title>La réussite scolaire, seulement l'affaire des autres?</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1789266</id>
    <published>2012-08-16T09:54:41-04:00</published>
    <updated>2012-10-16T05:12:28-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Plus tôt au cours de la campagne électorale, la CAQ a pourtant dévoilé une imposante plateforme électorale, dans laquelle on retrouve l'intention de lutter contre le décrochage scolaire. À travers les 114 pages qui constituent la plateforme électorale du parti, ce que j'ai compris de la vision de la CAQ, c'est que le taux de diplomation au Québec est uniquement l'affaire des écoles, des structures, du gouvernement. Et donc, les solutions proposées ne visent que les écoles, les structures et le gouvernement.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[C'est une question de point de vue. Mais &ccedil;a m'&eacute;tonne toujours de constater que si peu de formations politiques abordent le r&ocirc;le des parents lorsqu'ils s'avancent sur le terrain de la r&eacute;ussite scolaire.<br />
<br />
Ah... si! En fait, Fran&ccedil;ois Legault l'a abord&eacute; plus t&ocirc;t hier, mais il a douloureusement rat&eacute; la cible en s'insurgeant contre &laquo; la belle vie &raquo; que m&egrave;nent les &eacute;tudiants et en adressant un &laquo;bl&acirc;me &agrave; l'endroit des valeurs que nous, comme parents, nous transmettons &agrave; nos jeunes&raquo;.  <br />
<br />
Le chef de la Coalition Avenir Qu&eacute;bec a formul&eacute; avec maladresse ces pr&eacute;jug&eacute;s en guise de propositions aux parents qu&eacute;b&eacute;cois. Il n'a cependant mis de l'avant aucune solution qui permettrait de mieux outiller les familles qui souhaitent faire partie int&eacute;grante de la r&eacute;ussite scolaire de leurs enfants. <br />
<br />
Plus t&ocirc;t au cours de la campagne &eacute;lectorale, la CAQ a pourtant d&eacute;voil&eacute; une imposante plateforme &eacute;lectorale, dans laquelle on retrouve l'intention de lutter contre le d&eacute;crochage scolaire. &Agrave; travers les 114 pages qui constituent la plateforme &eacute;lectorale du parti, ce que j'ai compris de la vision de la CAQ, c'est que le taux de diplomation au Qu&eacute;bec est uniquement l'affaire des &eacute;coles, des structures, du gouvernement. Et donc, les solutions propos&eacute;es ne visent que les &eacute;coles, les structures et le gouvernement. Au menu, entre autres, un horaire de 9 &agrave; 5 pour les &eacute;l&egrave;ves du secondaire, ce qui correspond &agrave; un ajout d'une heure &agrave; la journ&eacute;e d'&eacute;cole des adolescents. Une solution qui fait appel aux &eacute;coles, aux structures, au gouvernement.<br />
<br />
Mais qu'en est-il donc des parents, pourtant cibl&eacute;s par un Legault ciblant la pers&eacute;v&eacute;rance et les habitudes des adolescents?<br />
<br />
La CAQ propose d'allonger d'une heure la journ&eacute;e d'&eacute;cole des &eacute;l&egrave;ves du secondaire. Mais le probl&egrave;me, c'est qu'&agrave; l'&eacute;cole secondaire, il faut malheureusement g&eacute;n&eacute;ralement plus d'une heure afin de terminer ses devoirs. Il est donc illusoire de penser que cette p&eacute;riode de 60 minutes en milieu scolaire apr&egrave;s les cours permettra aux adolescents de passer outre la traditionnelle routine des devoirs et le&ccedil;ons, une fois arriv&eacute;s &agrave; la maison. Et c'est ici que de penser aux parents devient primordial.<br />
<br />
