Arielle Grenier

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Il est temps de se responsabiliser!

Publication: 1/03/2012 23:32

Pour une société, il est plus facile de « surfer » sur la vague du... socialement acceptable que sur la vaguelette du socialement responsable. Voilà ce que nous disons!

Les patriotes de 1837 se sont battus pour l'avènement d'un gouvernement responsable et représentatif de sa population, pour une société où la libre expression et le droit de parole ont préséance sur l'imposition de la pensée unique et de la violence pour exprimer son point de vue. Nous, membres des étudiants socialement responsables, disons que si nous voulons conserver pour les générations à venir nos programmes sociaux, notre régime de rente, nos soins de santé, nos services d'éducation nous nous devons chacun d'entre nous, aujourd'hui, à quelque poste que nous soyons dans la société, d'agir de façon responsable c'est-à-dire d'assumer notre part de responsabilité financière.

Exiger que les moins nantis absorbent indéfiniment le déficit du financement universitaire sans que nous ne mettions la main dans nos poches est carrément inacceptable parce qu'injuste. Les étudiants du Québec doivent aussi accepter d'aider la société pour assurer la suite du monde... Il est difficile d'accepter de payer une facture, alors que nous étions habitués à ne pas y allouer plus sur notre budget. C'est difficile d'accepter qu'un service réclame plus de nos poches, chers collègues étudiants, mais le temps est venu de prendre nos responsabilités. L'Aide financière aux Études apportera 118 millions à ceux qui en auront besoin. Le tiers de la hausse prévue (1625) ira directement dans l'Aide financière aux Études. Est-ce juste de dire que cette hausse servira les intérêts des moins nantis? Nous croyons que oui!

Si l'on considère qu'un étudiant universitaire gagnera en moyenne entre 600 000 et 1 000 000 de dollars de plus au courant de sa vie que n'importe quel diplôme du secondaire: il faut aussi considérer que l'éducation c'est rentable. Les études universitaires ne sont pas seulement rentables au niveau monétaire, mais également au niveau de l'apprentissage de connaissances. Les jeunes étudiants devraient pouvoir comprendre la valeur de leur éducation et cesser d'imposer à la population de payer plus de 60% de leur éducation. Actuellement, 83% de la facture n'est pas payée par les étudiants : on calcule ici l'argent des contribuables, mais également des dons. Il est impensable de leur en demander toujours plus en haussant leurs impôts. Le principe est le suivant: lorsque nous avons conscience de la valeur d'un objet ou d'un service, nous nous sentons beaucoup plus responsables face à ces derniers.

De dire que le gouvernement, les administrations universitaires doivent mieux administrer les budgets qui leur sont alloués est reconnu de tous, mais ceci ne doit pas être un argument pour nous cacher de nos responsabilités. Après les garderies à 7$, l'échec de la construction, les problèmes de gestions du Régime des Rentes du Québec, nous, étudiants du Québec, devons montrer l'exemple. Nous avons la responsabilité de nous responsabiliser avant de demander aux autres de le faire. Nous avons l'occasion parfaite de démontrer que la jeunesse désire faire sa part, mais aussi, qu'elle le fait en ne repoussant pas indéfiniment le problème aux générations futures. Pour assurer la suite du monde, il faut que chaque étudiant puisse comprendre qu'il détient une part de responsabilité dans la dette future du Québec.

Nous tenons à remercier les contribuables de déjà payer une grande partie de notre éducation et acceptons fièrement d'aussi faire notre part. Nous sommes d'accord qu'il est difficile de ramer à contre-courant contre le socialement acceptable, mais nous avons parié sur le socialement responsable.

 
Pour une société, il est plus facile de « surfer » sur la vague du... socialement acceptable que sur la vaguelette du socialement responsable. Voilà ce que nous disons! Les patriotes de 1837 se ...
Pour une société, il est plus facile de « surfer » sur la vague du... socialement acceptable que sur la vaguelette du socialement responsable. Voilà ce que nous disons! Les patriotes de 1837 se ...
 
