Maripier Isabelle

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Un sincère merci

Publication: 06/09/2012 09:38

Je ne m'étendrai guère ici sur l'impressionnante chronologie de votre parcours politique. Nombre d'analystes, de journalistes, de chroniqueurs, de commentateurs s'en chargeront. En réponse à cet au revoir que vous nous adressez aujourd'hui avec noblesse. Je tiens pour ma part à souligner le rôle marquant que vous avez eu dans ma vie, comme militante du parti politique que vous avez dirigé, comme ancienne présidente de sa Commission-Jeunesse, mais avant tout comme l'une des huit millions de Québécois pour lesquels vous avez donné le meilleur de vous-même pendant plus de neuf ans.

Vous étiez déjà député de Sherbrooke depuis 3 ans quand je suis née. Vous aviez d'ailleurs à peine plus d'un an que moi aujourd'hui lorsque vous avez la toute première fois fait le choix de porter la voix de vos concitoyens dans le comté de Sherbrooke. Un rôle que vous avez assumé sans répit depuis, et de façon admirable. C'est donc dire que j'ai grandi avec vous. Non seulement parce que vous avez été une figure marquante de la politique québécoise tout au cours de ma vie, mais d'abord et avant tout parce que vous m'avez énormément appris.

Vous m'avez appris la signification des mots détermination et travail. D'abord, en choisissant de consacrer plus de la moitié de votre vie au service de vos concitoyens. En y accordant tout votre coeur, c'est sans relâche que vous avez donné tout ce que vous aviez, et même davantage, pour honorer les mandats qui vous ont été confiés.

Vous m'avez appris l'essence du mot engagement et la profondeur du mot courage.Ceux qui vous connaissent auront tous constaté cette force de caractère qui est la vôtre, grâce à laquelle chaque obstacle, d'une crise économique à la perte d'un être cher, devient une occasion de se rassembler et de mettre en commun ce que nous avons de meilleur pour avancer. Pour faire mentir même l'ombre d'une fatalité.

Vous m'avez appris que l'Humanité avec un grand H réfère également à cette capacité qu'on les grands hommes et les grandes femmes à s'intéresser aux gens, de tous les horizons, et d'apprendre leur nom, de rire avec eux malgré un horaire chargé, et de s'intéresser à leurs espoirs et à leurs projets. De le faire tantôt avec humour, tantôt avec compassion, mais toujours avec sincérité.

Vous m'avez appris la richesse du mot confiance.

Une confiance inébranlable envers le potentiel des Québécois doublée d'une passion pour le Québec qui font en sorte que lorsqu'on se tient à vos côtés, tout semble devenir possible, de nos petits projets à nos plus grandes ambitions. Ce sont ces mêmes ambitions qui vous ont permis, avec les Québécois de tous les horizons, de faire avancer le Québec en ne redoutant ni les défis, ni les obstacles; en les supplantant à coups de projets visionnaires.

Vous m'avez appris à croire en ces rêves que j'ai pour le Québec.

Vous m'avez donné envie de m'engager pour contribuer à les camper dans la réalité.

Les rêves que vous avez eus pour les Québécois, et avec les Québécois, ils font partie d'un riche héritage que nous avons construit à vos côtés. Nous avons aujourd'hui un Fonds des générations, qui sert d'exemple en matière de gestion responsable des finances publiques et d'équité intergénérationnelle. Nous sommes partie prenante d'une démarche d'ouverture des marchés avec l'Europe qui permettra à nos talents de rayonner par-delà l'Atlantique. Nous avons défoncé nombre de plafonds auxquels se heurtaient les femmes sur le marché du travail. Nous avons renouvelé le fédéralisme canadien avec la création du Conseil de la fédération. Nous avons mis sur pied un plan de lutte aux changements climatiques cité en exemple dans toute l'Amérique du Nord, et nous avons la plus faible empreinte carbone au Canada. Nous avons repoussé nos frontières à l'est, au nord, au sud en faisant le pari de l'ouverture, en repoussant nos frontières et nos limites.

Vous m'avez aussi appris qu'un vrai chef ne marche pas devant son équipe, mais qu'il fait toujours le choix de marcher à ses côtés.

Comme chef du Parti libéral du Québec, vous nous avez fait confiance, vous nous avez connus, appréciés un à un, pour ceux que nous sommes, pour les valeurs que nous partageons, pour les opinions que nous exprimons. Nous avons toujours su trouver en vous un homme qui s'est profondément intéressé à nos aspirations, qui a fait confiance à notre vision, particulièrement à celle de cette Commission-Jeunesse dont vous avez toujours su reconnaître l'indépendance et la contribution au débat public (en tout respect de nos idées, même de nos plus audacieuses et de nos plus contestataires). C'est ce qui m'a rendue si fière d'élaborer avec vous ces projets que le PLQ a porté pendant les 14 dernières années.