C'est justement en pensant aux parents qu'au jour 6 de la campagne, le parti lib&eacute;ral du Qu&eacute;bec s'est engag&eacute; &agrave; bonifier le programme d'Aide aux devoirs offert dans toutes les r&eacute;gions du Qu&eacute;bec, un programme lanc&eacute; par le gouvernement Charest en 2004. Il souhaite le faire au moyen de deux initiatives principales. D'une part, en y int&eacute;grant un volet d'aide aux parents, un service permettant de r&eacute;pondre aux questions que ces derniers sont susceptibles de se poser au moment d'aider leurs enfants dans la compl&eacute;tion de leurs travaux scolaires. Ce service pourrait notamment les conseiller et leur apporter des explications quant aux notions enseign&eacute;es en classe. D'autre part, en doublant les ressources financi&egrave;res accord&eacute;es &agrave; l'aide aux devoirs, notamment afin de rendre le programme plus flexible, l'adaptant ainsi aux horaires atypiques d'un nombre grandissant de familles. Les services seraient &eacute;galement augment&eacute;s substantiellement &agrave; l'approche des p&eacute;riodes d'examen, au moment o&ugrave; tant les &eacute;l&egrave;ves que leurs parents sont susceptibles d'en avoir le plus besoin.<br />
<br />
Ce sont donc deux visions compl&egrave;tement diff&eacute;rentes du r&ocirc;le des parents dans la r&eacute;ussite scolaire de leurs enfants qui sont pr&eacute;sent&eacute;es par la CAQ et le PLQ. Alors que le parti de Legault offre des solutions qui n'impliquent ni ne supportent les parents, les lib&eacute;raux, eux, font le pari d'en faire des partenaires clefs du cheminement de leurs enfants, qui se doivent de recevoir un soutien ad&eacute;quat... bien davantage que des reproches.  <br />
<br />
Apr&egrave;s tout, la r&eacute;ussite scolaire, ce n'est pas que l'affaire des autres!<br />
<br />
*** En terminant, m&ecirc;me en marge de mes critiques sur l'absence de propositions caquistes permettant de faire des parents des v&eacute;ritables partenaires de la r&eacute;ussite scolaire de leurs enfants, le projet de la CAQ sur l'heure additionnelle d'&eacute;cole par jour me semble bien difficile &agrave; r&eacute;aliser. Parmi les difficult&eacute;s &agrave; pr&eacute;voir, une telle id&eacute;e exige un effort de coordination substantielle en mati&egrave;re de transport scolaire, pour s'assurer de disposer qu'un bus jaune par &eacute;cole se retrouve sur les routes du Qu&eacute;bec &agrave; 9 heures et &agrave; 17 heures, 5 jours par semaine. Cela constitue un d&eacute;fi logistique de taille, notamment pour une formation politique qui a annonc&eacute; son intention d'abolir les commissions scolaires, la structure responsable de coordonner les all&eacute;es et venues des fameux bus.]]></content>
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    <title>Curieux été politique</title>
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    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1728121</id>
    <published>2012-08-01T09:54:47-04:00</published>
    <updated>2012-10-01T05:12:03-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Beaucoup d'acteurs politiques, parlementaires ou non, accaparent déjà une part enviable des discussions qui trouvent une niche dans le cyberespace. Les propos qui y sont tenus sont majoritairement teintés d'une couleur politique avouée. Qui pourrait en toute sincérité s'en étonner? 140 caractères, c'est très peu pour exprimer une pensée politique précise, nuancée et complète. Je serais portée à pousser la réflexion et à dire que c'est trop peu...]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[Curieux &eacute;t&eacute; politique qu'est le n&ocirc;tre... Il semble qu'un enjeu d&eacute;mocratique de l'heure soit le moment de l'entr&eacute;e de plusieurs &eacute;lus (ou aspirants &eacute;lus) sur les r&eacute;seaux sociaux. Peut-&ecirc;tre est-ce dans l'espoir que de telles entr&eacute;es favorisent la progression du d&eacute;bat d'id&eacute;es sur de nouvelles plateformes. Cependant, en constatant la tangente que prennent la grande majorit&eacute; des &eacute;changes qui s'y d&eacute;roulent, je commence sinc&egrave;rement &agrave; en douter. Je ne semble d'ailleurs pas<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/pierre-luc-brisson/campagne-electorale-reseaux-sociaux_b_1719608.html?utm_hp_ref=canada-quebec" target="_hplink"> &ecirc;tre la seule</a>.<br />
