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02/02/2018 20:17 EST | Actualisé 02/02/2018 20:17 EST

Les trois victimes de l'accident à Drummundville sont identifiées par la famille

La famille a remercié le public pour son empathie et son soutien.

Getty Images/iStockphoto

Les noms des trois victimes de l'écrasement d'hélicoptère survenu à Drummondville, jeudi, ont été révélés vendredi soir par la famille de deux d'entre elles.

Il s'agit de Jean-Claude Mailhot et de sa fille, Janie. Nathalie Desrosiers, dont le lien avec la famille n'a pas été précisé, fait également partie des défunts.

Tommy, Vincent et Alexandrine Mailhot ont écrit dans un communiqué que «les mots ne suffisaient pas pour exprimer la désolation et l'incompréhension qu'un tel drame peut apporter.»

Jean-Claude Mailhot, un père de quatre enfants, était un entrepreneur de la région «qui a su nous transmettre ses valeurs d'humilité, de respect et d'entraide», a écrit sa famille.

Janie Mailhot, une mère de deux enfants, est quant à elle décrite comme une «profonde amoureuse de la vie».

La famille a remercié le public pour son empathie et son soutien, mais elle a dit préférer vivre son deuil en privé.

«Nous n'émettrons aucun autre commentaire pour l'instant», a-t-elle conclu.

Enquête du BST

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) a amorcé vendredi matin son enquête sur l'accident qui est survenu vers 21 h, jeudi soir, dans un champ du secteur Saint-Joachim-de-Courval, à Drummondville, dans le Centre-du-Québec.

La carcasse de l'épave gisait dans une épaisse couche de neige près du rang Saint-Jean-Baptiste qui longe les berges de la rivière Saint-François. Les premiers secouristes ont eu beaucoup de mal à s'y rendre.

«On va commencer à recueillir l'information météorologique, l'information sur le pilote, sur l'appareil, voir si on peut trouver des traces sur radar», a expliqué l'enquêteur Pierre Gavillet en point de presse près des lieux de l'accident, vendredi matin.

L'appareil, un Robinson R44 appartenant à une compagnie privée, a été incendié, mais les enquêteurs du BST n'étaient pas en mesure au stade préliminaire de l'enquête de déterminer si l'incendie s'était déclaré avant l'écrasement ou au moment de l'impact.

«Il est trop tôt pour le déterminer. S'il y a eu un incendie avant, on va probablement avoir des indices à cet effet», a indiqué Jimmy Cancino, l'expert en aviation civile au BST.

La Sûreté du Québec a confirmé que l'hélicoptère avait quitté la Beauce et se dirigeait vers Lanaudière, sans préciser les municipalités d'origine ou de destination.

Les enquêteurs en sont présentement à documenter le site de l'accident, à la recherche notamment de pièces et de marques dans la neige dans l'espoir d'établir la trajectoire de vol avant l'impact.

Les rapports météo du secteur font état de bourrasques de neige et de vents atteignant 60 kilomètres à l'heure au moment de l'impact. Pierre Gavillet a cependant précisé qu'il est «peu fréquent que les vents causent la perte de contrôle» d'un hélicoptère, mais que la visibilité pourrait avoir été problématique.

L'une des informations qu'il cherche à recueillir sur le pilote vise à déterminer s'il avait une formation pour le vol de nuit et son niveau d'expérience dans ces conditions.

Les enquêteurs ne savaient pas encore au moment de rencontrer la presse si l'appareil était muni d'un enregistreur de vol, communément appelé «boîte noire», ce qui serait peu fréquent pour ces hélicoptères, mais il était équipé d'une balise de détresse.