POLITIQUE
09/02/2018 20:17 EST | Actualisé 09/02/2018 20:17 EST

Un ancien député albertain accusé de contacts sexuels sur un mineur

Il avait démissionné formellement lundi, quelques jours après le dépôt des accusations.

THE CANADIAN PRESS/Jason Franson

Un ancien député albertain qui a démissionné subitement la semaine dernière fait face à des accusations d'agression sexuelle et de contacts sexuels sur une personne d'âge mineur.

Don MacIntyre, un député provincial du Parti conservateur uni, a été accusé la semaine dernière, mais l'affaire était couverte par un interdit de publication qui a été levé vendredi par un juge de Red Deer.

M. MacIntyre, âgé de 62 ans, en était à son premier mandat en tant que député de la circonscription d'Innisfail-Sylvan Lake, dans le centre de l'Alberta.

Il avait été élu pour le Parti Wildrose, en 2015, et s'était joint au nouveau Parti conservateur uni.

Don MacIntyre a quitté le caucus le 2 février et a démissionné formellement lundi, quelques jours après le dépôt des accusations.

L'ancien député n'a pas pu être joint pour commenter la nouvelle, vendredi. Il n'a pas fait de commentaires depuis qu'il a annoncé dans un micromessage, le 2 février dernier, qu'il «démissionnait de la politique pour se concentrer sur sa famille».

Le chef du Parti conservateur uni, Jason Kenney, a déclaré dans un communiqué que lui et son parti n'étaient pas au courant de l'enquête jusqu'à ce que l'ancien député leur apprenne le 2 février qu'il avait été accusé et qu'il démissionnait.

«J'ai été choqué et dégoûté d'apprendre les accusations criminelles sérieuses déposées contre l'ancien député Don MacIntyre», a écrit M. Kenney.

«Il y a peu de crimes aussi infâmes que les crimes sexuels contre des enfants et ceux qui sont trouvés coupables méritent d'endurer les conséquences juridiques les plus sévères.»

Jason Kenney a indiqué que le Parti conservateur uni avait appuyé une demande formulée à la cour pour lever l'interdiction de publication sur le nom de M. MacIntyre.

Le juge Glen Poehlman a accepté vendredi de lever l'interdiction, statuant que le juge de première instance avait commis une erreur de droit.