<br />
Cette nuance qu'on ne saurait d&eacute;tecter...<br />
<br />
Beaucoup d'acteurs politiques, parlementaires ou non, accaparent d&eacute;j&agrave; une part enviable des discussions qui trouvent une niche dans le cyberespace. Les propos qui y sont tenus sont majoritairement teint&eacute;s d'une couleur politique avou&eacute;e. Qui pourrait en toute sinc&eacute;rit&eacute; s'en &eacute;tonner? <br />
<br />
140 caract&egrave;res, c'est tr&egrave;s peu pour exprimer une pens&eacute;e politique pr&eacute;cise, nuanc&eacute;e et compl&egrave;te. Je serais port&eacute;e &agrave; pousser la r&eacute;flexion et &agrave; dire que c'est trop peu... En demandant l'entr&eacute;e en sc&egrave;ne des partis politiques et de leurs porte-&eacute;tendards sur Twitter, n'est-ce pas justement ce que l'on cautionne? Le fait que ces derniers s'adresseront &agrave; nous de fa&ccedil;on ultra-concise et invariablement politique?<br />
<br />
Certains manieront l'art du compromis &laquo; tweetesque &raquo; mieux que d'autres. En refusant de tomber dans les bagarres de ruelle, et en ne s'affranchissant pas des standards qu'ils s'imposeraient en rencontrant leurs adversaires politiques en personne. Ce genre de propos politiques engag&eacute;s qui s'inscrivent dans le respect fait d'ailleurs partie de la vie d&eacute;mocratique, virtuelle ou non. Ils sont d'ailleurs &agrave; la source de bien des d&eacute;bats qui ont par le pass&eacute; fait progresser nos soci&eacute;t&eacute;s. Ils y sont parvenus parce qu'ils avaient pour principal objectif de v&eacute;hiculer une proposition, une vision sur un enjeu. <br />
<br />
Par contre, au moment d'envoyer un &laquo; tweet &raquo;, il faut faire un choix. En 140 caract&egrave;res, pas d'espace pour &agrave; la fois proposer une politique publique ET d&eacute;truire une r&eacute;putation. <br />
<br />
En 140 caract&egrave;res, pas d'espace non plus pour justifier ses all&eacute;gations par des preuves. Mais facile, toutefois, de tomber dans les clich&eacute;s, dans les accusations par association. Cach&eacute;s derri&egrave;re un avatar, cloitr&eacute; chez soi &agrave; l'abri des regards, plus facile de r&eacute;diger des interventions vitrioliques et des commentaires des plus d&eacute;sobligeants. R&eacute;sultat : Les gens lancent parfois des propos qu'ils reprocheraient &agrave; leurs enfants d'avoir tenus dans une cour d'&eacute;cole. Vous voulez des exemples? <br />
<br />
On traite certains candidats pour des formations politiques de &laquo; restants &raquo;... et ensuite, on s'&eacute;tonnera que de plus en plus de personnes de qualit&eacute; refusent de se porter candidates dans le cadre de campagnes &eacute;lectorales. <br />
<br />
Dans les &eacute;changes interpersonnels, les caract&eacute;ristiques de &laquo; corrompus &raquo;, &laquo; menteurs &raquo;, &laquo; pilleurs &raquo; et &laquo; voleurs &raquo; sont syst&eacute;matiquement adress&eacute;s &agrave; des sympathisants de formations politiques. Mais on demandera &agrave; chacun de s'impliquer dans la sph&egrave;re d&eacute;mocratique et on dira vouloir encourager l'essor de toutes les options politiques.<br />
<br />
Mais quel paradoxe!<br />
<br />
Ce qui est &eacute;tonnant, c'est que la source de ce genre d'attaques personnelles et dirig&eacute;es converge souvent avec une bonne dose d'indignation contre le cynisme en politique. <br />
<br />
Cette ancienne politique souvent critiqu&eacute;e, elle avait de bons comme de mauvais c&ocirc;t&eacute;s. Je lui reconnais pour ma part le m&eacute;rite de ne pas avoir &laquo; normalis&eacute; &raquo; les attaques gratuites et non fond&eacute;es contre des individus, voire m&ecirc;me des militants, lanc&eacute;es sans justification. <br />