Après 14 ans comme chef du Parti libéral du Québec, 9 ans comme premier ministre du Québec, vous nous dites au revoir. Je vous réponds que vous me manquerez. Beaucoup. Mais en regardant l'avenir du Québec, je reconnaitrai votre signature. Ça me rappellera la fierté qui m'habite d'avoir milité aux côtés du grand Québécois que vous êtes.

Chapeau.

Et surtout, merci, M. Charest.

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  • Il a versé quelques larmes en évoquant le soutien indéfectible de sa famille.

  • À 54 ans, Jean Charest tourne la page sur une carrière politique de 28 ans.

  • Lors de son discours de défaite, mardi soir, le 4 septembre.

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Suivre Maripier Isabelle sur Twitter: www.twitter.com/@maripier_i

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Je ne m'étendrai guère ici sur l'impressionnante chronologie de votre parcours politique. Nombre d'analystes, de journalistes, de chroniqueurs, de commentateurs s'en chargeront. En réponse à cet a...
 
 
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
dredesch
19:04 sur 13/09/2012
J'ai lu bien des choses sur le départ de M. Charest, mais ce texte est le plus drôle et le plus triste à la fois.

Sur quelle planète vit-elle pour écrire ce panégyrique servile? Ah oui, Toronto. Ce n'est pas un texte honnête et puisque son auteure est candidate au doctorat, il n'y a même pas l'excuse de l'ignorance.

Car il faut ignorer bien des choses pour faire de Jean Charest un modèle de probité et de courage!
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
18:17 sur 06/09/2012
Faut être à Ta-ronto avec un regard de Bay Street pour avoir le culot d'écrire ça...
Mais vous avez bien le droit d'écrire cette ode à la duplicité et au mensonge. nous sommes en démocracie...
Mais la démocracie ne nous oblige pas à vous croire Dieu nous en garde.
Et la démocracie nous permet de lui souhaiter de se trouver une job.... dans le Nord de préférence
et si c'est lui votre "Leader Maximo" suivez le Michou aura peut-être besoin d'une boniche
18:51 sur 06/09/2012
C'est connu que les hommes de pouvoir ont toujours besoin d'une Monica Lewinsky pour faire le ménage en dessous de leur bureau de travail.
20:19 sur 06/09/2012
DémocraTIE, Rochon! Faudrait savoir l'écrire pour comprendre le sens avant d'écrire tes inepties. Tu ne vas pas à la cheville de cette dame.
Ton Québec bâtit sur la haine, tu peux te le mettre là où je pense. Les PQistes disent vouloir faire de la politique autrement mais à lire vos commentaires assassins, vous nous donnez des haut-le-coeur.
Après tout,vous n'avez que 32,000 voix de majorité sur 5 millions. Faudrait arrêter de vous prendre pour des matamores. Politesse, savoir-vivre, civisme, respect..........tu connais?
17:18 sur 06/09/2012
Beau texte émouvant de l'ancienne présidente du comité jeunesse du parti libéral,votre objectivité me scie en deux...
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Blogueur du Huffington Post
Savignac
15:44 sur 06/09/2012
Des mots peut-être acceptables il y a 6 mois. Aujourd'hui, après un printemps de tabassage organisé d'une génération toute entière, alors que des étudiants garderont des séquelles physiques à vie, il y a un je-ne-sais-quoi d'obscène dans ce texte. Obscène, dans son sens latin ... qui n'a pas sa place sur la scène.
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Francois Rochon
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur
18:11 sur 06/09/2012
Merci, on ne pouvait dire moins.
01:54 sur 08/09/2012
Tu l'aimes pas? C,est ton droit...
Mais reste chez-vous "L'obscene", tiens-toi à l,écart!
Respecte ceux qui rendent hommage!
Vas te faire voir ailleurs avec tes casseroles insignifiantes!
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musael
Ad majorem consciencia
14:56 sur 06/09/2012
Quand on sait que Charest est un des principaux artisans de la crise que le Québec a traversé cette dernière année, quand on sait qu'il a froidement, sciemment et honteusement mené une politique de confrontation comme lui seul est capable, on se garde une petite gène quand vient le temps des éloges. Votre texte est d'une partisanerie des plus odieuses.
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ethrop
micro-bio-tic
00:50 sur 07/09/2012
vous vivez dans la tête de M. Charest pour savoir tout ça? Prenez une pilule, de grâce.
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musael
Ad majorem consciencia
01:03 sur 07/09/2012
Et vous informez-vous.
12:56 sur 06/09/2012
Il n'est pas mort Mme Isabelle, c'est juste que les gens de Shebrooke l'ont viré comme député, cela étant dit, vous pourriez toujours allez prendre un café chez lui si ça vous tente, mais pas sûr que Mme Dionne va apprécier, mais bon !