NOUVELLES
14/02/2018 17:03 EST | Actualisé 14/02/2018 17:06 EST

Allégations contre Patrick Brown: une femme précise qu'elle n'était pas mineure

CTV News, qui avait relaté les allégations à la fin de janvier, a soutenu que la chronologie des événements avait changé depuis.

La Presse canadienne/Aaron Vincent Elkaim

TORONTO — L'une des deux femmes qui soutiennent que l'ex-chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario Patrick Brown a fait preuve d'inconduite sexuelle précise maintenant qu'elle n'était pas mineure au moment des faits allégués, mais elle estime que cette clarification ne change rien à la nature profonde des gestes reprochés.

CTV News, qui avait relaté les allégations à la fin de janvier, a soutenu mardi soir que la chronologie des événements avait changé depuis, mais que le fond de l'affaire demeure le même.

L'avocat de la femme a expliqué à CTV qu'il n'est pas inhabituel que des «détails secondaires» deviennent plus flous avec le temps. David Butt soutient que l'on ne devrait pas pour autant jeter le blâme sur les plaignantes, qui doivent parfois attendre des années avant de trouver le courage de dénoncer.

La femme, qui n'est pas identifiée, déclare qu'elle est la cible de commentaires dénigrants et misogynes dans les médias sociaux depuis que CTV a relaté les allégations.

Le réseau a rapporté les allégations d'une autre femme qui visent elles aussi Patrick Brown. Ces allégations n'ont pas été confirmées par La Presse canadienne ni examinées par un tribunal.

Le chef démissionnaire des conservateurs ontariens clame son innocence et souhaite se défendre. Sur sa page Facebook, en fin de semaine, il a soutenu que des incohérences dans les allégations prouvent qu'elles ne sont pas fondées. Il soutient aussi que les deux femmes connaissent des journalistes de CTV, et que le réseau a ignoré le récit d'un témoin qui venait contredire l'une des deux allégations.

M. Brown a démissionné quelques heures après la publication des allégations, en pleine nuit le 25 janvier, et à un peu moins de cinq mois des élections générales du 7 juin en Ontario. Une campagne à la direction du parti a été rapidement déclenchée pour le remplacer à la tête des progressistes-conservateurs.