 
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04:08 sur 31/03/2012
Cette hausse va permettre aux jeunes de voir les priorités et de mieux gérer leur argent... Ils seront donc, plus autonomes... Pour ce qui est de moi je suis conscient que je vais avoir des sacrifices à faire afin de pouvoir y accéder et que je vais devoir emprunter dans un établissement financier... À la fin par contre je vais en être fier... Et malheureusement je suis très ouvert avec les opinions d'autrui mais dans cette problématique je me demande réellement dans quelle direction le Québec se dirige. Sa reste tout de même dommage que certaine personnes regardent seulement les effets en surface de cette hausse et ne prennent pas le temps de creuser plus en profondeur pour voir les effets à long termes de si la hausse passe pas... Il est donc temps d'agir responsablement et de payer cette minime hausse qui débutera l'année prochaine. Sur ce je vous laisse et je te remercie encore Arielle pour ton article... Je te félicite !
23:31 sur 31/03/2012
C'est étrange mais dans votre argumentation, vous ne faites référence qu'à vous-même «je-me-moi», comme si vous étiez Monsieur-Madame-Tout-Le-Monde et que vous êtes vous-même toute la population étudiante simultanément et que la vie de chaque individu dans la société (ou chaque étudiant) a le même train de vie que la vôtre.

Ensuite, veuillez bien définir vos fameux «effets en surface» et les «profondeurs» que certains ne comprenneraient pas. Parce que moi, je ne sais pas de quoi vous parlez, malgré que je prend le temps de vous lire attentivement. J'aimerais avoir la lanterne bien éclairée, SVP.
04:07 sur 31/03/2012
Bonjour Madame Grenier,
Je tien tout simplement à dire qu'Il est très courageux de ta part de montrer le verseau de la médaille comme tu l'a si bien dit NOUS nageons à contre-courant... Au moins, je peux en être fier, car moi au moins je ne participe pas à augmenter la dette du Québec... Puisque chaque journée de grève coûte entre 5 millions et 8 millions de dollars... Nous allons donc être prit avec une hausse des frais de scolarité à payer mais aussi vos parents et les miens devront payer tous les coûts associés aux manifestations (déplacement de la police, les grabuges, les programmes qui seront mis en place pour que les cours reprennent VIE, etc. Sincèrement la hausse a passé il est temps que les étudiants commencent à prendre leur responsabilités en payant un certain pourcentage de leurs étude... Je pense que payer 17% de la valeur de nos études ce n'est pas la tête à Papineau... Nous devons nous considérer chanceux d'avoir accès aussi facilement à une éducation supérieur... Nous devons continuer dans la même voie pour l'avenir du Québec. Je pense que le problème est tout simplement que nous les jeunes ont veut tout avoir alors, nous gérons mal nos priorités et certains tente de faire passer certaines dépenses tel l'éducation sur le dos des contribuables... À suivre...
16:51 sur 26/03/2012
En dernier lieu, socialement responsable, on peut tous l'être, et ce, sans payer davantage. Le MESRQ devrait plutôt se nommer: Mouvement des Étudiants FINACIÈREMENT Responsable du Québec.
16:51 sur 26/03/2012
Salut Arielle,

Je suis enchanté que tu prennes à coeur la société québécoise et que tu souhaites l'aider à préserver ses acquis en sacrifiant une part substantielle de ton salaire.

Comme toi, je veux me battre pour garder nos services sociaux, le régime des rentes, l'éducation et les soins de santé. Par contre, notre pensée diverge dans la méthode dont il faut mener le combat. Je ne crois pas qu'une hausse des frais de scolarité aidera notre société. La société québécoise a besoin d'un nombre grandissant d'étudiant universitaires, techniques et professionnels aussi. La hausse des frais de scolarité diminuera l'accès aux universités et, du coup, des postes resteront vacants, même si beaucoup continuent à avoir accès à l'université. La hausse haussera aussi l'endettement étudiant. Je ne crois pas que ce soit très responsable d'endetter davantage notre population, qui, même si on préserve à la sueur de nos fesses notre régime des rentes, n'arrivera pas à y cotiser avant un bon bout de temps! C'est aussi d'augmenter son risque de maladie si on lui fait porter le stress d'une dette. Je ne crois pas non plus qu'il faille augmenter les impôts, mais plutôt en augmenter les palliers.

