Il est plutôt surréaliste de voir les libéraux jouer les vierges offensées ces jours-ci sur la supposée volonté du ministre Breton de politiser le BAPE.
Cet organisme compte six membres à temps plein nommés par le gouvernement. Son président jusqu'à tout récemment, Pierre Renaud, aurait d'abord été pressenti par le Parti libéral comme candidat dans Chomedey en 2007 avant d'être nommé au BAPE.
Son vice-président de 2007 à 2012, Pierre Fortin, était de son côté un ancien attaché politique du PLQ. Quant aux quatre autres membres du BAPE qui sont toujours en poste, trois d'entre eux sont d'anciens employés du PLQ et l'autre a été candidate à l'investiture du Parti libéral en 1994, tout en ayant fait des dons substantiels au PLQ au fil des ans.
Tous les membres nommés au BAPE par le Parti libéral y étaient donc associés de très près.
Qui sont les deux nouveaux membres nommés par le ministre Breton? Louis-Gilles Francoeur, un journaliste spécialisé en environnement, et Pierre Baril, le directeur général d'un consortium sur la climatologie régionale et l'adaptation aux changements climatiques. Deux hommes qui ont comme point commun d'avoir à cœur l'environnement, et non l'allégeance politique.
Donc, dans les faits, c'est plutôt à une dépolitisation et à une professionnalisation du BAPE à laquelle on assiste! Et, qui sait, c'est peut-être pour cette raison que les libéraux en font si grand cas. Qu'un ministre de l'Environnement se préoccupe enfin d'environnement semble en indisposer plus d'un dans les deux principaux partis d'opposition.
Et si la seule intention du PLQ était de se débarrasser d'un ministre se préoccupant un peu trop d'environnement? Ou peut-être simplement de détourner l'attention de la commission Charbonneau qui les écorche à vif?
Disons qu'il y aurait matière à bien des commissions parlementaires sur les agissements des libéraux au cours des 9 dernières années. Si j'étais à leur place, je me garderais une petite gêne...
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Qui fait quoi à l’Assemblée Nationale?
Lorsqu’il est question de politique, les Québécois distinguent aisément les tâches qui reviennent à la première ministre, aux députés, aux ministres et aux porte-paroles en matière de ceci ou de cela. Par contre, fort peu nombreux sont ceux qui connaissent l’utilité du whip, le concept de leader parlementaire ou le nom de l’actuelle protectrice du citoyen. Voici donc une présentation de quatre fonctions parlementaires des députés, de cinq personnes désignées par l’Assemblée et du plus haut dignitaire sur le plan protocolaire au Québec.
Président de l'Assemblée nationale
Actuellement: Jacques Chagnon, député de Westmount-Saint-Louis
C’est à lui que les députés s’adressent lors de leurs interventions à l’Assemblée. Ses tâches principales consistent à arbitrer les séances, s’assurer du bon déroulement des travaux, protéger les droits des députés, préparer les prévisions budgétaires et représenter l’Assemblée dans ses rapports avec d’autres gouvernements. N’ayant pas droit de vote, sauf en cas d’égalité des voix, il cesse d’appartenir à son groupe parlementaire, dès qu’il entre en fonction.
Présidents de caucus
Sylvain Pagé, député de Labelle (gouvernement) et Geoffrey Kelly, député de Jacques-Cartier (opposition officielle)
Le caucus de chaque parti est constitué de l’ensemble des députés qui siègent à l’Assemblée sous la bannière de ce parti. Choisis par le chef de leur groupe parlementaire, les présidents de caucus établissent l’ordre du jour et dirigent les réunions de leurs caucus respectifs. Ils doivent entre autres s’assurer que tous les sujets prévus sont examinés et que le temps qui leur est alloué soit respecté.
Whip
Marjolain Dufour, Député de René-Lévesque (gouvernement) et Laurent Lessard, député de Lotbinière-Frontenac (oppostion officielle)
Signifiant «fouet» en anglais, le mot «whip» représente la fonction disciplinaire du parti. Aidé d’adjoints, le whip s’assure que les députés manifestent une solidarité parlementaire, veille à ce qu’ils soient suffisamment nombreux à l’Assemblée et en commission (surtout les jours de votes), note le nom de ceux qui interviennent pendant les débats et remplit diverses fonctions touchant aux aspects matériels de la vie de ses collègues.
