Charles-Etienne Filion

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L'importance de la preuve

Publication: 19/10/2012 11:25

La Commission Charbonneau est comme un téléroman, suivi de près et parfois en direct par des milliers de Québécois avides de révélations-chocs et de scandales. Et présentement, Lino Zambito, ancien entrepreneur en construction et ex-propriétaire d'Infrabec Inc., en est l'acteur principal.

Ce téléroman tient en haleine la population et l'ensemble du monde municipal, déjà plutôt malmené ces dernières années par des histoires aussi louches que nombreuses. Tous retiennent leur souffle pour savoir quel sera le prochain nom jeté en pâture aux médias assoiffés de scoop, et qui devra nier les révélations avec véhémence tout en prononçant haut et fort son statut de victime. Et pendant ce temps, le climat dans les hôtels de ville de notre Belle Province doit être lourd, très lourd pour nos élu(e)s et pour les employé(e)s de l'administration. Est-ce que ce climat malsain pourrait paralyser les activités municipales pendant un certain temps? Évidemment. Mais si l'on ne le fait pas, ce ménage, et que l'on ne se débarrasse pas des pommes pourries qui sont en train d'ensevelir l'arbre, vous aurez compris qu'en tant que contribuables, nous allons encore payer la note.

Loin de moi l'idée de remettre en question notre système de justice et l'importance de la preuve pour condamner un individu ou un groupe à une sentence. Il faut que ce soit tangible, réel, vérifiable pour obtenir condamnation, et c'est parfait ainsi, sinon plusieurs personnes seraient clouées au pilori sur de simples suppositions. Par contre, ce qu'avance Lino Zambito n'a rien de surprenant. Si, comme moi, vous lisez régulièrement les journaux, tout ce qu'il avance a déjà été mentionné à plusieurs reprises depuis plusieurs années dans des reportages de La Presse, du Devoir, dans l'émission Enquête de Radio-Canada, etc. Ce sont tout de même des journalistes qui ont monté ces articles et reportages, avec des témoignages crédibles à l'appui, faut-il le rappeler. Je demande, comme ça : à partir de quand un dossier journalistique incluant des articles et témoignages, des faits et autres peut devenir une preuve? Disons que le dossier sur ce système commence à être assez bien documenté, mais bon, les perquisitions sont en cours, attendons la suite des choses. Mais s'il y a une leçon que nous devons absolument retenir, c'est qu'un processus de destitution des élu(e)s et/ou de suspension temporaire au niveau municipal doit être implanté, pour permettre aux élu(e)s accusé(e)s de se défendre tout en rassurant la population sur l'intégrité des processus. Le temps des roitelets est bel et bien révolu, et certains vont l'apprendre à la dure...

Lino Zambito n'est pas un enfant de cœur, est lié à la mafia montréalaise et a lui-même profité à de nombreuses reprises d'un système aussi efficace que durable dans l'octroi des contrats municipaux. J'imagine ne pas être le seul à me demander : « Mais pourquoi parle-t-il? Pourquoi il dénonce tout le monde comme ça? Qu'est-ce qu'on lui a promis, et/ou de quoi veut-il se venger? » Je n'ai pas ces réponses, et je ne pense pas que nous les aurons de sitôt. Par contre, ces révélations amènent certaines personnes à se demander (et à demander au public) : « Est-ce que Lino Zambito dit la vérité? »

Oui, je pense qu'en grande partie il dit la vérité, mais ce n'est que le début. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si depuis 2012, les intervenants à la Ville de Montréal nous rappellent que les prix des soumissions reçues pour les contrats ont baissé de 20 à 30%. C'est un système qui s'écroule devant nos yeux, et où certains tentent de sauver leur peau. Comme dans les téléromans qui perdurent, Lino Zambito cèdera éventuellement sa place à un autre acteur central qui, nous l'espérons, sera aussi divertissant que lui. Le cirque ne fait que commencer...

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  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)

 
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La Commission Charbonneau est comme un téléroman, suivi de près et parfois en direct par des milliers de Québécois avides de révélations-chocs et de scandales. Et présentement, Lino Zambito, ...
La Commission Charbonneau est comme un téléroman, suivi de près et parfois en direct par des milliers de Québécois avides de révélations-chocs et de scandales. Et présentement, Lino Zambito, ...
 
 
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00:40 sur 22/10/2012
Ce qu'il est important de comprendre, c'est qu'une CEP n'est pas un tribunal pénal, ce qui lui importe c'est d'analyser le modus operandi du système et de faire des recommandations capables de l'éradiquer. Elle peut donc accepter un témoignage pour véridique et décider qu'il vient jeter un éclairage qu'elle considère comme essentiel au portrait du système qu'elle s'intéresse à mener à bien. Elle n'a aucun besoin de la qualité de preuve nécessaire à un procureur pour faire condamner un accusé.