Et sinon, quel est le rapport avec le combat des patriotes? Cette petite introduction n'a aucun rapport avec ce qui la suit directement, ni avec le reste du texte. Je soupçonne ici qu'on ait tenté d'amadouer le lecteur en supposant une relation quelquonc entre les honorables patriotes et le MESRQ.
00:44 sur 25/03/2012
Corrigez moi si je me trompe, mais les Patriotes ils se battaient pas pour l'indépendance? Et j'aimerais ajouter que tu as beaucoup plus de talent pour communiquer tes idées à l'écrit qu'à l'oral... Ensuites, les étudiants ont proposé certaines solution pour hausser le financement des universités sans toutefois aller chercher l'argent dans les poches des étudiants ou des contribuables! C'est simplement que notre gouvernement (avec toute la corruption qui y règne) ne demandera jamais d'argents aux plus riches, comme Paul Desmarais avec sont terrain à 1$ sans taxes ni impôts, et ce simplement par ce que dans une société comme la nôtre le gouvernement favorise les compagnies et les plus riches au détriment du peuple.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ethrop
micro-bio-tic
23:36 sur 31/03/2012
aie!.. mais quelle naïveté désolante!!!!
19:14 sur 06/03/2012
Que 125 000, étudiants et élèves du Québec rouspètent et fassent la grêve et réclament que le privilège d'accéder à une diplômation leur soit réservé d'office et au moindre coût.
Est-ce gâterie? je ne sais.
Mais il me semble voir là une génération amère criant et réclamant que plus de plus de bonbons leur soient présentés en bec.
Je me demande. Combien de ces jeunes protestaires prennent le métro chaque matin, à partir de 5h30, pour se rendre travailler, entre des milliers d'immigrés, dans les usines et shops de Montréal? Il est vrai que ceux-là sont d'un autre monde. On prélève sur leur salaire, au taux minimum, un pourcentage. Ils sont à cepoint petit qu'ils auront à payer davantage pour n'importe quelle classe priviligiée.
18:04 sur 07/03/2012
Vaudrait mieux vous renseigner, monsieur.

Ils sont plus que vous ne le croyez à travailler à temps plus que partiel pour joindre les deux bouts. Et quels types d'emplois croyez-vous qu'ils occupent?!? Pour le tiers d'entre eux, le travail à 'temps partiel' est la principale cause de prolongation des études.

"La proportion d'étudiants qui occupent un emploi à temps partiel au cours de leurs études a plus que doublé depuis une trentaine d'années, et bon nombre d'entre eux travaillent plus de 20 heures par semaine, souligne la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ), qui milite contre la hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement Charest.

Selon les résultats d'une recherche réalisée par la FEUQ, le taux d'emploi en cours d'études des étudiants à temps plein de 20 à 24 ans est passé de 25 % en 1978-1979 à près de 55 % depuis le début des années 2000.

Les étudiants de premier cycle universitaire travaillent en moyenne 18,7 heures par semaine, et pour une forte proportion d'entre eux, soit 41 %, ils travaillent plus de 20 heures par semaine.

Ces longues heures de travail amènent bon nombre d'étudiants à allonger leurs études. Citant des données de 2009, la FEUQ affirme que le travail à temps partiel est la principale cause de la prolongation des études pour près du tiers des étudiants occupant un emploi. "

http://carriere.jobboom.com/actualites/2012/01/18/19261861.html
00:57 sur 08/03/2012
Tout emploi même modeste pave la voie à l'autonomie, créé des opportunités porteuses; quant aux études c'est l'affaire de toute une vie. Prendre le temps est aussi une affaire de réflexion et de grâce essentiels à notre monde.
22:47 sur 04/03/2012
Suis-je la seule à éprouver un fort malaise à la lecture de cette phrase "pour assurer la suite du monde, il faut que chaque étudiant puisse comprendre qu'il détient une part de responsabilité dans la dette future du Québec." Nous devons donc nous endetter individuellement pour pallier à l'endettement collectif ?!? Ça ne tient pas la route. Je trouve que madame Grenier manque de créativité. Il existe d'autres alternatives que d'aller chercher dans les poches de personnes dont le revenu moyen s'élève à environ 12 000 dollars. Vive l'Islande. http://lexpansion.lexpress.fr/economie/islande-chez-les-sans-culottes-en-laine-polaire_284690.html
03:21 sur 04/03/2012
Pour être la fille d'un candidat libéral, je vous trouve tout de même courageuse de ruiner ainsi votre réputation personelle pour le restant de vos jours en répandant les mêmes arguments sophistes, erronés et totalement vide de toute responsabilité sociale comme le font ceux qui vous méprisent en contrôlant vos ficelles de marionnette du PLQ. Bravo!