<br />
Les r&eacute;seaux sociaux ont de grandes vertus, notamment celle de permettre &agrave; chacun, militant ou pas, de partager ses pr&eacute;occupations, de s'informer et de transmettre des messages &agrave; nos d&eacute;cideurs entre les &eacute;ch&eacute;ances de 4 ans pr&eacute;vues au calendrier &eacute;lectoral. <br />
<br />
Les acteurs politiques les utilisent-ils pour se rapprocher des citoyens, ou pour mieux d&eacute;molir sur le plan personnel leurs adversaires en s'assurant du caract&egrave;re viral de la controverse qu'ils auront cr&eacute;&eacute;e? &Agrave; chacun d'y r&eacute;pondre en choisissant le style qu'il adopte.<br />
<br />
Mais que l'on cesse de faussement se d&eacute;soler du cynisme lorsqu'on l'alimente, 140 caract&egrave;res &agrave; la fois.]]></content>
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    <title>Pour ne pas oublier</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/Maripier Isabelle/tuerie-norvege_b_1694380.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1694380</id>
    <published>2012-07-23T08:07:33-04:00</published>
    <updated>2012-09-22T05:12:05-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Il y a près d'un an que ces images, ces voix et ces pleurs en provenance d'Utoya ont glacé le sang du monde entier. Mais malgré cette année qui s'est écoulée, nous ne devons pas oublier ces jeunes qui ont donné leur vie, malgré eux. Je pense sincèrement que nous devons honorer leur mémoire en saluant leur courage et en faisant ce même choix de l'engagement citoyen. L'engagement politique sert à exprimer nos rêves, nos idéaux, à relever nos défis.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[Je le sais, dans le climat politique actuel, qui semble sans contredit en galvaniser plus d'un, les mots &laquo; politiques &raquo; et &laquo; partisans &raquo; sont devenus indissociables. Mais laissons &agrave; plus tard cette analyse du niveau de partisanerie optimal dans le d&eacute;bat public pour revenir &agrave; l'essence de l'engagement politique. <br />
<br />
Parce qu'au-del&agrave; des traditionnelles escarmouches qui ponctuent le d&eacute;bat d&eacute;mocratique, au-del&agrave; des id&eacute;es qui s'entrechoquent, des individus qui s'invectivent -- pas toujours joliment, mais la majeure partie du temps sous le signe du respect -- et des partis qui s'envoient tour &agrave; tour au banc des accus&eacute;s, il y a des milliers d'anonymes. Au-del&agrave; des images que nous pr&eacute;sentent les m&eacute;dias -- nouveaux comme traditionnels -- de politiciens et des politiciennes au sommet de leur art et qui se consacrent corps et &acirc;me pour la soci&eacute;t&eacute; qu'ils souhaitent servir, il y a des milliers d'hommes et de femmes, jeunes et moins jeunes, qui s'impliquent au sein de partis politiques pour essayer, &agrave; leur fa&ccedil;on, d'am&eacute;liorer leur monde. Ils le font sans chercher la gloire, sans rien attendre en retour de leur engagement que le progr&egrave;s de leur communaut&eacute;. Ils alimentent les d&eacute;bats qui gardent leurs partis politiques en vie, ils sont &agrave; la source des petites comme des grandes r&eacute;formes qui marquent l'Histoire. Ils le font dans l'ombre. Sauf lorsque le pire survient...<br />
<br />
Il y a pr&egrave;s d'un an que ce pire, il a directement frapp&eacute; 319 jeunes engag&eacute;s, dont 77 ont perdu la vie et 249 autres ont &eacute;t&eacute; bless&eacute;s sur l'&icirc;le d'Utoya o&ugrave; ils &eacute;taient r&eacute;unis. Il a &eacute;galement transform&eacute; la vie des quelque 700 autres militants qui ont entendu retentir les coups meurtriers qui ont vol&eacute; la vie de trop de jeunes engag&eacute;s &agrave; leurs c&ocirc;t&eacute;s. Des jeunes qui avaient d&eacute;cid&eacute; de participer activement &agrave; la construction de l'avenir des leurs en faisant le choix de la politique, du d&eacute;bat d&eacute;mocratique. Un choix dont la noblesse appelle &agrave; ce que nous nous battions pour le faire triompher sur les intentions de ceux qui -- de la plus violente fa&ccedil;on qui soit -- d&eacute;cident de le menacer.<br />
