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Alain-G. Gagnon

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes, UQAM

Alain-G. Gagnon est depuis 2003 titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes www.creqc.uqam.ca basée à l’Université du Québec à Montréal. De 1982 à 2003, Il a précédemment enseigné aux universités Queen’s, Carleton et McGill.

Politologue de réputation internationale, les travaux du professeur Alain-G. Gagnon portent sur les petites nations (Québec, Catalogne, Pays basques), le nationalisme, le fédéralisme comparé et le comportenent électoral Ces travaux ont été traduits dans près d’une vingtaine de langues. Il s’est mérité plusieurs honneurs dont le Prix Trudeau 2010, le Prix d’excellence de la Société québécoise de science politique, le Prix Josep Maria Vilaseca i Marcet de la Catalogne, le Prix Santander de l’Université Carlos III de Madrid et le Prix Marcel Vincent de l’ACFAS. Il a été élu membre de la Société royale du Canada en 2008.

Il vient de publier aux Presses de l’Université Laval L’âge des incertitudes : essais sur le fédéralisme et la diversité nationale Il dirige aussi trois importantes collections respectivement chez Québec Amérique, Boréal et aux éditions Peter Lang à Bruxelles.
AP

Harper, la clé de voûte de la stratégie souverainiste

Depuis l'élection des Conservateurs à Ottawa en 2006, les forces souverainistes, toutes tendances confondues, peinent à dépasser les 40%. La stratégie est simple: ne pas prendre de front les forces souverainistes tout en donnant de l'espoir aux forces fédéralistes. La division du vote souverainiste a empêché l'élection mardi dernier d'un gouvernement majoritaire péquiste au Québec.
07/09/2012 11:01 EDT
CP

Les risques d'éclatement du PLQ

Le PLQ s'était fait connaître au début des années 1960 par la mise en place de programmes sociaux, de réformes majeures en éducation assorties d'une politique d'accessibilité aux études postsecondaires ainsi que par la défense des intérêts du Québec au sein de la fédération. En s'éloignant des principes et des politiques qui lui avaient donné un profond ancrage dans la société québécoise, le parti est devenu méconnaissable pour bon nombre de ses électeurs naturels.
30/08/2012 11:36 EDT
CP

De Charest à Legault : La phase II de la réingénierie de l'État

François Legault ne s'en cache pas, il veut poursuivre la réingénierie de l'État que Jean Charest avait dû abandonner devant l'opposition massive que son projet avait suscitée. Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) a au moins l'honnêteté d'afficher ses couleurs contrairement à Jean Charest qui avait gardé le silence sur ses véritables intentions au cours de la campagne électorale de 2003. C'est ce qui avait fait dire à toutes les organisations syndicales et tous les groupes populaires qui avaient pris la rue : « Nous n'avons jamais voté pour ça ».
25/08/2012 11:54 EDT
PC

L'effet Marois et le vote des femmes

Depuis sa fondation, en 1968, le Parti québécois a toujours eu de la difficulté à obtenir une pluralité d'appuis auprès des Québécoises, que ce soit sous le leadership de René Lévesque, de Pierre-Marc Johnson, de Jacques Parizeau ou de Bernard Landry. Or, pour l'électorat féminin, le premier enjeu est d'ordre social, devançant nettement la question nationale. Pauline Marois semble être parvenue à lever l'embâcle qui empêchait une adhésion massive des électrices à son parti.
17/08/2012 04:28 EDT
CP

L'équation canadienne

Sous le leadership de Jean Charest, les Québécois ont surtout été les témoins de l'insouciance de son gouvernement au chapitre des relations fédérales-provinciales. Il y a bien eu quelques escarmouches (marchés financiers, loi sur les jeunes contrevenants, transferts en santé, contrôle des armes à feu), mais dans l'ensemble les relations fédérales-provinciales ont été négligées.
14/08/2012 02:56 EDT
Getty

Mettre fin à la corruption: une responsabilité collective

Lorsque le premier ministre récite comme une litanie la longue liste des initiatives de son gouvernement pour combattre la corruption, il devrait avoir l'honnêteté de remercier le Parti québécois, l'ADQ et Québec solidaire sans oublier les médias qui lui ont montré du doigt les problèmes et l'ont forcé à corriger certaines des lacunes les plus criantes.
08/08/2012 11:47 EDT
PC

Avantage Legault

Au premier jour de la campagne, le chef de la CAQ a su exploiter avec efficacité le talon d'Achille du PLQ en présentant son projet de Loi 1, un plan d'action pour mettre en échec la collusion et la corruption qui seraient devenues systémiques sous les Libéraux de Jean Charest. François Legault a frappé un grand coup en recrutant Jacques Duchesneau, un homme-clé qui jouit d'une grande popularité dans la lutte anti-corruption mais qui est aussi réputé pour ses déclarations intempestives.
05/08/2012 09:46 EDT
PC

Notes de campagne

La campagne électorale est maintenant lancée. Les attentes de la population québécoise varient d'une région à l'autre, d'une communauté linguistique à l'autre, d'un segment de la société à l'autre. Loin des enjeux des élections précédentes portant sur l'identité et les accommodements raisonnables (2008, 2007), la réingénierie de l'État (2003, 1998), la question nationale (1994) les partis politiques en lice tentent d'imposer LEUR propre enjeu de la campagne.
02/08/2012 04:10 EDT