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07/02/2018 17:03 EST | Actualisé 07/02/2018 17:03 EST

Québec veut venir en aide aux aînés victimes de mauvais traitements

Souvent, l'aîné est maltraité par un de ses proches, un membre de sa famille.

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Les personnes âgées victimes de mauvais traitements devraient désormais être mieux outillées, en principe, pour mettre fin à ces situations.

Dès le dépôt d'une plainte ou d'un signalement, provenant de la personne elle-même ou d'un proche, Québec mettra en branle une action concertée destinée à venir en aide rapidement à la victime présumée.

Un comité sera chargé d'identifier l'organisme public le plus apte à répondre à ses besoins et de donner suite au signalement reçu.

Par exemple, grâce à un échange d'informations entre organismes, ce sera l'Autorité des marchés financiers qui interviendra en cas de fraude financière présumée, ou encore un service de police dans le cas d'une agression sexuelle.

Les différents types de maltraitance sont visés par ce programme rendu public mercredi: mauvais traitements physiques, harcèlement psychologique, agressions sexuelles, négligence ou encore fraude financière.

L'annonce a été faite conjointement par quatre ministres, mercredi: Francine Charbonneau (Aînés), Gaétan Barrette (Santé), Stéphanie Vallée (Justice) et Martin Coiteux (Sécurité publique).

Le service sera implanté, graduellement, dans toutes les régions du Québec, d'ici 2020.

Les principaux organismes mis à contribution seront les corps policiers, les intervenants sociaux, la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP), la Commission des droits de la personne, le Curateur public et l'Autorité des marchés financiers. D'autres organismes pourraient être sollicités au besoin.

Souvent, l'aîné est maltraité par un de ses proches, un membre de sa famille.

Le programme annoncé mercredi vise particulièrement les personnes vivant chez elles et non en institution, des gens «qui doivent avoir droit aux mêmes ressources et aux mêmes recours que celles vivant en institution», a commenté la ministre Francine Charbonneau, en conférence de presse.

Un projet pilote mené à Trois-Rivières entre 2014 et 2016 a permis de tester la formule et de traiter au total une cinquantaine de plaintes.

«Les gens dénoncent plus. On atteint l'objectif. Les gens osent lever la main et dénoncer des choses», a dit Mme Charbonneau.

Une étude menée à partir des témoignages recueillis par la Ligne Abus-Aînés indique que le tiers des cas de maltraitance a trait à des abus financiers ou matériels.

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