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02/02/2018 13:19 EST | Actualisé 02/02/2018 13:19 EST

Le BST amorce son enquête sur l'écrasement d'hélicoptère à Drummondville

«On va commencer à recueillir l'information météorologique, l'information sur le pilote, sur l'appareil, voir si on peut trouver des traces sur radar», a expliqué l'enquêteur.

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) a amorcé vendredi matin son enquête sur l'écrasement d'hélicoptère qui a fait trois victimes vers 21h, jeudi soir, dans un champ du secteur Saint-Joachim-de-Courval, à Drummondville, dans le Centre-du-Québec.

«On va commencer à recueillir l'information météorologique, l'information sur le pilote, sur l'appareil, voir si on peut trouver des traces sur radar», a expliqué l'enquêteur Pierre Gavillet en point de presse près des lieux de l'accident, vendredi matin.

Les victimes sont deux femmes et un homme qui ont été identifiés; les autorités n'ont toutefois pas encore rendu publiques leurs identités.

L'appareil, un Robinson R44 appartenant à une compagnie privée, a été incendié, mais les enquêteurs du BST n'étaient pas en mesure au stade préliminaire de l'enquête de déterminer si l'incendie s'était déclaré avant l'écrasement ou au moment de l'impact.

«Il est trop tôt pour le déterminer. S'il y a eu un incendie avant, on va probablement avoir des indices à cet effet», a indiqué Jimmy Cancino, l'expert en aviation civile au BST.

La Sûreté du Québec a confirmé que l'hélicoptère avait quitté la Beauce et se dirigeait vers Lanaudière, sans préciser les municipalités d'origine ou de destination.

Les enquêteurs en sont présentement à documenter le site de l'accident, à la recherche notamment de pièces et de marques dans la neige dans l'espoir d'établir la trajectoire de vol avant l'impact.

Les rapports météo du secteur font état de bourrasques de neige et de vents atteignant 60 kilomètres à l'heure au moment de l'impact. Pierre Gavillet a cependant précisé qu'il est «peu fréquent que les vents causent la perte de contrôle» d'un hélicoptère, mais que la visibilité pourrait avoir été problématique.

L'une des informations qu'il cherche à recueillir sur le pilote vise à déterminer s'il avait une formation pour le vol de nuit et son niveau d'expérience dans ces conditions.

Les enquêteurs ne savaient pas encore au moment de rencontrer la presse si l'appareil était muni d'un enregistreur de vol, communément appelé «boîte noire», ce qui serait peu fréquent pour ces hélicoptères, mais il était équipé d'une balise de détresse.

La carcasse de l'épave gisait dans une épaisse couche de neige près du rang Saint-Jean-Baptiste qui longe les berges de la rivière Saint-François.

Les premiers secouristes ont eu beaucoup de mal à s'y rendre.