Leader parlementaire
Stéphane Bédard, député de Chicoutimi (gouvernement) et
Pierre Moreau, député de Châteauguay (opposition)
Possédant une connaissance approfondie des règles et coutumes parlementaires, il est le principal stratège et conseiller en la matière. En plus d’assurer un lien entre le Conseil des ministres et l’Assemblée, il a l’exclusivité de certains actes de procédures tels que la motion d’ajournement de l’Assemblée (qui met fin aux travaux d’une séance) ou la motion de renvoi en commission d’un projet de loi pour son étude détaillée.
Directeur général des élections - Jacques Drouin
Responsable des élections provinciales (générales et partielles), municipales, scolaires et des référendums, il supervise la délimitation des circonscriptions électorales, la liste électorale permanente, le dépôt des bulletins de vote, leur dépouillement et la proclamation des résultats. Il veille également au contrôle du financement des partis politiques et des dépenses électorales, en plus d’avoir le devoir d’informer les électeurs de leurs droits électoraux.
Commissaire au lobbyisme – François Casgrain
Assurant la surveillance des activités de lobbyisme exercées auprès des titulaires de charges publiques, tels que les ministres, les députés et leur personnel, le Commissaire au lobbyisme effectue les inspections relatives à toute contravention aux dispositions de la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme ou du Code de déontologie des lobbyistes qu’il a élaboré.
Commissaire à l’éthique et à la déontologie – Jacques Saint-Laurent
Il guide les députés au sujet de leurs obligations concernant les incompatibilités de fonctions, les conflits d’intérêts, les dons et les avantages. De sa propre initiative ou à la demande d'un député, il peut faire des vérifications ou des enquêtes pour déterminer si des manquements au Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée ont été commis par un député ou un membre du Conseil exécutif.
Protectrice du citoyen - Raymonde St-Germain
Elle prévient et corrige les erreurs ou les injustices commises à l’égard de toute personne ou groupe de personnes en relation avec un ministère, un organisme du gouvernement du Québec ou une instance du réseau de la santé et des services sociaux. Dans le meilleur intérêt des citoyens, elle peut proposer des modifications aux lois, règlements, directives et politiques administratives, ou à tout projet concernant ces matières. Même si elle ne dispose d’aucun pouvoir de contrainte, plus de 95 % de ses recommandations sont acceptées.
Vérificateur général – Michel Samson (par intérim)
Exerçant un contrôle parlementaire sur les fonds et autres biens publics, il communique aux principaux intéressés ses constatations, ses commentaires et ses recommandations. Son apport consiste à promouvoir une reddition de comptes à la fois rigoureuse et transparente. Il vise à améliorer les pratiques de gestion à l'échelle gouvernementale. Depuis 2008, il vérifie également les livres et comptes des entités des réseaux de la santé, des services sociaux, de l’éducation et des organismes sans but lucratif qui gravitent autour de ces réseaux. Il a aussi la responsabilité de réaliser des mesures d’évaluation de l’efficacité et de la performance des sociétés d’État.
Lieutenant-gouverneur – Pierre Duchesne
Représentant de la Couronne et reconnu comme le plus haut dignitaire sur le plan protocolaire, il a la tâche de nommer le premier ministre, les membres du Conseil exécutif (ministres) sur recommandation du premier ministre, ainsi que les juges des cours du Québec. Il est également responsable de la ratification des décrets du gouvernement, de la sanction des lois, en plus de veiller à la convocation, la prorogation et la dissolution de l'Assemblée nationale.
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Et Péquiste.
Breton est un peu Équarri à la hache. Attendez de voir ce qu'il a dit, selon les témoins et il y en a plusieurs. Il devait se faire aller le mâche patate pas mal fort pour avoir au-delà de 50 témoins.
Ceci étant dit, cette ingérence était nécessaire puisque le BAPE était fortement politisé au temps des libéraux et se devait d'être remis sur les bons rails: Les évaluations sur les impacts environnementaux.
Dans ce sens, je vois d'un très bon oeil la nomination 1) d'un journaliste crédible qui connait les dossiers et a dû faire preuve d'objectivité durant sa carrière 2) D'un spécialiste de la climatologie et des changements climatiques.
Au delà de cette légère ingérence, nous aurons désormais l'espoir d'avoir de vraies évaluations sur les impacts environnementaux des projets.
Il y a actuellement un surpoids de considérations économiques et j'adhère entièrement à ce qu'on débatte réellement des impacts d'un projet à d'autres niveaux.