Elle est dotée des outils nécessaires pour contraindre des individus à témoigner et à produire des documents. Elle leur offre l'immunité pour tout ce qui regarde leur témoignage à la condition que celui-ci soit exact. Cette immunité leur permet de témoigner sans qu'on puisse subséquemment les poursuivre sur la base de ce qu'ils ont révélé qui pourrait les impliquer et leur évite aussi des poursuites de la part de ceux que leur témoignage pourrait mettre dans l'eau bouillante.
00:39 sur 22/10/2012
Nous verrons par exemple en ce qui regarde le témoignage de Zambito relativement à la corruption au sein du parti de la limace, ce que feront les dirigeants dudit parti. Je pense qu'ils vont choisir d'attendre une éventuelle corroboration des propos de Zambito concernant les 3 % versés par les entrepreneurs et la solidité de sa position, avant de songer à entreprendre des poursuites contre lui.

La réaction de Vaillancourt et des autres bandits qui seront dénoncés dans le cours du déroulement de la commission sera la même.

Le problème de tous les corrompus c'est qu'ils ne savent pas trop ce qui s'en vient. À l'exception de l'avocat du PLQ, qui semblait avoir bénéficié d'inside information, le personnel de la commission semble faire son travail honnêtement et le secret est bien gardé. Il serait important que la juge trouve la taupe du PLQ et la flanque à la porte, avant qu'elle fasse plus de dégâts. Mais étant donné la démission du procureur chef, peut-on penser qu'elle l'a trouvée ?
09:19 sur 20/10/2012
«Je demande, comme ça : à partir de quand un dossier journalistique incluant des articles et témoignages, des faits et autres peut devenir une preuve?»

Par définition, un article de journal ne peut être qu'une preuve de lui-même. Par exemple, dans un cas d'atteinte à la réputation, l'article de journal peut servir de preuve de ce qu'il est. Par contre, ce que raconte un article n'est pas une preuve bien solide. Il faudrait que le journaliste aille témoigner sous serment, en tant que témoin (s'il a reçu des révélations). Ses enregistrements peuvent être utilisés comme preuve, mais les journalistes sont réticents à cela, car ils veulent garder une possibilité privilégiée de recueillir des témoignages anonymes. S'ils ne savaient pas garder de secrets, personne ne dirait rien à un journaliste, et serions-nous réellement mieux servis? Sans certains journalistes qui ont éventé l'affaire, d'abord prudemment, nous n'en serions pas là.

Les règles de preuves et la présomption d'innocence sont des garde-fous précieux et essentiels contre les abus de droit, les condamnations abusives et la dictature de l'arbitraire. Oui, ça coûte cher, et c'est long et fastidieux, mais le prix en vaut la chandelle au niveau de la justice et des droits humains.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Jacques Gauthier
Quis custodiet ipsos custodes?
17:03 sur 19/10/2012
Voici la progression du téléroman:

1 - Les journalistes ont fait des reportages dénonçant des situations de corruption,
2 - M. Duchesneau a fait des allusions à la corruption systémique au municipal et dans le financement des partis politiques au Québec,
3 - M. Zambito fait des allégations en identifiant des individus et des faits (dont la plupart sont à prouver),
4 - M. Surprenant a fait l'aveu des allégations de M. Zambito qui le concerne,
5 - L'UPAC et a fait (et fera) des mises-en-accusation (déjà pour M. Marcotte, Acurso et al.)
6 - La cour (ou le jury le cas échéant) décideront des peines au civils et/ou au criminel

Pendant ce temps, certains nieront, d'autres s'éclipseront, les formations politiques se perdront en contorsions sémantiques et déclarations vertueuses pour se distancer des reportages, allusions, allégations, procès et condamnations qui sont pour un avenir prévisible, le pain de l'actualité.

Le soleil se lèvera chaque jour comme d'habitude, mais pour nous citoyens, il sera un tantinet plus brillant.
14:24 sur 19/10/2012
J'imagine que, votre texte a été écrit avant le témoignage de l'ingénieur de la ville, M. Surprenant.

A votre question, « Est-ce que Lino Zambito dit la vérité? »

Ca l"air que OUI.

Ce qui me surprend, c'est l'attitude des gens face aux dénonciateurs, Marc Bellemare, Duchesneau, Zampito, plusieurs on mis en doute leur crédibilité pour par la suite réaliser qu'il disait la vérité.
18:45 sur 19/10/2012
Et soudainement on ne les entend plus