Le Québec ne vous oubliera jamais.
14:21 sur 03/03/2012
Les frais de scolarité sont un facteur sur le plus grand facteur qui sont l'enjeu des finances publiques. La nouvelle la plus importante cette semaine est que le gvt du PLQ à encore une fois plus dépensé que son budget, http://www.journaldemontreal.com/2012/03/01/budget-defonce-de-3-milliards Je suis parfaitement d'accord quand Éric Duhaime dit que le PLQ tient le fort contre les étudiants car ceux-ci ne vote pas contrairement au personne agée, je suis d'accord aussi avec Éric Duhaime lorsqu'il affirme que les jeunes paieront plus d'impôt que leur parent pour payer les services de l'état que eux n'auront pas.
Ce que je reproche au mouvement étudiant est qu'il ne confronte pas le gvt sur sa faiblesse, au lieu d'augmenter les frais de scolarité, pourquoi ne pas mettre un ticket modérateur à l'hôpital, pourquoi dire oui à toutes les demandes syndicales des employés de l'état, le gvt du PLQ à dit oui à toutes les demandes de la CSN pour les CPE, 6 semaines de vacances après 15 ans tandis que les infirmières c'est 6 semaines après 25 ans, ALLO !!!!!!. Que dire du traitement de nos personnes âgés en CHLD
Les frais de scolarité sont seulement un enjeu donc la question la plus importante est qu'elle sacrifice voulons nous faire en tant que société pour ne pas ressemblé à la Grèce.
06:55 sur 03/03/2012
Je suis d'accord pour annuler les frais de scolarité si:
On interdit les iPhones, les autos, les Pub étudiant dans les universités
Sans ça vous êtes des enfants gâter
20:25 sur 04/03/2012
Je crois que vous entretenez beaucoup de préjugés à l'égard des étudiants universitaires. D'abord, ce ne sont pas tous les étudiants qui ont des iPhones et des voitures. Ensuite, comme nous ne sommes pas dans un régime totalitaire, il est normal que les étudiants puissent aller socialiser dans les Pubs étudiants. Avez-vous déjà été jeune? Enfin, hausser les frais de scolarité implique un plus grand endettement des étudiants après leurs études. Est-ce si responsable de forcer l'endettement d'une génération qui devra déjà assumer une hausse des coûts associés à la santé de ses aînés?
07:24 sur 05/03/2012
Je crois aussi que vous avez beaucoup de préjuger sur la société , l'argent ne pousse pas dans les arbres et une dette pour ces études sera la plus belle dette que tu aura de ta vie, car c'est elle qui te rapportera le plus.
02:41 sur 03/03/2012
"Faire sa juste part" n'est pas un argument et pas plus le fait que les étudiants qui auront un diplôme universitaire gagneront davantage par la suite. Justement, en gagnant davantage, ces étudiants paieront leur juste part en payant davantage d'impôt. Ça ne donne rien de risquer de faire baisser l'accès à l'éducation. Prioriser l'éducation c'est s'assurer que chaque étudiant puisse prioriser les études sans devoir quémander à leurs parents et devoir travailler outre-mesure pendant leurs études.
06:50 sur 03/03/2012
L'éducation est déjà une des très grande priorité de l'état, il faut juste que les étudiants fassent leur part, c'est tout. Le Québec offre déjà les coûts les plus bas en Amérique alors vous chialer le ventre plein
21:49 sur 12/03/2012
Monsieur,
Le Québec offre les plus bas frais de scolarité, oui, mais le plus haut taux d'imposition aussi. Ne réalisez-vous pas que en privant les futurs étudiants d'aller à l’université, l'État lui-même se prive de revenus ?! Pas besoin d'une maîtrise en économie pour s'en apercevoir. La "juste part" sera payée de toute façon par l'impôt du million de dollars que l'étudiant fera de plus, car bien sûr, il fera 1 million de dollars de plus, comme tous les étudiants universitaires. L'université est un investissement pour l'État en premier lieu, puisque ce sont ses étudiants qui paieront les taxes et impôts les plus élevés.

Également, depuis quand valorise-t-on les dettes ? La banque du Canada affirme que les ménages sont surendettés à 120% et vous osez affirmez que ce sera une belle dette ?! Ces étudiants endettés vont acheter leur première maison beaucoup plus tard que ce qu'il se fait présentement, et très probablement l'économie et le marché immobilier en prendra un coup.