<br />
Il y a pr&egrave;s d'un an que ces images, ces voix et ces pleurs en provenance d'Utoya ont glac&eacute; le sang du monde entier. Mais malgr&eacute; cette ann&eacute;e qui s'est &eacute;coul&eacute;e, nous ne devons pas oublier ces jeunes qui ont donn&eacute; leur vie, malgr&eacute; eux. Je pense sinc&egrave;rement que nous devons honorer leur m&eacute;moire en saluant leur courage et en faisant ce m&ecirc;me choix de l'engagement citoyen. <br />
<br />
L'engagement politique sert &agrave; exprimer nos r&ecirc;ves, nos id&eacute;aux, &agrave; relever nos d&eacute;fis. Elle permet &eacute;galement parfois d'affirmer notre m&eacute;contentement, nos questionnements. Des trag&eacute;dies comme celles dont nous avons c&eacute;l&eacute;br&eacute; l'anniversaire hier nous rappellent qu'il faudra toujours en respecter la grandeur. Le c&eacute;l&eacute;brer. Ne jamais laisser la violence, aussi brutale soit-elle, avoir le dessus sur lui.<br />
<br />
En Norv&egrave;ge, les jeunes travaillistes se sont relev&eacute;s de cette &eacute;preuve de la fa&ccedil;on la plus admirable qui soit; en s'unissant derri&egrave;re les valeurs de tol&eacute;rance et d'ouverture. Les Norv&eacute;giens ont choisi de continuer &agrave; se battre pour les principes en lesquels ils croient, et de le faire par le biais du d&eacute;bat d&eacute;mocratique et sous le signe du respect.<br />
<br />
Il s'agit l&agrave; d'une force inspirante, qui nous rappelle de toujours savoir reconna&icirc;tre la noblesse du d&eacute;bat politique. De le faire m&ecirc;me lorsqu'il nous para&icirc;t moins agr&eacute;able ou trop pr&eacute;sent.<br />
<br />
T&acirc;chons de ne jamais oublier Utoya.]]></content>
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    <title>Célébrer le 1er juillet</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/Maripier Isabelle/celebrer-le-1er-juillet_b_1642108.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1642108</id>
    <published>2012-07-02T00:42:15-04:00</published>
    <updated>2012-08-31T05:12:07-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Célébrer le 1er juillet, c'est célébrer un peuple, une histoire, des sacrifices accomplis par des générations d'hommes et de femmes qui ont donné ce qu'ils ont de meilleur pour leur pays. Des hommes et des femmes qui ont fait résonner de par nos frontières leurs valeurs de tolérance, de démocratie, de compassion, d'altruisme, d'ouverture.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[Le jour o&ugrave; vous verrez une majorit&eacute; de f&eacute;d&eacute;ralistes qu&eacute;b&eacute;cois se r&eacute;pandre en insultes sur le Qu&eacute;bec sur les r&eacute;seaux sociaux, faites-moi signe. Je serai la premi&egrave;re &agrave; m'indigner... Surtout un 24 juin. Le manque de respect, d'un c&ocirc;t&eacute; comme de l'autre, n'est &agrave; mon sens jamais justifi&eacute;...<br />
<br />
C'est pourquoi je me demande sinc&egrave;rement comment les Qu&eacute;b&eacute;cois qui &eacute;prouvent ou bien un sentiment d'appartenance, ou bien de la fiert&eacute;, ou bien les deux, &agrave; l'&eacute;gard de leur nationalit&eacute; canadienne devraient accueillir sans broncher les insultes et les &eacute;tats d'&acirc;me d'une frange virulente d'ind&eacute;pendantistes chaque 1er juillet que la vie nous apporte? <br />
<br />
