BIEN-ÊTRE
05/02/2018 13:54 EST | Actualisé 05/02/2018 13:55 EST

Zara accusée d'«appropriation culturelle» à cause de cette jupe

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Nouvelle polémique pour Zara. La marque de prêt-à-porter espagnole faisait déjà parler d'elle en septembre, lorsque plusieurs clients avaient retrouvé des messages de détresse d'ouvriers sur les étiquettes de vêtements achetés dans une boutique de la chaîne à Istanbul. "J'ai fabriqué l'article que vous vous apprêtez à acheter mais je n'ai toujours pas été payé. S'il vous plaît, dites à Zara de nous payer", pouvait-on lire.

L'enseigne est désormais -et ce n'est pas la première fois- accusée "d'appropriation culturelle". Explication: Début février, les internautes ont commencé à s'indigner à propos d'une jupe mi-longue à carreaux vendue par la chaîne. Jusqu'ici rien d'étonnant. Sauf que cette "jupe fluide" n'est pas sans rappeler le "longhi", une étoffe drapée autour de la taille portée par les hommes comme les femmes, notamment en Inde et d'autres pays d'Asie du Sud.

Zara

De nombreuses personnes ont souligné sur Twitter la ressemblance frappante entre les deux vêtements, regrettant que la marque s'approprie cet habit traditionnel pour en faire quelque chose de "hype" ou de soi-disant inédit.

"Hey Zara, ce n'est pas une "petite jupe rayée", c'est un LONGHI. Pourquoi ne pas tout simplement appeler les choses par leur vrai nom ? Rendez ce qui appartient à la culture que vous vous appropriez."

"Qui la porte le mieux ? Et oui, Zara, c'est un longhi !"

Mais ce qui a particulièrement suscité la colère (ou l'amusement) des internautes, c'est le prix auquel est vendu la fameuse jupe: une soixante d'euros sur le site de la marque, quant on la trouve pour environ deux euros en Inde.

"Maintenant vous pouvez acheter un longhi chez Zara pour à peu près 70 livres."

"Regardez, Zara vend ce longhi à 70 dollars."

"Zara essaie de vendre 70 livres sterling le longhi de ton père qui en coûte 3 en Asie."

Polémique sur polémique

La marque, qui n'a pas encore réagi à ces commentaires, retrouve donc une nouvelle fois son image associée à une polémique dont elle se serait bien passée.

En juillet 2016, Cailey Fiesel, une New-Yorkaise de 24 ans, avait découvert une souris morte dans la couture de sa robe et décidait alors de porter plainte contre l'enseigne.

À la même période, l'illustratrice américaine Tuesday Bassen avait aussi accusé Zara de plagiat, clamant que la chaîne de prêt-à-porter reproduisait certains de ses patches pour vêtements sans la consulter. Nouveau dépôt de plainte contre la compagnie.

I've been pretty quiet about this, until now. Over the past year, @zara has been copying my artwork (thanks to all that have tipped me off--it's been a lot of you). I had my lawyer contact Zara and they literally said I have no base because I'm an indie artist and they're a major corporation and that not enough people even know about me for it to matter. I plan to further press charges, but even to have a lawyer get this LETTER has cost me $2k so far. 〰 It sucks and it's super disheartening to have to spend basically all of my money, just to defend what is legally mine. ⚡️ EDIT: Some of you are asking how you can help. Repost and tag them, on Twitter, on Insta, on Facebook. I don't want to have to burden any of you with the financial strain that comes with lawsuits.

Une publication partagée par Tuesday Bassen (@tuesdaybassen) le

Autre polémique, en 2014, lorsque Zara avait proposé dans sa ligne un t-shirt rayé orné d'une étoile jaune, vêtement qui fait immédiatement penser à l'étoile que les Juifs étaient contraints de porter durant la Seconde Guerre mondiale. L'article avait été retiré de la vente.

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