Annick Vigeant

RECEVEZ LES NOUVELLES DE Annick Vigeant
 

Sur les vieux partis et le bipartisme

Publication: 31/07/2012 11:43

On entend beaucoup parler ces temps-ci de «vieux partis» et de bipartisme. Il faudrait absolument mettre fin à cette alternance, que l'on dit sans fin. À tout prix! Quitte à élire un parti sans aucune expérience... Mais pour quelles raisons exactement? Dans cette perspective bipolaire, on oppose le Parti libéral du Québec au Parti Québécois. Or, certaines considérations s'imposent dans cette vision simpliste.

D'abord, le Parti libéral du Québec existe depuis 1867. On peut à juste titre le qualifier de «vieux». Le Parti Québécois, quant à lui, a été créé en 1968. Historiquement parlant, c'est un parti plutôt jeune... C'est aussi le parti qui, en quatre mandats, a le plus contribué à faire avancer le Québec grâce à ses idées fraîches. Des exemples? La loi 101, la SAAQ, les MRC, le BAPE, la CSST, la Commission des normes du travail, la Régie du logement, les CPE, les Carrefours jeunesse emploi, les CLD, la Paix des Braves, et j'en passe des tonnes!

Ce que beaucoup de gens ignorent, c'est que le Parti Québécois est un parti démocratique. C'est donc un parti en constant renouvellement. Les idées viennent de la base, des militants, et donc des citoyens. Et tout le monde peut y faire une différence. Par conséquent, c'est un parti qui reste près du peuple et de ses revendications. C'est un parti près des travailleurs, des familles, des gens comme vous et moi. Et c'est surtout un parti de convictions, qui se bat pour les intérêts supérieurs du Québec, et non pour des intérêts personnels. Quand tu aspires à faire un pays, tu bâtis solide!

C'est aussi pour cette raison que je ne crois pas qu'on favorise une simple alternance de partis en élisant le Parti Québécois. Avec le bouillonnement d'idées qui lui est propre, le débat constant, le parti avance à grands pas. Après neuf années d'opposition, c'est à un nouveau parti que nous avons affaire, un nouveau programme, une nouvelle chef, une nouvelle conjoncture. Un parti 100% 2012, 100% tourné vers l'avenir! Pourquoi pensez-vous que les Léo Bureau-Blouin, Pierre Duchesne, Daniel Breton, Réjean Hébert ont décidé de s'y joindre? Parce que c'est un parti profondément ouvert et progressiste qui peut changer les choses!

L'expérience est un atout majeur pour le Parti Québécois. Pauline Marois est en politique depuis plus de 30 ans. Elle a touché à différents ministères. Elle a négocié des ententes constitutionnelles avec Ottawa, notamment lors de la création des commissions scolaires linguistiques. Elle connaît les rouages. Dès le premier jour d'un mandat, elle saura exactement où diriger les forces du parti pour réaliser le programme, par ailleurs très ambitieux. Et elle sera à la tête d'une solide équipe, composée de représentants de tous âges et de tous horizons. L'espoir, il est là!

Les neuf dernières années de gouvernement libéral nous ont mené au cynisme. On en est venu à ne plus croire en la chose politique, à ne plus croire aux promesses, à ne plus croire en la possibilité de changer les choses. Jean Charest a réussi à nous convaincre de nouveau qu'on était nés pour un petit pain, qu'on n'avait pas les moyens de nos ambitions. Il a érigé le copinage et la corruption en système d'État. Et il l'a fait avec un tel mépris, une telle arrogance, jusqu'au point où tout le monde a perdu confiance en nos possibilités.

Il faut aussi se rappeler que dans le système actuel, seul le Parti Québécois a la possibilité de remplacer le gouvernement de Jean Charest. Et que si le Parti Québécois est élu, le système pourra enfin changer. Ce qui n'est pas au programme, les citoyens pourront le proposer grâce aux référendums d'initiative populaire. On est tellement habitués au contraire qu'on a oublié que c'était possible, un gouvernement à l'écoute de ses citoyens! Mais ce l'est! Et il est à portée de vote!

