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Parce que, pour nous, la transition passe par l’accès au gaz naturel

Faire mieux sur le plan environnemental et assurer un développement durable doit passer par une attention à ne pas compromettre au passage la prospérité économique et la création de richesse de nos régions.

23/07/2017 08:00 EDT | Actualisé 23/07/2017 08:28 EDT
Getty Images/iStockphoto
Non seulement le gaz naturel a permis aux entreprises et institutions de chez nous de participer à la transition énergétique, en nous permettant de nous détacher des produits pétroliers en réduisant nos émissions de GES, mais il assure le maintien et l’essor économique de notre région.

Dans son article paru dans Le Devoir du 19 juillet, Alexandre Shields dénonce le fait qu'une somme de 20 M$ provenant du Fonds vert soit allouée à l'extension du réseau de distribution de gaz naturel de Gaz Métro au Québec. Depuis 11 années, je suis à la tête de Développement Économique Bellechasse et je ne peux qu'être étonné qu'on ne saisisse pas la portée d'un tel investissement gouvernemental. La transition énergétique doit aussi se conjuguer à la sauce régionale.

Pour la première fois, l'hiver dernier, les entreprises et les institutions de Bellechasse ont pu profiter des avantages du gaz naturel. Les travaux de prolongement du réseau gazier entre les municipalités de Lévis et de Sainte-Claire, en passant par Saint-Henri et Saint-Anselme, s'étant finalisés au mois de janvier 2017, près d'une centaine de bâtiments avaient désormais accès à cette forme d'énergie plus compétitive et plus intéressante d'un point de vue environnemental.

L'arrivée du gaz naturel dans Bellechasse était nécessaire pour donner un nouveau souffle à nos entreprises, sans quoi nous savons que certaines d'entre elles auraient dû fermer leurs portes ou être relocalisées.

Conscients des défis de nos entreprises devant se battre pour demeurer compétitives et même vivantes, nous avons entamé des démarches de sensibilisation auprès des gouvernements et de Gaz Métro, il y a plus de 4 ans. L'arrivée du gaz naturel dans Bellechasse était nécessaire pour donner un nouveau souffle à nos entreprises, sans quoi nous savons que certaines d'entre elles auraient dû fermer leurs portes ou être relocalisées. C'est donc en 2015 qu'un projet de 40 M$ financé, notamment grâce à une contribution financière maximale respective de 17,5 M$ de Développement Économique Canada et du gouvernement du Québec, a été confirmé. En 2016, les travaux ont été exécutés nous donnant ainsi cet accès tant espéré.

Non seulement le gaz naturel a permis aux entreprises et institutions de chez nous de participer à la transition énergétique, en nous permettant de nous détacher des produits pétroliers en réduisant nos émissions de GES, mais il assure le maintien et l'essor économique de notre région.

Concrètement, cet accès à cette nouvelle source d'énergie nous laissait entrevoir de nouveaux investissements régionaux de l'ordre d'environ 32 M$ ayant à eux seuls le potentiel de générer plus de 150 emplois, tout en augmentant notre richesse collective de 15,5 M$. C'est significatif pour une région comme la nôtre. Je suis persuadé que plusieurs collègues d'autres régions en diraient de même. Après seulement quelques mois suivant la mise en service du nouveau réseau, ces prédictions s'avéreront non seulement exactes, mais pourraient même être dépassées.

En convertissant les installations au gaz naturel, c'est ainsi 6 000 tonnes de GES qui sont évitées annuellement. C'est là certainement un élément qu'il faut considérer dans l'équation.

La preuve, le groupe Kerry annonçait, le mercredi 19 juillet, un investissement de 17 M$ à son usine de Sainte-Claire pour le développement d'une nouvelle ligne de production. Cet investissement massif permettra de consolider plus de 200 emplois dans la région, en plus d'en créer une trentaine d'autres. C'est donc plus de 24 M$ qui ont été investis par le groupe Kerry seulement depuis l'arrivée du gaz naturel. Si l'aspect économique est important, l'argument environnemental l'est tout autant. L'usine de Sainte-Claire était alimentée au mazout lourd et la nature du procédé ne permettait pas une conversion à l'électricité. En convertissant les installations au gaz naturel, c'est ainsi 6 000 tonnes de GES qui sont évitées annuellement. C'est là certainement un élément qu'il faut considérer dans l'équation.

Chez nous, ces investissements et ces projets d'envergure se traduisent en des retombées réelles et directes. Des entreprises qui décident de rester dans la région, d'autres qui s'y installent, des travailleurs qui conservent leur emploi, des familles qui vivent mieux dans une communauté plus prospère. La transition, c'est aussi, et j'aimerais dire, surtout ça. Des petits pas qui font des chemins à plusieurs niveaux.

Faire mieux sur le plan environnemental et assurer un développement durable doit passer par une attention à ne pas compromettre au passage la prospérité économique et la création de richesse de nos régions. C'est vrai, certes, qu'il faut redoubler d'efforts dans le développement des énergies renouvelables et en matière d'efficacité énergétique, mais en attendant, il faut miser sur tout ce qui peut accélérer efficacement et dès maintenant la transition énergétique, en ville comme en région. Et dans notre cas, le développement économique durable de Bellechasse passe d'abord par l'accès au gaz naturel.

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