M&ecirc;me si votre coll&egrave;gue de travail ne vous pla&icirc;t pas, m&ecirc;me si vous r&ecirc;vez en secret qu'il soit mut&eacute; &agrave; l'autre bout du monde, iriez-vous jusqu'&agrave; l'insulter all&egrave;grement sur les r&eacute;seaux sociaux le jour de son anniversaire? Pour &ecirc;tre certains de partager &agrave; l'univers entier votre m&eacute;pris &agrave; son &eacute;gard pendant la journ&eacute;e qui devrait &ecirc;tre vou&eacute;e &agrave; le c&eacute;l&eacute;brer?<br />
<br />
Je comprends que la question nationale en soit qui fasse typiquement appel &agrave; notre coeur, &agrave; nos tripes. Que ce soit ou non l'axe par lequel nos d&eacute;bats politiques s'orchestrent, il se trouvera toujours une foule de Qu&eacute;b&eacute;cois pour qui ce d&eacute;bat prendra des proportions d&eacute;mesur&eacute;es. Mais d&eacute;mesure et manque de respect ne sont pas synonymes. <br />
<br />
C&eacute;l&eacute;brer le 1er juillet, c'est c&eacute;l&eacute;brer un peuple, une histoire, des sacrifices accomplis par des g&eacute;n&eacute;rations d'hommes et de femmes qui ont donn&eacute; ce qu'ils ont de meilleur pour leur pays. Des hommes et des femmes qui ont fait r&eacute;sonner de par nos fronti&egrave;res leurs valeurs de tol&eacute;rance, de d&eacute;mocratie, de compassion, d'altruisme, d'ouverture. Des hommes et des femmes qui se sont faits ambassadeurs de la coop&eacute;ration, de la collaboration, de la protection des diff&eacute;rences et de leur mise en valeur. <br />
<br />
C&eacute;l&eacute;brer le 1er juillet, c'est &eacute;galement c&eacute;l&eacute;brer notre capacit&eacute;, &agrave; conjuguer la diversit&eacute;. Ce pays s'est b&acirc;ti sur la volont&eacute; des Canadiens de miser sur les forces des uns parce qu'elles pallient les faiblesses des autres, qui &agrave; leur tour et selon les &eacute;poques, peuvent &eacute;galement s'av&eacute;rer &ecirc;tre des atouts. C'est l&agrave; la philosophie du f&eacute;d&eacute;ralisme. S'unir pour franchir pour relever les d&eacute;fis qui nous font face, et miser sur l'ouverture et sur la confiance pour progresser. <br />
 <br />
Ce pays, je le consid&eacute;rerai toujours &ecirc;tre le mien. Ce pays, je suis fi&egrave;re d'en faire partie, un sentiment que je n'exigerai toutefois jamais des autres qu'ils le partagent &agrave; tout prix. Mais je r&ecirc;ve tout de m&ecirc;me du jour o&ugrave; l'on sera collectivement en mesure, peu importe nos opinions politiques, de laisser cours aux c&eacute;l&eacute;brations d'un grand peuple, de son histoire, de sa force. Sans m&eacute;pris. Sans ironie. <br />
<br />
En attendant, je suis fi&egrave;re de me joindre aux c&eacute;l&eacute;brations de ce 1er juillet. <br />
Bonne F&ecirc;te du Canada!<br />
<br />
<HH--236SLIDEEXPAND--236151--HH>]]></content>
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    <title>Comment détourner l'attention en quatre syllabes? Ou la face cachée des crédits d'impôt...</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://quebec.huffingtonpost.ca/Maripier Isabelle/face-cachee-credit-impots_b_1603755.html"/>
    <id>tag:www.huffingtonpost.com,2012:/theblog//3.1603755</id>
    <published>2012-06-18T00:00:03-04:00</published>
    <updated>2012-08-17T05:12:10-04:00</updated>
    <summary><![CDATA[Les quatre syllabes « crédit d'impôt » ont le pouvoir de détourner l'attention, à un tel point qu'elles pourraient permettre à un éléphant de se faufiler au milieu du salon sans créer d'émoi. Certains groupes l'ont compris et l'ont habilement exploité. Les leaders étudiants ont ainsi défoncé une porte qui avait été entrouverte par le gouvernement.]]></summary>
    <author>
        <name>Maripier Isabelle</name>
        <uri>http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/</uri>
    </author>