Loading Slideshow...
  • Léo Bureau-Blouin

  • Yves Lavoie

  • Léo Bureau-Blouin

  • MarioDumont

  • Robert Plouffe

  • brassard patrick

  • Michel Rochette

  • Chantal Gagnon

  • Dominique Noel

  • Alec Castonguay

  • DAN ROZO

  • Le fin renard

  • Léo Bureau-Blouin

  • Radio-Canada Info

  • Paul-Maxime Corbin

  • christian latreille

  • Stephane Laporte

  • Québec solidaire

  • Jason Keays

  • Thierry Bruyère

  • karl blackburn

  • Mathieu Leduc-Hamel

  • Benoit Séguin

  • Daniel Thibault

  • Jean-PhilippeTittley

  • Sarah Shirley

  • Michel Rochette

  • HuffPost Québec

  • Dan Bigras

  • Alec Castonguay

  • Camille Grenier

  • Jean-PhilippeTittley

 

Suivre Annick Vigeant sur Twitter: www.twitter.com/AnnickVigeant

Suivre Du Québec
 
 
Les commentaires sont clôturés pour cette entrée.
Afficher tout
Favoris
Date de publication  | 
Popularité
17:39 sur 01/08/2012
Vous auriez due ajouter: Ce message est approuvé par le Parti Québécois
00:44 sur 02/08/2012
Ça vous fâche car ce qu'elle a écrit est vrai. Vous essayez donc de discréditer son billet avec une fausse accusation de partisanerie. Belle effort, ma chère.
07:09 sur 02/08/2012
L'auteure est militante péquiste et travaille pour le PQ, on est un peu loin de l'analyse ou l'opinion d'un tiers objectif vous trouvez pas? C'est indiqué quelque part sur son billet? Vous trouvez ça transparent? Il me semble que quand on dénonce le cynisme, la moindre des choses c'est de faire preuve de transparence...Ça me fâche pas, ça m'attriste.
13:06 sur 01/08/2012
« C'est aussi le parti qui, en quatre mandats, a le plus contribué à faire avancer le Québec grâce à ses idées fraîches »

Vous oubliez la révolution tranquille, les années soixante, amorcé par le gouvernement libéral de Jean Lesage.
photo
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
12:11 sur 01/08/2012
Très belle analyse, qui nous ramène à la notion du changement pour le chgangement.
Le Pq a bien sur le défaut de ses qualités... la démocacie interne y est souvent tatillonne, chacun se crois un peu le/la chef...
Le Parti Québécois se voulait être et est toujours une grande coalition des pressés pas pressés, des plus à gauche les moins à gauche et dans toutes les déclinaisons..,
Et c'est ainsi que ça doit être,
Les Fédéralistes ont choisis leur camp, un sel camp
On ne peut pas avoir 32 partis qui se disent souverainistes d'abord, social démocrate ensuite... ou Socialeux en premier pis souverainiste parce qu'il faut bien ..
Il sera toujours temps, quand le pays sera la de parler gauche droite ou millieu de nule part
On avait voulu une grande coalition, On l'a et c'est pas le temps de s'ebahir devant la photo de l'employé du mois
C'est le temps de passer à go pis de collecter
17:41 sur 01/08/2012
C'est pas une analyse, c'est une pub pour le PQ!
08:38 sur 01/08/2012
Je pense que votre papier serait différent si vous aviez quelque peu lu sur la démocratie interne du PQ (lire Éric Montigny ainsi que Pierre Cloutier). Et, entre un an (ON) ou six ans (QS) et les quarante-quatre ans du PQ et presque cent-cinquante ans du PLQ, il y a une différence assez importante! Ces deux derniers sont effectivement des vieux partis!
15:33 sur 31/07/2012
Laisser- moi deviner ........ vous êtes militante péquiste ....et je suis certain que vous avez rédiger ce texte sans aucun parti pris....:)
14:03 sur 31/07/2012
Excellent billet, félicitations !
12:26 sur 31/07/2012
Le PQ n a pas de programme, il n a
Que quelques idees et un referendum.JE suis independentistes,mais demain matin je diirais Non,dans l etat actuel des finances du Quebec.Tout ce que veut mme Marois c est le pouvoir.Je vous predis la premiere phrase le lendemain des electios, on ne pensait pas que les finances etaient dans un pareil etat.
22:46 sur 31/07/2012
Jean Charest veut le pouvoir, François Legault veut le pouvoir, Amir Kadir veut le pouvoir, pourquoi est-ce mal que Pauline Marois veuille le pouvoir? Il faut avoir le pouvoir pour diriger et peut-être aussi effacer la dette!