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05/02/2018 17:19 EST | Actualisé 05/02/2018 17:19 EST

«La sécurité des palais de justice est compromise»

«Il manque d'effectifs et la sécurité de divers palais est compromise», a précisé Franck Perales, président du Syndicat des constables spéciaux du Québec.

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Les constables spéciaux étaient en Cour lundi, afin qu'un juge ordonne au gouvernement du Québec de bonifier leur nombre dans les palais de justice de la province pour assurer la sécurité du public, et éviter justement des situations comme celle survenue à Maniwaki la semaine dernière qui a fait des blessés et lors de laquelle des coups de feu ont été tirés.

Les constables spéciaux ont intenté les procédures en juin 2016.

Leur objectif est double: dans un premier temps, ils veulent que le tribunal déclare que le ministère de la Sécurité publique et le ministère de la Justice ne respectent pas leurs obligations imposées par la Loi sur les tribunaux judiciaires en confiant la sécurité des palais de justice à des agents de sécurité privés, au lieu des constables spéciaux qui sont seuls à avoir les pouvoirs pour exercer de telles fonctions, plaident-ils. Puis, ils veulent aussi qu'il soit ordonné au gouvernement de remédier à la situation.

Selon eux, les deux ministères ont plutôt décidé de confier diverses tâches à des agents de sécurité parce qu'ils coûtent moins cher.

Mais ils n'ont ni la compétence, ni l'expérience, ni la formation pour agir comme agent de la paix, est-il soutenu dans leur procédure. Malgré cela, ils effectuent des tâches réservées par la loi aux constables spéciaux.

Bref, la présence des agents de sécurité "donne une impression de sécurité", tout au plus, a fait valoir en entrevue téléphonique Franck Perales, président du Syndicat des constables spéciaux du Québec.

Il manque d'effectifs et la sécurité de divers palais est compromise, a-t-il ajouté.

Ces allégations n'ont pas été prouvées en Cour.

La demande déposée par les constables spéciaux fait état de diverses situations où les agents de sécurité se sont retrouvés en plus grand nombre que les constables spéciaux dans les palais, en plus de situations précaires.

Au palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts, y est-il allégué à titre d'exemple, un constable s'est retrouvé seul pour incarcérer quatre personnes, tout en procédant à l'arrestation d'une cinquième. Il a dû fermer la cellule avec ses menottes de fonction.

Les auditions doivent durer quatre jours au palais de justice de Québec devant le juge Jean-François Émond, a indiqué M. Perales.