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11/02/2018 10:36 EST | Actualisé 11/02/2018 10:36 EST

Harcèlement sexuel et dopage devraient être traités à pied d'égalité

Le CIO compte une responsable des programmes de protection du CIO à Pyeongchang pour surveiller toute inconduite, faisant suite à un programme similaire, mais préparé à la hâte, pour les Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016.

JOEL SAGET/AFP/Getty Images
Le prince Feisal al-Hussein de Jordanie.

Le prince Feisal al-Hussein de Jordanie affirme que le combat contre le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles dans le sport devrait être traité à pied d'égalité avec le travail contre le dopage.

Membre du Comité international olympique (CIO), Feisal al-Hussein dirige les efforts de l'organisation olympique pour protéger les athlètes, dont plusieurs sont originaires de pays qui n'offrent à peu près pas de protections.

"Oui, c'est important. Est-ce que c'est plus important que le dopage? Je crois que ce devrait être à pied d'égalité avec le dopage, mais il n'y a pas beaucoup de personnes en ce moment qui ont cette vision des choses", a-t-il affirmé à un petit groupe de journalistes à Pyeongchang.

Feisal al-Hussein a soutenu que le scandale d'agression sexuelle impliquant l'ancien médecin de l'équipe américaine de gymnastique Larry Nassar illustrait le peu de protections dont jouissent les athlètes.

"Le présent scandale pose la question: Pourquoi nous n'en faisons pas plus? Peut-être qu'il faut une tragédie comme celle-là pour que les gens y voient un signal d'alarme. Malheureusement, il y a quelques mois, personne n'envisageait même que cela serait un enjeu si majeur", a-t-il souligné.

Le prince jordanien a affirmé qu'un pays comme les États-Unis devrait "avoir eu tout ce qu'il faut pour empêcher que cela se produise _ et malgré tout, cela est survenu". "Imaginez les pays et les fédérations qui n'ont rien", a-t-il ajouté.

Feisal al-Hussein a indiqué que le CIO avait commencé il y a plusieurs années à soutenir les fédérations et les comités olympiques nationaux "afin de s'assurer qu'ils aient des réglementations et des procédures en place" pour protéger les athlètes.

Le CIO compte une responsable des programmes de protection du CIO à Pyeongchang pour surveiller toute inconduite, faisant suite à un programme similaire, mais préparé à la hâte, pour les Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016.

"Le temps des Jeux n'est que 16 jours, et ce n'est pas suffisant pour vraiment protéger les athlètes. Nous tentons de favoriser un environnement sain dans les sports toute l'année dans toutes les sociétés", a déclaré Feisal al-Hussein.