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Gabriel Rossi

Étudiant à la maîtrise

Lorsque j'étais jeune, je passais des heures à regarder le ciel: l'eau couler des nuages, le scintillement des étoiles, la puissance des orages; je voulais tout comprendre. C'est la dimension mystique de la science m'attirait : comment la géométrie explique les flocons de neige, qu'est-ce que la relativité du temps, d'où vient l'origine de la vie, etc. La biochimie m'apparaissait comme une belle porte d'entrée. L'université me dégoûta rapidement. Plutôt que de former des esprits capables de réflexion et de créativité, l'institution forme des travailleurs, des étudiants qui compétitionnent pour le meilleur emploi, comme des souris dans un labyrinthe. J'ai abandonné les sciences après l'obtention de mon diplôme. Le sport a aussi joué un rôle déterminant dans mon éducation, surtout les arts maritaux. À 21ans, j'ai donc décidé d'aller vivre en Thaïlande pour faire une carrière de boxeur professionnel. Ce style de vie m'a permit de voyager énormément, j'ai combattu en Australie, en Chine, à Singapore. Dans la solitude du guerrier, je me suis tourné vers la spiritualité et la lecture se transforma en véritable passion. Les livres ont remplacé la science dans ma quête de vérité. Il m'arrivait souvent de me sentir comme si, dans le peu de gens qui me comprenaient, la grande majorité était des auteurs enterrés depuis longtemps. Il y a deux ans, je me suis retiré des combats pour retourner aux études, en création littéraire cette fois. Ce n'est qu'une question de temps avant que je finisse ma maîtrise et que je publie mes premiers livres. J'espère que vous les lirez.
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Jésus de Pâques

Lorsque j'expose l'absurdité de la religion, je n'enlève rien aux enseignements de Jésus ou de n'importe quel prophète. Même que je dirais à n'importe quel fervent religieux de se tourner vers les enseignements et non vers l'institution. Si Jésus revenait parmi nous, il serait le premier à se dissocier de l'Église, à critiquer ouvertement le Vatican, à promouvoir un style de vie plus simple, moins de technologies et d'écrans, plus de connexions entre humains.
14/04/2012 09:37 EDT

Vive la bonne musique!

Si vous prenez le métro, vous les avez déjà vus. Téléphone en main, écouteurs «plugger» dans les oreilles, rien ne peut les distraire de leur partie d'Angry Birds, pas même une femme enceinte qui vient d'entrer, à qui ils devraient céder leur siège. Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me rend fou. Isolés dans leur petit monde, inconscients de leur entourage, personne ne leur a dit que pour connecter avec le monde, il suffit d'ouvrir les yeux et de sourire. À chaque fois, je formule le même souhait dans ma tête: j'espère au moins qu'ils écoutent de la bonne musique.
14/03/2012 11:02 EDT
CP

L'éducation en grève

Nous appelons maintenant «éducation» tout ce qui est du domaine de la «formation». La différence? Éduquer, c'est pousser à la réflexion, former l'esprit, faire des citoyens capables de critique sociale. Une société qui n'éduque pas ses élèves, mais qui les forme pour le marché du travail, c'est une société en déclin intellectuel. C'est une société qui se moque de ses citoyens en nommant un sénateur analphabète, qui demande aux pauvres de payer plus pour ses services tout en continuant de réduire les impôts pour les compagnies multimillionnaires.
28/02/2012 10:42 EST
ap

UFC ou la mort des arts martiaux

La première et la plus importante des valeurs transmises par les arts martiaux est le Respect, que j'écris ici avec une majuscule. Pour vendre le sport aux amateurs de lutte organisée, les promoteurs du UFC demandent à leurs combattants de s'insulter lors des conférences de presse, d'entretenir de véritables sentiments haineux envers leur adversaire. Une mise en scène ridicule qui rend l'amateur partisan de cette haine.
21/02/2012 11:52 EST
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Jeune, en santé et atteint du cancer

Accepter la mort n'a rien de facile, notre culture est incapable de reconnaître cette importante étape de la vie. Plutôt que d'aborder le sujet comme nous le faisons avec la naissance, nous refusons d'en parler, nous tournons la tête avec l'audace de la refuser, comme si cela n'existait pas. Nos idoles restent jeunes, sinon on les refait de silicone.
12/02/2012 08:06 EST