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François L. Paradis

Essayiste et traducteur

Originaire de Sept-Îles, François Paradis habite toutefois Montréal depuis maintenant près de vingt ans. Très tôt, il s'intéresse à l'actualité et, avide d'information, dévore tous les journaux et périodiques qui lui tombent sous la main. Il s'attaque ensuite aux philosophes des Lumières qui, de Rousseau à Montesquieu en passant par Hobbes et Locke, influenceront sa pensée libérale ainsi que son adhésion à la cause républicaine. Passionné de voyages, l'auteur se la coule douce en Provence quand il apprend avec horreur et stupéfaction la nouvelle du massacre perpétré en juillet 1995 à Srebrenica. La couardise démontrée par les Nations Unies en Bosnie de même que lors du génocide rwandais survenu l'année précédente lui inspire donc une question : combien de victimes le sort aurait-il épargnées si les prudents incapables qui nous gouvernent avaient lu Machiavel, Sun Tzu, ou encore Von Clausewitz? De cette réflexion émerge un essai (L'acerbe leçon) qui, en compagnie d'autres textes rédigés subséquemment, paraîtra en 2010 dans un recueil intitulé Franc-parler. Après une carrière passée dans les services financiers, il gagne dorénavant sa vie en tant que traducteur et publie dans un blogue ses observations de la scène politique, économique et sociale contemporaine.
Perry Mastrovito via Getty Images

Le libre arbitre

L'opinion publique québécoise semble évoluer plutôt par élimination que par illumination. Au cours d'un processus tristement anti-cartésien, la population adopte méthodiquement des idées saugrenues avant de rejeter ces dernières pour de moins pires étourderies puis enfin se résigne, presque par dépit, à faire siennes celles qui triomphent ailleurs.
03/01/2015 09:02 EST
Getty

Poing de salut

Contrairement aux prémisses de son analyse, le temps joue définitivement en faveur des unionistes. Parce que le conservatisme d'un électorat augmente en fonction de son âge, il se fait déjà très tard pour la cause souverainiste.
11/06/2014 01:54 EDT
ASSOCIATED PRESS

L'acerbe leçon

L'homme est un animal social. Il éprouve un profond sentiment d'appartenance à l'égard de ses semblables. Son instinct le pousse à valoriser un trait distinctif de sa personne qui, d'une part, le lie à ses congénères et, d'autre part, les différencie ensemble de leurs rivaux.
08/05/2014 11:47 EDT
shutterstock

La loi et le désordre - Francois Paradis

Une société qui accorde sa révérence à la primauté du Droit repose sur un principe fondamental selon lequel l'État exerce le monopole de la force. Le sage emploi de cette prérogative constitue assurément la plus délicate responsabilité qui incombe au législateur.
10/01/2014 12:03 EST
Getty

Le double langage - François Paradis

Le dilemme de l'instruction au Québec ne consiste pas à se demander si elle devrait être dispensée dans la langue de Molière ou dans une autre, mais plutôt si elle doit être obligatoire ou non. Tant que les recteurs universitaires se targueront d'octroyer des diplômes aux détenteurs d'un analphabétisme vernaculaire, l'éducation y demeurera, à l'évidence, facultative.
09/12/2013 12:08 EST

L'attribut de la tribu - François L. Paradis

Celui qui s'apitoie sur son sort risque de demeurer insensible à la souffrance d'autrui. L'incapacité des Canadiens d'expression française à s'imaginer dans un rôle autre que celui de victime influence leur perception des événements marquants de l'Histoire.
10/11/2013 11:05 EST
Shutterstock

L'amère Indien - François L. Paradis

La rencontre des civilisations provoque un choc d'une telle violence que les partis impliqués parviennent rarement à se tirer indemne de l'expérience. Dans pareilles circonstances, la vénération de coutumes archaïques menace la postérité, car apprivoiser le changement s'avère l'unique planche de salut des peuples en proie aux bouleversements technologiques. Tôt ou tard, les aborigènes devront faire face à l'impitoyable loi de la Nature : s'adapter ou mourir, évoluer ou disparaître.
18/10/2013 12:07 EDT
Getty

Le capital politique

Les politiciens ne savent compter que les votes. Leur horizon de placement ne s'étend pas plus loin que la date du prochain scrutin. Les savants calculs électoraux qu'ils effectuent les incitent à financer des programmes ne servant ultimement que leurs propres ambitions; la formule gagnante consistant à détourner l'argent de l'ensemble des contribuables afin de soudoyer une majorité d'entre eux.
08/10/2013 11:41 EDT
Getty

L'Afrique et le fric

Il existe une forte corrélation entre le succès démographique d'une société et la complexité de sa structure économique. Nomade, agraire, ou industrialisé, le mode de vie adopté par ses habitants détermine la densité de population du territoire recensé. Or, les dons en provenance de l'étranger entraînent des distorsions systémiques qui défavorisent la viabilité d'une communauté.
17/09/2013 12:18 EDT
Shutterstock

Guère de religion

Dieu n'existe pas, le corps des hommes n'héberge point d'âme et aucune force surnaturelle ne s'oppose au hasard dans la mise en œuvre de leur destin.
03/09/2013 10:51 EDT