DIVERTISSEMENT
12/02/2018 19:18 EST | Actualisé 12/02/2018 19:18 EST

Une ex-assistante de Weinstein conteste une poursuite déposée par une Canadienne

Aucune de ces allégations n'a été prouvée devant les tribunaux.

AOL

L'avocat d'une ancienne assistante de Harvey Weinstein conteste une poursuite déposée par une Torontoise contre sa cliente et le producteur déchu de Hollywood, faisant valoir lundi que le délai de prescription était maintenant dépassé.

Barbara Schneeweiss a travaillé pour M. Weinstein pendant environ 20 ans et est citée comme défenderesse dans une poursuite intentée par une actrice de Toronto qui allègue avoir été agressée sexuellement par l'ancien producteur il y a près de 20 ans.

L'actrice, qui ne peut être nommée, accuse Mme Schneeweiss d'avoir organisé une rencontre entre elle et M. Weinstein en 2000, en sachant que cela pourrait mener à une agression sexuelle. Dans sa requête, l'actrice soutient que M. Weinstein a pratiqué le sexe oral sur elle sans son consentement.

Plus tard, lorsque l'actrice est retournée voir M. Weinstein avec son agent et un ami pour obtenir des excuses, Mme Schneeweiss aurait comploté pour qu'elle se retrouve seule dans une salle avec le producteur, qui l'aurait alors embrassée, selon la requête.

Aucune de ces allégations n'a été prouvée devant les tribunaux.

L'avocat de Mme Schneeweiss, Jonathan Rosenstein, a fait remarquer lors d'une audience que le délai de prescription de ces allégations était échu.

Selon la loi ontarienne, un plaignant a généralement deux ans pour poursuivre quelqu'un, à partir du moment où l'incident présumé serait survenu. Une loi adoptée en 2016 a cependant aboli le délai de prescription pour les poursuites liées à la violence ou au harcèlement sexuels.

Me Rosenstein a toutefois souligné que les faits reprochés à Mme Schneeweiss n'avaient pas été nécessairement commis «en lien» avec une agression sexuelle présumée.

Si sa cliente ne savait pas qu'une agression sexuelle avait eu lieu, mais qu'elle avait entendu des rumeurs sur le comportement de son patron, elle devrait être tenue responsable seulement pour ne pas avoir averti quelqu'un d'un risque potentiel, et non pour avoir provoqué l'incident lui-même, a ajouté son avocat.

VOIR AUSSI: