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Recycler c'est bien, mais ce n'est plus suffisant

29/08/2013 11:40 EDT | Actualisé 29/10/2013 05:12 EDT

Je récupère, tu récupères, nous récupérons. Mais est-ce qu'on fait quelque chose de plus pour l'environnement?

Bien sûr, la récupération est une pratique importante et bien implantée dans nos mœurs depuis plusieurs années. C'est assez facile, en fait: il suffit de mettre les choses dans un bac plutôt que dans une poubelle. Mais depuis le temps qu'on en parle, la cause environnementale exige plus que de petits efforts. Elle exige des sacrifices. Et ça, forcément, c'est pas mal plus difficile à faire pour tout le monde.

Prenons par exemple l'exploitation des sables bitumineux, en Alberta. Tous s'entendent pour dire qu'il s'agit d'une activité dévastatrice pour l'environnement. Mais que fait-on pour réduire notre consommation d'essence? Qui est prêt à laisser sa voiture de côté pour prendre l'autobus bondé? Vous savez, lorsqu'il fait chaud et humide et que vous êtes tassés comme des sardines pour aller au boulot?

Pourtant, sans une consommation d'essence aussi soutenue, les pétrolières ne songeraient pas à multiplier les efforts pour trouver de nouveaux gisements, à acheminer autant de produits dangereux par le transport ferroviaire ou encore de construire de nouveaux pipelines. Et ce n'est qu'un exemple. Je pourrais vous en citer des dizaines d'autres.

Mais qui veut prendre le transport en commun quand le trajet prend deux fois plus de temps qu'en auto? Quand le service est offert seulement deux fois par jour faute de densité de population? Quand son vélo ne peut pas y entrer? Quand le métro tombe en panne deux fois dans la même semaine, vous faisant ainsi manquer d'importants rendez-vous, c'est assez pour décourager les environnementalistes les plus endurcis.

Nous sommes maintenant à l'étape de changer notre style de vie: cela ne veut pas dire tout sacrifier, mais plutôt innover pour faire les choses autrement.

Innover, cela veut dire financer davantage le transport en commun pour améliorer le service aux usagers, cela veut dire élargir le réseau de pistes cyclables, construire des édifices écoénergétiques et se doter de technologies qui diminuent notre empreinte écologique. Les citoyens sont prêts à prendre le virage vert, il faut simplement montrer du leadership et créer les conditions gagnantes pour que tous prennent ce virage sans y laisser sa chemise.

Ça commence par une vision d'avenir. Ça se poursuit avec un plan concret et du financement adéquat. Ça prend forme avec un chantier, et ça finit par entrer dans nos moeurs. Ce n'est pas sorcier, mais nos gouvernements pensent à court terme. Trop d'élus ne pensent qu'à leur réélection, plutôt qu'au bien commun.

Au NPD, nous sommes tournés vers l'avenir. Ma collègue Olivia Chow a déposé à la Chambre des communes une Statégie pancanadienne sur le transport en commun. C'était un premier pas vers un vrai changement. Un changement à long terme.

Vous vous doutez bien que les conservateurs ont voté contre cette stratégie. En refusant de regarder vers l'avenir, ils nous enferment dans le passé. On ne peut se permettre d'attendre les bras croisés. Il faut passer à l'action et réclamer un système de transport en commun adapté à chacune de nos réalités, efficace, accessible et abordable. Là comme dans plusieurs domaines, nous méritons un vrai changement.

Pour mettre un peu de pression en ce sens, je vous invite à écrire à la ministre des Transports du Canada, Mme Lisa Raitt, les raisons pour lesquelles il faudrait investir dans un système de transport collectif; à signer la pétition du NPD réclamant une stratégie pancanadienne sur le transport en commun en cliquant sur ce lien puis en faisant imprimer le formulaire.

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