Je ne suis pas étudiant, mais simple citoyen qui "paie sa juste part" et qui veut voir la nouvelle génération en santé et pas criblée de dettes monstres. Si la situation d'étudiants endettés vous réjouit, nos opinions divergent fermement en ce point.
20:09 sur 02/03/2012
«Nous tenons à remercier les contribuables de déjà payer une grande partie de notre éducation et acceptons fièrement d'aussi faire notre part.»

Cette différenciation entre les étudiants et les «contribuables» n'a pas lieu d'être. L'étudiant d'aujourd'hui est le contribuable de demain, et le contribuable d'aujourd'hui a probablement été l'étudiant d'hier.

L'impôt permet justement à l'étudiant-contribuable de payer rétroactivement l'éducation de qualité qu'il a pu recevoir, au moment où il en a les moyens. La progressivité de notre système d'impôt au Québec nous permet même de tendre vers une plus grande justice sociale: les plus riches en paient davantage que les plus pauvres. En ce sens, il est faux d'affirmer que nous «[exigeons] que les moins nantis absorbent [...] le déficit du financement universitaire.» En effet, les étudiants d'aujourd'hui feront largement leur «juste part» dans leur vie, car comme vous le mentionnez, «un étudiant universitaire gagnera en moyenne entre 600 000 et 1 000 000 de dollars de plus au courant de sa vie que n'importe quel diplôme du secondaire.» Vous savez combien ça représente en impôt? Beaucoup plus que l'augmentation des frais de scolarité présentement souhaitée par le gouvernement libéral (et par la Coalition avenir Québec).

☼ Soyons collectivement responsable ☼

Sylvain Bérubé, Sherbrooke
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
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19:21 sur 02/03/2012
Je crois qu'il y a un peu d'espace pour une contribution légèrement supérieure des étudiants à leur éducation. Car c'est vrai que le pourcentage a baissé avec le temps. Jadis nous payions proportionnellement plus, en proportion du coût réel.

Mais attention avec ce discours de responsabilisation qui sonne très libéral. Car le fait de porter un tel message haut et fort ouvre toute grande la porte à la déresponsabilisation de l'État. Le risque c'est de diriger les étudiants vers l'utilitarisme économique. Les professions les plus payantes seront donc les plus recherchées. La recherche du gros salaire, pour parler simplement.

À ceci, j'oppose la créativité intellectuelle propre à ceux qui ouvrent des portes nouvelles. C'est ça toute l'idée de l'Université: ouvrir son esprit vers la connaissance, par l'acquisition d'une discipline de l'esprit qui convient à chaque individu.

Assurons-nous que les étudiants continuent de payer un coût modeste pour leurs études, afin de conserver cette liberté créative, et la porter vers la société toute entière. Le discours des étudiants qui veulent payer plus parce qu'il vont faire de l'argent plus tard éteint l'universalité de l'Université, si je puis dire.
17:48 sur 02/03/2012
Il serait temps d'arrêter d'abuser du mot responsabilité.
18:27 sur 03/03/2012
En effet, l'utilisation de l'expression "socialement responsable", en plus d'être démagogique, laisse sous-entendre le monopole de la virtue et de la vérité.
16:53 sur 02/03/2012
Et d'ailleurs: "Exiger que les moins nantis absorbent indéfiniment le déficit du financement universitaire sans que nous ne mettions la main dans nos poches est carrément inacceptable parce qu'injuste. "

Non mais vraiment, c'est fort! Bravo! Augmentons de 1625$ les frais de scolarité, pour éviter que les moins nantis absorbent indéfiniment le déficit du financement universitaire! C'est qui selon vous, les "moins nantis"? Les pauvres, les gens sur le bien-être social, ceux qui gagnent le salaire minimum? Ils paient justement moins d'impôts parce qu'ils sont pauvres, en espérant que cet aspect-là ne change pas (on ne sait jamais avec les Libéraux :o) Et aussi, les étudiants!! Des tonnes d'études le prouvent! Donc, quand vous dites "nous", vous parlez des étudiants plus fortunés qui peuvent se permettre cette hausse, ce qui n'est vraiment pas le cas de tous! Mais ce sera compensé par une bonification des prêts...génial. Plus d'endettement. Et permettez-moi de vous dire ceci: lorsqu'un gouvernement qui a voulu couper 103 millions dans les prêts et bourses pas plus tard qu'en 2005 nous dit qu'il va bonifier ces mêmes prêts et bourses, je dois avouer qu'un doute gros comme l'éléphant dans la pièce m'assaillit soudainement...