    <content type="html" xml:lang="en" xml:base="http://www.huffingtonpost.com/Maripier Isabelle/"><![CDATA[Alors que la session parlementaire se termine pour laisser place &agrave; une saison estivale typiquement propice aux longues r&eacute;flexions, je propose un retour sur un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre dans les derni&egrave;res semaines. Mais si le d&eacute;bat public a permis de le traiter en surface, certains d&eacute;tails sont malheureusement rest&eacute;s dans l'ombre... <br />
<br />
La majorit&eacute; des &ecirc;tres humains ont la m&ecirc;me r&eacute;action devant la th&eacute;orie de la relativit&eacute; et les formalit&eacute;s li&eacute;es &agrave; l'imp&ocirc;t : ils laissent les professionnels s'y attaquer. <br />
<br />
Les quatre syllabes &laquo; cr&eacute;dit d'imp&ocirc;t &raquo; ont donc le pouvoir de d&eacute;tourner l'attention, &agrave; un tel point qu'elles pourraient permettre &agrave; un &eacute;l&eacute;phant de se faufiler au milieu du salon sans cr&eacute;er d'&eacute;moi. <br />
<br />
Certains groupes l'ont compris et l'ont habilement exploit&eacute;. Leur nouvelle proposition pour financer le gel des droits de scolarit&eacute;? <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/31/impasse-dans-les-ngos-sel_n_1559622.html" target="_hplink">R&eacute;duire substantiellement le cr&eacute;dit d'imp&ocirc;t pour droits de scolarit&eacute; et frais d'examens</a>. Apr&egrave;s tout, quel meilleur moyen de s'assurer que personne n'ait envie de fouiller les d&eacute;tails d'une suggestion que de l'orchestrer autour de man&oelig;uvres fiscales obscures? <br />
<br />
Adoptant la philosophie du &laquo; tout ou rien &raquo;, les leaders &eacute;tudiants ont d&eacute;fonc&eacute; une porte qui avait &eacute;t&eacute; entrouverte par le gouvernement. Ils l'ont fait en s'effor&ccedil;ant de souligner la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; de leur d&eacute;marche : renoncer &agrave; un avantage fiscal en &eacute;change d'une politique de droits de scolarit&eacute; artificiellement bas et fixes.<br />
<br />
Certes, leur proposition correspond &agrave; se priver, en tout ou en partie, d'une aide financi&egrave;re gouvernementale qu'ils toucheront au moment de payer leurs imp&ocirc;ts ou de faire leur entr&eacute;e sur le march&eacute; du travail. &laquo; Cette aide arrive au mauvais moment. C'est lors de la rentr&eacute;e scolaire que les &eacute;tudiants ont besoin d'&ecirc;tre &eacute;paul&eacute;s pour acquitter leurs frais de scolarit&eacute; &raquo;, diront certains. Solution : troquer le cr&eacute;dit d'imp&ocirc;t pour une annulation de la hausse des droits de scolarit&eacute;. Une mesure &agrave; co&ucirc;t nul, qui permet &agrave; l'argent d'arriver chez les &eacute;tudiants au <em>bon</em> moment. C'est tellement simple qu'on se demande pourquoi personne n'y a pens&eacute; plus t&ocirc;t!<br />
<br />
Mais voil&agrave;, tout n'est pas si simple. Voyons-y de plus pr&egrave;s. <br />
<br />
Le cr&eacute;dit d'imp&ocirc;t pour frais de scolarit&eacute; ou d'examen permet &agrave; chaque Qu&eacute;b&eacute;cois de soustraire de ses revenus imposables toute d&eacute;pense associ&eacute;e &agrave; l'inscription &agrave; une formation postsecondaire reconnue, tous les frais d'examen visant &agrave; obtenir une certification ou un droit de pratique professionnelle ainsi que toute d&eacute;pense permettant d'adh&eacute;rer ou de maintenir son adh&eacute;sion &agrave; un ordre ou &agrave; un regroupement professionnel. Il permet donc d'aider une population beaucoup plus vaste que les seuls &eacute;tudiants universitaires. <br />
<br />
