Cher Monde,
Celui qui nous regarde, de près, de loin. Celui qui suit cette campagne électorale comme on regarde une partie de hockey au petit écran : avec intérêt et curiosité, avec beaucoup de sens critique et de recul, parfois avec incompréhension... Toi qui regardes derrière la baie vitrée, qui voit les coups, qui a parfois mal pour les joueurs sur la glace, qui espérerais parfois qu'ils se bousculent moins ou qu'ils frappent la rondelle plus fort.
Depuis quatre semaines, tu te demandes peut-être ce qui se passe chez nous.
Tu te demandes peut-être comment nous pouvons avoir à ce point peur du succès pour choisir d'imposer encore davantage ceux qui réussissent, et qui contribuent à bâtir notre économie pour financer nos programmes sociaux. Tu te questionnes peut-être aussi à l'idée que critiquant sans vergogne le manque de productivité d'importants secteurs de notre économie, les deux principaux partis d'opposition promettent de taxer les gains en capital des particuliers à la hauteur de 75 %... oui, de 75 %. Toi qui a vécu la crise économique, qui a vu ton taux de chômage monter en flèche, qui a vu des milliers de familles se retrouver à la rue et qui observais simultanément les Québécois vaguer à travers les turbulences de 2008-2009 sans supporter même une fraction des drames que tu as connus, tu trouves peut être curieux de voir certains remettre en question les grands projets et les politiques qui nous ont permis de maintenir nos standards et notre qualité de vie, malgré la crise économique qui a causé tant de dommages autour de nous.
Tu te demandes peut-être également comment une nation aussi progressiste que celle que forment les Québécois peut avoir laissé des thèmes aussi troublants que la définition de la citoyenneté sur des bases linguistiques s'insérer dans une campagne qui vise à élire l'équipe qui dirigera notre province pour les prochaines années. Tu te demandes peut-être comment des gens qui aspirent à diriger le Québec peuvent vouloir retirer des droits aux minorités, ou encore vouloir abolir les institutions qui permettent à leur culture et à leurs valeurs de trouver une expression démocratique dans les communautés locales. Tu te demandes peut-être comment, au 21e siècle, l'une des propositions mises de l'avant pendant cette campagne électorale vise à interdire à de jeunes adultes de faire leurs études postsecondaires dans la langue de leur choix...
En jetant un regard sur cette campagne électorale, je me le demande un peu aussi... Et ce coup d'oeil sur les 32 derniers jours que je jette, par-dessus mon épaule, il me rappelle à quel point mon vote est précieux. Parce qu'il me permet de dire que ce n'est pas dans ce Québec que certains proposent que je me reconnais. Que ce n'est pas dans ce Québec-là que j'ai envie de vivre, d'élever la famille que j'aurai un jour! Et ce n'est pas pour ce Québec-là que je voterai.
Le Québec dans lequel je me reconnais, il s'inspire de celui que j'ai eu la chance de connaître en grandissant.
C'est un Québec qui se construit sur la confiance, qui se nourrit de la diversité, qui s'en sert comme d'un levier et non comme d'un frein ou d'un motif de division.
C'est un Québec qui fait confiance aux citoyens, à qui ils accordent un maximum de libertés et qui leur confie également leur part de responsabilité.
C'est un Québec qui appuie les initiatives de ses jeunes, qui leur donne les moyens de ses ambitions avec une stratégie pour la relève entrepreneuriale et des universités à la hauteur de leur potentiel.
C'est un Québec qui forme davantage de professionnels de la santé, qui plutôt que de les dénigrer, les outille pour mieux répondre aux besoins des aînés, des familles, des plus vulnérables.
C'est un Québec avec un plan crédible de retour à l'équilibre budgétaire, avec un Fonds des générations qui permettra à la génération émergente de faire face à ses défis sans être contrainte par ceux des Québécois qui l'auront précédée.
C'est un Québec qui fait le pari d'un développement durable, qui fait de la lutte aux changements climatiques une priorité sans équivoque, et qui met en place le plan le plus ambitieux au Canada.
C'est un Québec avec une plus forte participation au marché du travail, parce que c'est le meilleur moyen de donner à chacun un maximum de liberté. Un Québec qui comprend qu'il faut créer de la richesse pour pouvoir la partager. Un Québec qui repousse les frontières plutôt que d'en ériger. Qui s'ouvre vers le Nord, l'Ouest et l'Est, qui multiplie les partenaires, et qui croit profondément que le XXIe siècle en est un pour célébrer l'ouverture, pour réaliser que la force vient de l'union.
Un Québec qui n'est pas parfait, un Québec qui aura toujours de grands défis à relever. Mais un Québec qui ne soustrait pas aux grandes questions qui se posent lorsque l'on est l'une des provinces les plus populeuses du Canada, une économie nord-américaine et qui a comme visée de se démarquer sur la planète pour ses réussites.
Cher monde, le Québec que je connais, c'est un Québec qui se donne les moyens de rêver, mais qui prend les mesures adéquates pour passer du rêve à la réalité. C'est un Québec libéral que -- ne m'en veux pas -- tu pourras envier.
