POLITIQUE
10/02/2018 09:03 EST | Actualisé 10/02/2018 09:03 EST

Justin Trudeau demande aux Américains de refuser l'isolationnisme de Trump

Le premier ministre a affirmé que le commerce ne pouvait pas être réduit à quelque chose comme le résultat d'un match de hockey.

Patrick Fallon / Reuters

En visite aux États-Unis, le premier ministre Justin Trudeau a demandé aux Américains de refuser les politiques isolationnistes du président Donald Trump au profit du libre-échange, vendredi soir, alors qu'il a pris la parole devant des élus locaux et nationaux en Californie, à la Bibliothèque nationale Ronald-Reagan.

Le premier ministre a affirmé que le commerce ne pouvait pas être réduit à quelque chose comme le résultat d'un match de hockey.

Donald Trump a maintes fois menacé de déchirer le pacte de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, estimant qu'un déséquilibre commercial est responsable de la perte de millions d'emplois aux États-Unis.

M. Trudeau a rappelé aux Américains les bienfaits de l'ALÉNA, non seulement pour le Canada, mais aussi pour les États-Unis, en présentant notamment une série de statistiques sur les achats de produits américains par les Canadiens.

Le premier ministre a aussi déclaré que la totalité du libre-échange nord-américain ne pouvait pas être réduite à des statistiques concernant la balance commerciale.

"Autrement dit, si le commerce entre le Canada et les États-Unis est une mauvaise idée, alors il n'y a pas de bonnes idées", a déclaré M. Trudeau.

Le symbolisme du lieu où M. Trudeau a prononcé son discours est aussi puissant, puisque Ronald Reagan était président au moment où les États-Unis et le Canada ont conclu en 1988 l'accord commercial qui allait devenir l'ancêtre de l'ALÉNA.

Justin Trudeau est en tournée aux États-Unis afin d'insuffler un nouvel élan aux relations commerciales entre le Canada et son voisin.

Jeudi, le patron de la compagnie Salesforce a annoncé un investissement de 2 milliards $ US dans ses activités canadiennes, pendant que la firme AppDirect annonçait la création de 300 emplois au Canada d'ici cinq ans.