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15/02/2018 08:54 EST | Actualisé 15/02/2018 08:55 EST

Bombardier répond en partie aux attentes en réduisant sa perte au 4e trimestre

2018 sera une année névralgique pour Bombardier.

Clodagh Kilcoyne / Reuters

Bombardier a réduit sa perte au quatrième trimestre, mais la performance de sa division ferroviaire en 2017 lui a permis de bonifier sa participation dans Bombardier Transport, détenue en partie par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

La multinationale québécoise a indiqué jeudi que sa part dans cette division de matériel roulant passerait de 70 pour cent à 72,5 pour cent puisque les résultats ont dépassé certaines cibles découlant de l'investissement de la CDPQ.

Par conséquent, la participation du bas de laine des Québécois — qui avait injecté 1,5 milliard $ US en 2015 pour acquérir 30 pour cent de la division ferroviaire — diminuera de 2,5 pour cent.

«C'est un résultat très positif qui profitera aux actionnaires de Bombardier», a souligné le président et chef de la direction de la compagnie, Alain Bellemare, au cours d'une conférence téléphonique avec les analystes.

Au quatrième trimestre terminé le 31 décembre, Bombardier a affiché une perte nette de 109 millions $ US, ou 58 cents US par action, par rapport à une perte de 259 millions $ US, ou 12 cents US par action, il y a un an.

Grâce aux «très bons résultats» de la deuxième année du plan de redressement, Bombardier débute 2018 sur une «très belle lancée», a estimé M. Bellemare.

Notre transformation est en cours, nos programmes, y compris le programme Global 7000, se déroulent comme prévu et nous avons un plan clair pour atteindre nos objectifs pour 2020.Alain Bellemare

«Notre transformation est en cours, nos programmes, y compris le programme Global 7000, se déroulent comme prévu et nous avons un plan clair pour atteindre nos objectifs pour 2020», a-t-il souligné.

M. Bellemare a rappelé que 2018 sera une année névralgique pour Bombardier, qui tournera la page sur une période marquée par d'importants investissements pour entrer dans une phase de croissance.

Il a souligné l'entrée en service prochaine de l'avion d'affaires Global 7000 et la clôture du partenariat avec Airbus dans la C Series visant notamment à construire une ligne d'assemblage finale en Alabama «dès que possible».

Par ailleurs, la récente décision de la Commission américaine sur le commerce international (USITC), qui a rejeté la plainte de Boeing, permettra à Bombardier de soutenir Delta dès cette année, a estimé M Bellemare.

Conforme aux attentes

De leur côté, les revenus se sont établis à 4,72 milliards $ US, en progression de 7,76 pour cent.

En excluant les éléments non récurrents, Bombardier a engrangé un profit ajusté de 51 millions $ US, ou deux cents US par action, par rapport à une perte ajustée de 141 millions $ US, ou sept cents US, lors du quatrième trimestre en 2016.

Cette performance a dépassé de deux cents US par action la prévision des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient aussi sur un chiffre d'affaires de 4,75 milliards $ US.

En ce qui a trait à l'exercice, la perte nette de Bombardier s'est chiffrée à 553 millions $ US, ou 25 cents US par action, comparativement à une perte nette de 981 millions $ US, ou 48 cents US, en 2016. L'entreprise a toutefois engrangé un profit ajusté de 63 millions $ US, ou trois cents US par action. En 2016, la perte ajustée avait été de 268 millions $ US, ou 15 cents US par action.

Le chiffre d'affaires a été de 16,2 milliards $ US, en recul d'environ un pour cent.