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07/02/2018 17:42 EST | Actualisé 09/02/2018 14:10 EST

Wall Street, encore convalescente, termine dans le rouge

Une journée difficile.

La Bourse de New York, en proie à un accès de faiblesse en fin de journée, a terminé dans le rouge mercredi, les investisseurs restant sur leurs gardes après deux séances tumultueuses.

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a cédé 0,08% à 24 893,35 points, le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lâché 0,90% à 7 051,98 points et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,50% à 2 681,66 points.

Les indices s'étaient pourtant, après un début de séance en dents de scie, bien installés dans le vert à la mi-journée. Mais ils ont peu à peu perdu de la vigueur et sont retombés franchement dans les dernières minutes d'échanges.

Le marché est "en train de chercher jusqu'où il peut descendre, de déterminer quand les investisseurs souhaitant profiter du repli pour acheter à moindre coût vont revenir sur le marché", a commenté Quincy Krosby de Prudential.

La récente débâcle de Wall Street, marquée par la pire séance du Dow Jones et du S&P 500 depuis 2011 lundi et une journée de fortes fluctuations mardi, n'est en aucun cas une surprise à ses yeux.

"On savait que les actions s'échangeaient depuis un certain temps à un prix plus élevé que ce qu'elles valaient fondamentalement, il a suffi d'un élément, la montée rapide des taux d'intérêt, pour déclencher le mouvement de baisse", a-t-elle justifié.

La question est désormais de savoir s'il s'agit du début d'une correction plus importante ou d'un incident passager.

Le marché s'est en tout cas montré moins fébrile mercredi: l'indice qui mesure la volatilité à Wall Street, le VIX, est certes resté à un niveau élevé, entre 20 et 30, mais il avait bondi la veille à plus de 50.

Pour Jack Ablin de Cresset Wealth Advisors, la dégringolade de Wall Street est "surtout technique". "Les conditions de crédit sont robustes, il reste facile d'accéder à de l'argent pour emprunter, dépenser et investir", a-t-il noté.

Le président de la Réserve fédérale de New York William Dudley a aussi assuré mercredi que les turbulences des derniers jours n'ont pas représenté "une aussi forte secousse que cela".

Mais, a-t-il ajouté, si le plongeon de la Bourse s'était prolongé, "cela aurait affecté sa position" sur la politique monétaire à mener.

De quoi rassurer en partie des investisseurs qui s'interrogent sur la façon dont la banque centrale américaine peut réagir sous la houlette de son tout nouveau président, Jerome Powell.