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Le monde a besoin de nouveaux instruments pour contrer la violence internationale

27/09/2014 10:04 EDT | Actualisé 27/11/2014 05:12 EST

Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les États se sont mis d'accord pour organiser autrement les relations internationales. Ils ont accepté d'abandonner une partie de leur souveraineté afin d'accorder à un organe international le pouvoir d'agir en cas de guerre. On ne peut douter de l'avancée que la mise sur pied des Nations Unies constituait en soi une grande évolution. Les États avaient réussi à s'entendre afin de mettre un terme à la guerre.

Lors des travaux, la situation que les États voulaient faire disparaître était celle, classique, d'un État agressant un autre État par l'utilisation de la violence contre ce dernier. Naturellement, cette situation n'est pas entièrement disparue. Israël traverse les frontières de la Palestine et la Russie donne mandat à ses soldats de se battre avec des forces sécessionnistes en Ukraine. Mais, ce qui retient l'attention actuellement est l'activité de groupes criminels armés qui réussissent à prendre le contrôle de territoire en tentant de les administrer comme un État. La question se pose donc de savoir si les organisations internationales permettent de répondre à ce type de situation. Il y a tout lieu d'en douter.

Des décisions doivent être prises. Est-il normal que les moyens létaux utilisés soient ceux d'États, au risque de transformer ce combat en celui d'un groupe religieux contre un autre? Par ailleurs, l'envoi d'avion de guerre au-dessus d'un territoire sans la permission des autorités constitue une violation de souveraineté, et ce, même lorsque les motifs peuvent être considérés comme louables. Seul le Conseil de sécurité de l'ONU a le pouvoir de donner les autorisations nécessaires pour agir de la sorte. Or, il est évident que les membres du Conseil sont présentement incapables de se mettre d'accord sur la façon d'agir en de nombreuses situations, y inclus en ce qui concerne la manière d'agir face à la Syrie.

Malheureusement, il est à craindre que ces groupes ultras violents ne disparaissent pas rapidement. Si d'aventure ceux qui sévissent présentement sont un jour balayés, il est à craindre qu'ils aient déjà inspiré d'autres désespérés, qui prendront leur place. Il ne faut pas attendre que l'échec soit constaté pour décider des nouvelles mesures à prendre. De nouveaux moyens et de nouveaux instruments sont nécessaires pour faire face à ces nouveaux dangers qui ne peuvent être laissés entre les mains de quelques États. Il est donc temps pour les États de réfléchir à de nouveaux moyens d'intervention et ces nouveaux outils devront impliquer une délégation de nouveaux pouvoirs à l'ONU.

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