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05/02/2018 18:04 EST | Actualisé 05/02/2018 18:04 EST

Un négationniste en lice pour un siège au Congrès à Washington

Il propose de réinstaurer la ségrégation raciale et nie l'Holocauste.

artjonesforcongressman.com

Il propose de réinstaurer la ségrégation raciale et nie l'Holocauste. Un politicien américain, négationniste et partisan de la suprématie blanche, va sauf surprise devenir le candidat républicain pour représenter l'Illinois au Congrès à Washington, selon plusieurs médias locaux.

Arthur Jones, dont le site de campagne comprend une section dédiée au "racket de l'Holocauste", n'a pas d'opposant pour la primaire républicaine locale du 20 mars pour sa circonscription qui comprend une partie de Chicago et de sa banlieue. Sauf rebondissement, il disputera donc à un candidat démocrate le siège parlementaire lors de l'élection de novembre prochain.

Cet ex-employé d'une compagnie d'assurance, âgé de 70 ans, avait soutenu la campagne présidentielle de Donald Trump, croit savoir le site patch.com. Il avait toutefois émis des réserves quant au gendre juif du président républicain, Jared Kushner, ainsi que sur la conversion d'Ivanka Trump au judaïsme.

M. Jones se présente à des élections locales dans la région de Chicago et de Milwaukee depuis les années 1970, sans succès jusqu'ici, affirme pour sa part le Chicago Sun-Times.

L'ancien leader de l'American Nazi Party dirige désormais le groupe America First Committee, qui joue sur le slogan de l'"Amérique d'abord" de Donald Trump et dont l'adhésion est ouverte aux personnes blanches qui n'ont pas de sang juif.

Pour lui, les Etats-Unis sont engagés dans des "guerres juives" et, d'après son site, l'homme est aussi frontalement anti-gay, puisqu'il considère que les homosexuels cherchent à "déraciner" l'Amérique, "renverser tous les enseignements moraux de la religion chrétienne".

"Le parti républicain de l'Illinois et notre pays n'ont pas de place pour des nazis comme Arthur Jones", a déclaré au Chicago Tribune Tim Schneider, le président de cette branche locale du Grand Old Party, qui n'a toutefois présenté aucun autre candidat.

La rhétorique de l'extrême droite américaine s'est décomplexée depuis l'élection de Donald Trump, qui a notamment multiplié pendant sa première année de mandat les diatribes anti-immigrés. En août dernier, le président milliardaire avait choqué une partie de l'opinion publique lors de sa condamnation tardive d'un rassemblement de suprémacistes blancs en Virginie qui s'était soldé par la mort d'une militante anti-raciste.