Maripier Isabelle

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Pour ne pas oublier

Publication: 23/07/2012 08:07

Je le sais, dans le climat politique actuel, qui semble sans contredit en galvaniser plus d'un, les mots « politiques » et « partisans » sont devenus indissociables. Mais laissons à plus tard cette analyse du niveau de partisanerie optimal dans le débat public pour revenir à l'essence de l'engagement politique.

Parce qu'au-delà des traditionnelles escarmouches qui ponctuent le débat démocratique, au-delà des idées qui s'entrechoquent, des individus qui s'invectivent -- pas toujours joliment, mais la majeure partie du temps sous le signe du respect -- et des partis qui s'envoient tour à tour au banc des accusés, il y a des milliers d'anonymes. Au-delà des images que nous présentent les médias -- nouveaux comme traditionnels -- de politiciens et des politiciennes au sommet de leur art et qui se consacrent corps et âme pour la société qu'ils souhaitent servir, il y a des milliers d'hommes et de femmes, jeunes et moins jeunes, qui s'impliquent au sein de partis politiques pour essayer, à leur façon, d'améliorer leur monde. Ils le font sans chercher la gloire, sans rien attendre en retour de leur engagement que le progrès de leur communauté. Ils alimentent les débats qui gardent leurs partis politiques en vie, ils sont à la source des petites comme des grandes réformes qui marquent l'Histoire. Ils le font dans l'ombre. Sauf lorsque le pire survient...

Il y a près d'un an que ce pire, il a directement frappé 319 jeunes engagés, dont 77 ont perdu la vie et 249 autres ont été blessés sur l'île d'Utoya où ils étaient réunis. Il a également transformé la vie des quelque 700 autres militants qui ont entendu retentir les coups meurtriers qui ont volé la vie de trop de jeunes engagés à leurs côtés. Des jeunes qui avaient décidé de participer activement à la construction de l'avenir des leurs en faisant le choix de la politique, du débat démocratique. Un choix dont la noblesse appelle à ce que nous nous battions pour le faire triompher sur les intentions de ceux qui -- de la plus violente façon qui soit -- décident de le menacer.

Il y a près d'un an que ces images, ces voix et ces pleurs en provenance d'Utoya ont glacé le sang du monde entier. Mais malgré cette année qui s'est écoulée, nous ne devons pas oublier ces jeunes qui ont donné leur vie, malgré eux. Je pense sincèrement que nous devons honorer leur mémoire en saluant leur courage et en faisant ce même choix de l'engagement citoyen.

L'engagement politique sert à exprimer nos rêves, nos idéaux, à relever nos défis. Elle permet également parfois d'affirmer notre mécontentement, nos questionnements. Des tragédies comme celles dont nous avons célébré l'anniversaire hier nous rappellent qu'il faudra toujours en respecter la grandeur. Le célébrer. Ne jamais laisser la violence, aussi brutale soit-elle, avoir le dessus sur lui.

En Norvège, les jeunes travaillistes se sont relevés de cette épreuve de la façon la plus admirable qui soit; en s'unissant derrière les valeurs de tolérance et d'ouverture. Les Norvégiens ont choisi de continuer à se battre pour les principes en lesquels ils croient, et de le faire par le biais du débat démocratique et sous le signe du respect.

Il s'agit là d'une force inspirante, qui nous rappelle de toujours savoir reconnaître la noblesse du débat politique. De le faire même lorsqu'il nous paraît moins agréable ou trop présent.

Tâchons de ne jamais oublier Utoya.

 

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Je le sais, dans le climat politique actuel, qui semble sans contredit en galvaniser plus d'un, les mots « politiques » et « partisans » sont devenus indissociables. Mais laissons à plus tard cet...
Je le sais, dans le climat politique actuel, qui semble sans contredit en galvaniser plus d'un, les mots « politiques » et « partisans » sont devenus indissociables. Mais laissons à plus tard cet...
 
 
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08:53 sur 23/07/2012
Ce n'est pas l'étrange qui me fait le plus peur mais ce qui est à venir de cet étrange. La machine occidentale de la haine et du racisme est en branle depuis une trentaine d'années. Après les russe voici les arabes, l'ennemi no. 1. Cette haine prends de l'ampleur et les premiers à parler ne sont que des individus dérangés et manipulateur. C'est quand des regroupements, et même des partis, tiendront ce même langage (et c'est commencé) que la violence va devenir popuilaire et accepté.

Souvenez en Allemagne dans les années 30, la subtilité de cette violence est devenu matraque du jour au lendemain. Ca commencé par des attaques individuelles puis par groupe puis par masse.

Je sympatise avec les familles norvègiennes, américaines, mexicaines, africaines, arabes et toutes autres socièté qui s'enlise dans se fanatisme culturel et génétique. Cependant l'humainste que vous projeter est complètement déplacé et utopique dans ces temps troubles.
12:45 sur 23/07/2012
« La politique. C'est un instrument de conditionnement collectif. »
de Bernard Lavoie
08:53 sur 23/07/2012
Question: À quoi bon de s'impliquer dans une idéologie démocratique, peu importe le parti et sa direction, quand on regarde autour de soi et que l'on observe la désinvolture, l'humaniste à outrance, la disparition de nos points de repères et l'apparition de celles de cultures différentes qui viennent bousculer les fondements de notre système, la surconsommation comme outil pédagogique de l'oubli de notre mal-dans-sa-peau et les moyens de communications audio-visuels de plus en plus violent et radicaux?

Ma difficulté d'embrasser une ligne politique vient du fait qu'on apprend que la corruption, l'indifférence, le profit et la restriction aux riches et caucasiens sont les vrais piliers de ces partis qui se retrouvent à téter le sein du complexe industrio-culturel.