Nous ne serons donc pas surpris dans les prochains mois de voir se répéter "La revanche des vierges" et j'ose espérer que la première ministre ne se sentent pas dans l'obligation de museler son ministre de l'environnement pour gagner des sondages et des votes futurs, pour se ranger du côté du populisme qui règnent actuellement ou pour se garantir l'appui de l'opposition.
Est-ce que ça enlêve la légitimité au PLQ, qui a été élu par des Québecois pour défendre le Québec, de dénoncer ce qui doit l'être?
Ce qu'il a fait est mal. Un point c'est tout.
A lui de subir les conséquences.
Et je remercie tout les députés qui le dénonce en notre nom.
Et puis... soyons honêtes... y'a des politiciens ont perdu leur poste pour moin que ça
Demande à Mr Charest lui même.
Ton billet est l'équivalent des pleurs réguliers des politiciens et ne vaut pas plus
De la propagangde pur et simple
PQ ---
"Louis-Gilles Francoeur, un journaliste spécialisé en environnement, et Pierre Baril, le directeur général d'un consortium sur la climatologie régionale et l'adaptation aux changements climatiques. Deux hommes qui ont comme point commun d'avoir à cœur l'environnement, et non l'allégeance politique."
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PLQ----
Pierre Renaud, aurait d'abord été pressenti par le Parti libéral comme candidat dans Chomedey en 2007 avant d'être nommé au BAPE.----
Pierre Fortin, était de son côté un ancien attaché politique du PLQ. Quant aux quatre autres membres du BAPE qui sont toujours en poste, trois d'entre eux sont d'anciens employés du PLQ et l'autre a été candidate à l'investiture du Parti libéral en 1994, tout en ayant fait des dons substantiels au PLQ au fil des ans.
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En ce qui me concerne il y a toute une différence entre les deux et c'est bien tant mieux!
Précisons que le Bape est un organisme de consultation. Certes, son opinion a du poids et pour augmenter sa crédibilité, le Bape devrait être complètement apolitique, y compris dans sa composition.
Ce qui, en bout de ligne devrait se traduire par une non ingérence absolue du monde politique et, à plus forte raisons, du ministre de l'environnement et de ses mandarins.
En tentant de s'ingérer dans les affaires du Bape, le ministre lui a indiqué clairement que sa crédibilité passait, avant tout, par lui. Si cela n' est pas une forme de dictature, dites- moi ce que c'est. Qu'elle que soit votre réponse, si les faits qui lui sont reprochés dans le Journal de Québec sont véridiques, le ministre doit quitter sa fonction actuelle .
faut bien que le ministre vérifies ,ne croyez-vous pas
C'est lui l'employeur,il as obligation de vérifier ses employé,
Si le MAire de Montréal avait vérifier lui même ses employé ,y en serais pas rendu ou il est présentement.
Vous dites une chose et son contraire. D'une part vous accusez, sans aucune preuve, le ministre de s'ingérer dans les affaires du BAPE, puis vous dites "si les faits qui lui sont reprochés sont véridiques". Alors le sont-ils ou pas ?
Le BAPE est un organisme de consultation en environnement et en développement durable, croyez-vous que la composition du BAPE à l'époque du PLQ était apolitique ?
Si le BAPE est un organisme de consultation, le fait pour le ministère de lui confier un mandat est-il une ingérence ? Le ministère peut-il parler avec le BAPE ou celui-ci devrait-il avoir le pouvoir de s'attribuer les mandats qu'il juge nécessaire et d'en déterminer les balises ?
Quand le patapouf a été obligé, forcé et contraint de confier un mandat au BAPE dans le dossier des gaz de schiste, considérez-vous comme une ingérence le fait que ce mandat ne lui permettait pas de s'intéresser aux subventions et aux redevances ? Autrement dit, quand le BAPE doit se prononcer sur un enjeu environnemental, devrait-il avoir toute latitude pour en étudier tous les aspects ? N'est-ce pas une ingérence que de lui refuser l'analyse de la dimension économique, alors qu'elle fait partie intégrante de son mandat ?
L'ancien président du BAPE était-il, selon vous, politiquement impliqué avec le PLQ ainsi qu'avec le monde des affaires ? Avez-vous protesté lors de sa nomination ?
Tu es de ceux qui clâme que le PLQ entier était corrompu mais tu défend ce ministre donc les intentions étaient évidemment partisane.