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Guide universel pour savoir dire «non» sans se sentir coupable

02/05/2013 03:12 EDT | Actualisé 02/07/2013 05:12 EDT
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« Je suis aussi fier de ce que nous ne faisons pas que de ce que nous faisons. »

-- Steve Jobs

Selon plusieurs observateurs, l'un des secrets du succès de Steve Jobs, décédé en 2011, était sa capacité à « dire non à 1000 choses ».

Le même thème refait surface dans les biographies d'innombrables personnages inspirants et hautement respectés. Les gens productifs et satisfaits de leur vie sont capables de refuser les tâches, demandes, opportunités et projets non essentiels - et ils sont capables d'exprimer leur refus avec élégance.

Instinctivement, nous savons tous qu'il faudrait répondre par la négative 1000 fois plus souvent que par l'affirmative. Mais nous ne le faisons pas, et en payons le prix avec des horaires pleins à craquer, un mental complètement saturé, un niveau de stress élevé en permanence et des épaules si crispées qu'elles ne décollent plus du lobe de nos oreilles.

Nous avons toujours un tas de bonnes raisons de dire « non ». Mais manquer de tact ne devrait jamais être l'une d'entre elles.

À cet effet, je dois vous annoncer une bonne nouvelle : avec un choix de mots approprié et un ton cordial, votre « non » sera infiniment plus aimable et utile qu'un « oui » dit avec ressentiment.

Permettez-moi alors de partager une méthode universelle qui vous permettra de dire « non » en toute situation.

Copiez le scénario en cinq étapes ci-dessous, et enregistrez-le comme brouillon dans votre boîte de courriel. Vous n'aurez plus aucune raison d'accepter ce qui vous déplaît ! Par la suite, adaptez ce brouillon à vos besoins, avec amour et aussi souvent que nécessaire.

1. Faites preuve de gratitude.

Impossible de vous tromper en faisant preuve de gratitude et d'appréciation.

• « Merci d'avoir pensé à m'écrire. »

• « Votre message est important. »

• « J'apprécie recevoir de tes nouvelles. Merci d'avoir donné signe de vie. »

2. Reconnaissez le courage de vos collègues ou amis.

Ça prend des couilles (ou des ovaires, selon la situation) pour demander un service dont on a désespérément besoin (ou même légèrement besoin). Alors sachez reconnaître le courage de ceux qui ont osé communiquer avec vous.

• « Je vois à quel point ce projet est important. Votre détermination et votre sens de l'initiative sont remarquables. »

• « Exiger une telle chose doit être difficile. Je suis touché(e) par la clarté et l'honnêteté de votre demande. »

• « Savoir demander de l'aide au bon moment est une grande qualité. J'admire votre franchise ! »

3. Répondez « non ».

Cette étape n'est pas négociable. Exprimez-vous sans ambiguïté et sans tergiverser, en évitant les mots comme « peut-être », « un jour » ou « à condition que... »

• « Ma réponse est non. »

• « Tout bien considéré, je dois dire non. »

• « Je t'apprécie vraiment, mais je dois refuser. »

• « Prendre une telle responsabilité m'est impossible en ce moment. Je ne peux accéder à votre demande. »

• « Tu es une personne formidable, ce qui rend cette proposition difficile à refuser. Mais je dois malheureusement dire non. »

4. Justifiez votre refus.

En certaines circonstances, justifier un refus peut être cruel ou contraire à l'éthique. Mais la plupart du temps, fournir une brève explication permet de rassurer votre correspondant(e) et de démontrer plus d'empathie.

• « J'ai du pain sur la planche en ce moment. Je dois éviter de surcharger mon horaire pour ne pas perdre le contrôle de la situation. Merci de ta compréhension. »

• « J'ai pris la résolution de prendre soin de ma santé cette année. Je dois dire "non" plus souvent que je ne le souhaiterais, mais aussi souvent que nécessaire. »

• « Plusieurs projets me demanderont beaucoup de temps et d'énergie dans un avenir proche. Je dois donc garder une marge de manœuvre afin de terminer mes tâches actuelles dans les délais prescrits, sans recourir aux drogues ni aux Doritos ! »

• « J'ai décidé de prendre le temps de vivre, ce qui m'oblige à dire "non" plus souvent, mais me permet également de dire "oui" de manière plus convaincante. Il me fera toujours plaisir de retravailler avec vous, nous nous reprendrons une autre fois. »

5. Terminez votre message sur une note généreuse.

Offrez une forme d'aide alternative (et qui ne soit pas une source de frustration de votre côté). Dirigez vos amis ou collègues vers des personnes-ressources auxquelles ils n'auraient pas pensé. Donnez-leur quelques petits conseils et souhaitez-leur bonne chance.

• « Il me fera grand plaisir de vous aider d'une autre manière, si vous en voyez l'occasion. »

• « Je crois que vous apprécierez cette trousse de formation gratuite. »

• « Ces personnes sauront vous aider plus rapidement, et même mieux que je ne suis en mesure de le faire. »

• « Je te souhaite la meilleure des chances et t'envoie des ondes positives. Tiens-moi au courant de l'évolution de ce projet.»

Et voilà ! C'est aussi simple que ça.

Question du jour : Quelle est la chose qui vous a été la plus difficile à refuser? (Et comment avez-vous réussi à trouver les mots justes pour exprimer votre refus?)

À ne pas dire!