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06/02/2018 17:59 EST | Actualisé 06/02/2018 17:59 EST

Une infirmière suspendue pour avoir refusé de faire du temps supplémentaire obligatoire

Elle ne se sentait pas apte à continuer après avoir travaillé toute une nuit.

Une infirmière auxiliaire au département de chirurgie de l'hôtel-dieu de Sorel a décidé de suivre sa collègue Émilie Ricard et de dénoncer les fonctionnements du système de santé sur Facebook.

Johanne Leclerc raconte avoir refusé de faire du temps supplémentaire obligatoire le 26 janvier, après une nuit qui l'a particulièrement épuisée. Se sentant incapable d'offrir un service adéquat aux patients, elle est tout de même rentrée chez elle malgré les avertissements de ses patrons.

Ce matin, elle a été rencontrée par ses supérieurs. «Aujourd'hui, je récolte une suspension d'une journée sans solde vu que c'est mon premier refus. On me menace d'une gradation de sanction si cela se reproduit pouvant aller jusqu'au congédiement», raconte-t-elle.

Elle blâme la «mauvaise gestion» du réseau pour cette situation, en plus d'arguer que les infirmières «ne sont pas des machines» qui ne veulent que «le mieux pour nos patients».

La publication d'Émilie Ricard, la semaine dernière, a créé une onde de choc dans le milieu de la santé. Plusieurs infirmières se sont levées pour appuyer leur collègue via le mot-clic #jesuisémilie.

La tension dans le milieu est si forte que des infirmières ont organisé des sit-in, une pratique qui n'est pas endossée par la Fédération des infirmières du Québec.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, estime que les problèmes actuels de temps supplémentaire obligatoire seront réglés lorsque davantage d'infirmières occuperont les postes à temps plein disponibles.