Un Québec que je contribuerai à construire, avec des millions d'autres Québécois, une fois dans l'urne ce mardi. Et c'est pour ça que je voterai pour le Parti libéral du Québec, ce 4 septembre.
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Allo ! C'est peut-être pour ça que vous avez contribué acitivement à la campagne électorale du QLP/PLQ.
Un Québec libéral où tous les droits appartiennent aux individus et aucun à la collectivité. Pourtant l'individu ne peut vivre et progresser sans la collectivité.
Un Québec libéral où les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres. Mais selon la doctrine libérale, c'est bien correct de même.
Un Québec libéral où la concentration de la presse sous toutes ses formes est entre les mains de deux personnes: Desmarais et Péladeau.
Un Québec libéral qui brade nos richesses naturelles.
Un Québec libéral qui veut nous conserver notre statut de province plutôt que celui de pays.
Un Québec libéral fait pour un petit pain.
Votez libéral, madame. Je préfère voter pour la liberté. Je nous sens capables de nous assumer pleinement.
1) http://www.antagoniste.net/2012/08/15/la-corruption-je-me-souviens-partie-i/
2) http://www.antagoniste.net/2012/08/20/la-corruption-je-me-souviens-partie-ii/
Ça va vous refroidir et vous remettre les idées en place....
Doctorat ça veut die quelque chose quand on sait doctorat en quoi !
à mon goût ça ressemble à un doctorat en assimilation annoncée, en affairisme anglophone, ou en libéralisme de chambre de commerce .
C'est inscrit dans son profile!
Elle aurait mieux fait d'étudier en soins esthétiques
Comme ailleurs ce sera les banques et financiers qui un jour forceront le retour au bon sens!
Bref, le discours libéral habituel.
L'information c'est comme la nouriture, ils faut varier ces sources.
En passant, Idem et l'Institue fraser ne sont pas des sources valables se sont des organismes de propagande neolibéral.
Ici les enveloppes brunes ne passent plus...
Premièrement je n'en connais pas beaucoup qui vont mettre à exécution leur menace de s'exiler pour quelques milliers de $ quand simplement se loger, par exemple à Toronto leur coutera des CENTAINES de milliers de $ de plus, quand ils perdront leur famille, leur cercle de connaissance et d'influence, quand ils perdront leur joie de vivre, quand ils devront payer des milliers de $ par mois pour les garderies (surtout à Toronto).
Je suis de ceux qui seront affectés par ces modifications au régime fiscal au niveau non seulement des revenus bruts mais aussi des dividendes et des gains en capital mais je n'ai aucune animosité à payer quelques points de pourcentage de plus sur mes gains annuels lorsque ce sera nécessaire.
En fait beaucoup moins de regrets que de voir une grande partie de mes contributions fiscales se retrouver dans les poches de ces quelques milliers de voleurs, de mafieux, de magouilleurs de la construction avec la bénédiction du parti Libéral de Charest, qui lui même a accepté de l'argent de ??? durant plusieurs années, en essayant de le cacher, seulement pour être le chef du parti.
J'avoue que j'ai un problème avec ceux qui se font mentir et voler par le biais de contrat exorbitant et qui en redemande encore.
Après la 2e guerre mondiale, deux familles ont alterné au pouvoir en Grèce: les Papandriou et les Karamenlis. Ils ont travaillé fort pour l'enrichissement de la Grèce, la leur, leurs deux familles.
Ils sont devenus tellement forts et tellement riches, qu'ils ont décrété que les riches ne devaient pas payer d'impôt parce qu'ils constituaient la richesse du pays! Et voilà où ils ont conduit la Grèce aujourd'hui.
Depuis les années '70, nous avons le même phénomène ici au Québec.
Deux familles veulent s'arroger tous les pouvoirs de l'état: Desmarais et Péladeau.
Ils contrôlent l'information et se servent de leurs journaux pour nous désinformer.
Apprenons des Grecs. Ne les laissons pas faire.
C'est ça l'avantage de voter PLQ. On se lave les mains devant la dette qui s'accumule et tout a l'air de d'aller si bien mais qu'en apparence parce que le sociopathe qui dirige fait rire la galerie pendant qu'il vide notre pays au profit de ses amis.
Au pays des aveugles, les borgnes sont rois !
Intéressant: les plus enthousiastes supporters semblent être à Ottawa, à Toronto, à Calgary et à Sagard C'est quoi, les gros méchant péquistes vont venir manger vos enfants.
Michou voulait que Jean quitte la politique. Rendons service à Michou!
On va survivre à la corruption.
Après les manifs, la sanction des urnes !
Très belle réflexion pré-votation, vous abordez des points pertinents dans votre réflexion.
Un Québec souverain, c’est encore mon fantasme mais pas dans l’escapade idéologique de tante Pôline.
Mon choix est fait et bien réfléchi, je voterai en me pinçant le nez le 4 sept.
il ne faut pas te pincer le nez parce que tous les Québécois ne pensent pas comme toi.
Il faudra te pincer le nez si les indépendantistes se coulent en divisant leurs votes.