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11/02/2018 21:03 EST | Actualisé 11/02/2018 21:03 EST

La Cour fédérale entendra la cause d'Abdi pour arrêter la procédure d'expulsion

Abdi n'a jamais obtenu sa citoyenneté canadienne pendant qu'il grandissait en famille d'accueil en Nouvelle-Écosse.

La Cour fédérale entendra cette semaine une requête visant à arrêter temporairement la déportation d'un Somalien réfugié au Canada pendant son enfance, Abdoul Abdi, a indiqué son avocat.

Aujourd'hui âgé de 24 ans, Abdi n'a jamais obtenu sa citoyenneté canadienne pendant qu'il grandissait en famille d'accueil en Nouvelle-Écosse. Il est détenu par l'Agence des services frontaliers du Canada après qu'il eut passé cinq ans derrière les barreaux pour plusieurs délits, dont voie de fait grave.

Son avocat Benjamin Perryman soutient que les agents fédéraux veulent accélérer les procédures de déportation après avoir refusé la demande de suspension formulée par Abdi en attendant qu'il en contester la constitutionnalité.

Dans une déclaration publiée dimanche, Me Perryman a rappelé les conséquences d'un ordre déportation pour son client: perte du statut de résidant permanent, dont son droit au travail et son droit aux soins de santé.

L'avocat signale qu'Abdi risque de retourner en prison s'il perd son emploi, car celui-ci est une des conditions de sa libération, le mois dernier. Il demeure dans une maison de transition de la région de Toronto depuis le mois dernier.

Me Perryman a rappelé que le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale avait l'autorité pour suspendre les procédures de déportation, mais ce dernier a refusé de le faire.

Un porte-parole du ministre a refusé de commenter un cas spécifique. Scott Bardsley a dit que M. Goodale n'est pas impliqué dans les procédures d'expulsion d'un individu puisqu'il a délégué son autorité en la matière à l'Agence des services frontaliers du Canada.

Le ministre peut intervenir, a ajouté M. Bardsley, mais uniquement dans des cas exceptionnels où le temps est un facteur important.