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9 vérités que toute mère de garçons doit savoir

19/12/2014 10:21 EST | Actualisé 18/02/2015 05:12 EST

J'ai trois fils, mais aucune fille. Quand mes garçons étaient petits, on me demandait souvent : «Allez-vous continuer d'essayer d'avoir une fille?» Je croyais que ma tête allait exploser. Certains semblaient offensés lorsque je leur répondais que je ne pensais pas avoir d'autres enfants. Comme si en n'ayant eu que des garçons, je perturbais l'ordre naturel de l'univers.

Voici les commentaires (textuels) que j'ai reçus tandis que j'élevais mes garçons :

«Quand ma mère était malade, mes sœurs prenaient soin d'elle. Tes fils ne feront pas ça.» (le père d'une gardienne)

«Je ne veux pas d'autre enfant car je ne veux pas être comme toi.» (une mère de deux garçons qui n'en voulait pas un troisième)

«Oh! Trois garçons! T'en as de la chance!» (un professeur sarcastique à l'école de mes fils, devant mes fils)

Parfois, j'étais sans mot. Parfois, je répondais sur la défensive. Mais avec la clairvoyance de ces années qui sont maintenant derrière moi, j'apprécie désormais la beauté irrépressible, les avantages et les défis d'être mère de garçons.

1. Vous êtes leur premier amour. On ne peut l'ignorer. Vous tombez en amour avec vos fils et ils tombent en amour avec vous de la manière la plus saine qui soit. Ma sœur (une mère n'ayant eu que des filles) s'émerveillait lorsque mes petits garçons m'apportaient des fleurs et caressaient mes cheveux. Ils ont appris comment aimer les femmes - et comment être aimés par les femmes - de vous.

2. Vous êtes leur modèle féminin. Leur faites-vous part de vos attentes de respect et de gentillesse? Il n'est jamais trop tard pour leur faire savoir que vous exigez d'être bien traitée par eux, par leur père et par le monde en général. Les garçons de mère fortes et laissant paraître une grande estime de soi recherchent des femmes similaires pour partager leur vie - et seront de meilleurs conjoints pour elles également.

3. Vous aurez des regrets. Je cris. Beaucoup. Dès leur jeune âge, mes fils débordaient d'énergie, tandis que j'avais tendance à avoir la mèche très courte. J'aurais aimé m'accorder plus de temps morts pour reprendre mes esprits.

4. Vous vous questionnerez au sujet de votre fille. À qui aurait-elle le plus ressemblé? Le chemin non parcouru nous pousse toujours aux «Et si...» Il y aura des moments où vous apercevrez une petite fille et vous vous direz qu'elle aurait pu être la vôtre, puis vous ressentirez un pincement. Ne vous en faites pas, ça va passer. Promis.

5. Vous n'aurez pas à faire face aux drames des jeunes filles. Oh, l'angoisse! Je suis contente de ne pas avoir eu à naviguer à travers les drames d'une jeune fille. Les ouï-dire, les larmes, les sautes d'humeur. Les garçons viennent avec leur lot de difficultés (croyez-moi), mais ils traversent les montagnes russes de la puberté et de l'adolescence de façon beaucoup plus discrète.

6. Avoir des fils peut vous convenir. Ça prend des années à le réaliser, mais je sais à présent qu'élever des garçons était l'idéal pour moi. J'aime bien prendre du temps pour moi et les mères de jeunes filles n'en ont pas autant. Quand mon plus vieux était adolescent, il m'a dit : «maman, j'aurais souhaité que tu aies une fille, quelqu'un avec qui tu aurais pu te faire faire les ongles et qui t'aurais tenu plus compagnie.» Ce qu'il ne réalisait pas, c'était que ces moments étaient mon échappatoire. J'étais bien contente de ne pas avoir à transporter ma progéniture chaque fois que je voulais faire une activité de filles.

7. D'une certaine manière, ils sont plus en sécurité. Mon fils de 20 ans a pris un taxi Uber durant une soirée. Aurais-je laissé ma fille être conduite par un parfait étranger au milieu de la nuit? Sûrement pas. Certes, les garçons ont leurs façons bien à eux de se mettre dans le pétrin et peuvent aussi être des victimes, mais les filles sont plus sujettes au harcèlement et aux attaques. Je m'inquiète toujours pour mes fils, mais je m'en fais moins (et leur apprendre à respecter les femmes pour que d'autres mères s'inquiètent moins pour leurs filles).

8. Vous ressentirez toujours la même chose à leur égard. Le bonheur de les regarder dormir. Votre cœur qui sursaute lorsqu'ils entrent dans la pièce. Le frisson maternel que vous ressentez lorsqu'ils vous enlacent. Ils seront toujours vos petits garçons, peu importe leur taille. L'un de mes fils mesure 6 pieds 5 pouces et je vois toujours le même petit gamin quand je le regarde.

9. Acceptez le défi. Élever des hommes biens est une chose formidable et honorable. Des hommes doux, gentils et nourriciers. Des hommes qui traitent bien les femmes et les enfants. Des hommes qui feront des maris dévoués et aimants. C'est une lourde responsabilité, mais vous êtes à la hauteur. On vous a donné cette opportunité extraordinaire. Jouissez-en. Venez-en à bout. Et récoltez-en les fruits.

Comment venir en aide aux nouvelles mères

Ce blogue initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l'anglais.

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