Ceux qui d&eacute;cident de suivre une formation reconnue par l'&Eacute;cole nationale des pompiers du Qu&eacute;bec ou offerte par l'&Eacute;cole nationale de police du Qu&eacute;bec, pour lesquelles la facture atteint entre 7500$ et 18 000$ en b&eacute;n&eacute;ficient. Les &eacute;l&egrave;ves de l'&Eacute;cole de danse du Qu&eacute;bec, qui d&eacute;fraient 2500$ pour chacune des ann&eacute;es de leur formation (sans compter les droits d'inscription) en b&eacute;n&eacute;ficient. Les &eacute;tudiants de l'&Eacute;cole nationale de l'humour, dont les &eacute;tudes entra&icirc;nent des frais de 10 000$ &agrave; 14 000$, ceux inscrits &agrave; une formation en sonorisation et en conception sonore &agrave; laquelle sont associ&eacute;s des co&ucirc;ts de pr&egrave;s de 13 000$, les futurs avocats inscrits &agrave; l'&eacute;cole du Barreau dont la facture tournera autour de 4000$, pour ne nommer que ceux-l&agrave;, re&ccedil;oivent &eacute;galement une aide financi&egrave;re du gouvernement gr&acirc;ce au cr&eacute;dit d'imp&ocirc;t.<br />
<br />
&laquo; L'effort &raquo; des associations &eacute;tudiantes qui sont pr&ecirc;tes &agrave; sacrifier le cr&eacute;dit d'imp&ocirc;t pour frais de scolarit&eacute; et d'examen pour geler les droits de scolarit&eacute; <em>universitaires</em> devrait donc &eacute;galement &ecirc;tre support&eacute; par ces &eacute;tudiants qui ont opt&eacute; pour une formation professionnelle ou technique. On leur demanderait ironiquement d'y consentir afin de permettre aux frais de scolarit&eacute; de leurs homologues universitaires de ne pas augmenter, mais sans  qu'eux ne re&ccedil;oivent rien en retour. Un rapport co&ucirc;t-b&eacute;n&eacute;fice peu all&eacute;chant, m&ecirc;me pour un altruiste... Beaucoup moins all&eacute;chant, d'ailleurs, que l'offre faite par le gouvernement de diminuer le cr&eacute;dit d'imp&ocirc;t de 20% &agrave; 16,5% afin de financer des mesures d'aide financi&egrave;re aux &eacute;tudes (AFE). Contrairement au gel des droits de scolarit&eacute;, l'AFE b&eacute;n&eacute;ficie &agrave; toutes les cat&eacute;gories d'&eacute;tudiants de niveau postsecondaire.<br />
<br />
Ce d&eacute;bat sur les droits de scolarit&eacute; universitaires, qui a occup&eacute; tant d'espace dans notre quotidien ce printemps, met en lumi&egrave;re une tendance lourde : les discussions portant sur l'accessibilit&eacute; aux &eacute;tudes demeurent centr&eacute;es autour du sempiternel d&eacute;bat &laquo; gel-d&eacute;gel &raquo; qui ne cible que les universitaires. Sympt&ocirc;me d'une triste d&eacute;valorisation sociale des formations qui n'impliquent aucun passage par l'universit&eacute;? &Agrave; l'oppos&eacute;, les avenues de r&eacute;flexion que repr&eacute;sentent la bonification de l'Aide financi&egrave;re aux &eacute;tudes, le remboursement proportionnel au revenu des pr&ecirc;ts accord&eacute;s &agrave; tous les &eacute;tudiants postsecondaires, la publicisation des mesures d'aide d&eacute;j&agrave; disponibles (parmi lesquelles le fameux cr&eacute;dit d'imp&ocirc;t pour frais de scolarit&eacute; et d'examen et le R&eacute;gime enregistr&eacute; d'&eacute;pargne-&eacute;tudes) permettent d'inclure tous les &eacute;tudiants : ceux du secteur professionnel, ceux du secteur technique, et ceux qui font le choix de l'universit&eacute;.<br />
<br />
&Agrave; l'heure o&ugrave; le Qu&eacute;bec fait face &agrave; l'important d&eacute;fi de la pers&eacute;v&eacute;rance scolaire, la valorisation de tous les types de cheminement est pourtant on ne peut plus n&eacute;cessaire.<br />
<br />
<em>La suite dans un prochain billet...</em><br />
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<HH--236SLIDEEXPAND--229963--HH><br />
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<HH--236SLIDEEXPAND--233169--HH><br />
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<HH--236SLIDEEXPAND--232821--HH>]]></content>
    <link href="http://i.huffpost.com/gen/628872/thumbs/s-STUDENT-LOAN-DEBT-JUMPS-mini.jpg" type="image/jpeg" rel="enclosure"/>
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