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01/02/2018 14:37 EST | Actualisé 01/02/2018 14:37 EST

Le constable spécial de Maniwaki aurait été frappé à la tête avant de faire feu

On peut voir une partie de l'altercation sur une vidéo mise en ligne sur les réseaux sociaux.

YouTube/TheAcrobat7788

Le jeune homme atteint d'un coup de feu à la tête lors d'une bagarre avec un constable spécial, mercredi, au palais de justice de Maniwaki, est dans un état stable, selon les autorités.

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a ajouté jeudi que le constable spécial, blessé dans l'empoignade, est hors de danger.

Selon la «police des polices», une empoignade serait survenue vers 13 h entre un constable spécial et un prévenu de 18 ans, au palais de justice de Maniwaki, dans le nord de la Vallée-de-la-Gatineau.

Le prévenu aurait réussi à s'emparer du bâton télescopique du constable spécial et lui en aurait asséné un coup sur la tête, selon le BEI. «Le constable spécial aurait alors saisi son arme à feu et aurait atteint le civil d'au moins une balle à la tête.»

Une vidéo montrant vraisemblablement l'incident a été publiée sur YouTube. On y voit un homme en uniforme aux prises avec un autre homme dans une petite salle d'attente. Le constable spécial est éventuellement rejoint par des gardiens de sécurité en uniforme. On voit plus tard un agent semblant pointer son arme et tirer vers une cible qui n'est pas visible dans la vidéo, au milieu de cris.

L'affaire a immédiatement été confiée au Bureau des enquêtes indépendantes, qui a dépêché huit enquêteurs à Maniwaki mercredi. Le BEI a aussi fait appel au Service de police de la Ville de Montréal, qui prêtera deux techniciens en identité judiciaire.

Lorsque les journalistes ont demandé jeudi à la ministre de la Justice si les ressources sont suffisantes dans les palais de justice, Stéphanie Vallée a insisté pour dire que l'incident de Maniwaki constitue «une situation exceptionnelle».

«Il y a eu des ressources additionnelles au ministère de la Sécurité publique qui ont été recrutées au cours des derniers mois, a-t-elle dit. Leur déploiement se fait dans différents palais de justice.»

Mme Vallée, qui est par ailleurs députée de la circonscription de Gatineau, où se trouve Maniwaki, a aussi demandé que l'on évite toute généralisation, en voulant lier l'incident de mercredi aux accrochages parfois violents qui opposent Autochtones et allochtones dans cette région.

«Il ne faudrait pas que les gens s'imaginent que ce soit la réalité de Maniwaki, a-t-elle précisé, en marge du caucus libéral à Québec. Oui, c'est une communauté qui vit ses difficultés, mais ce n'est pas vrai qu'il y a de la violence comme ça dans ce milieu-là — moi, ce n'est pas le milieu que je connais (...) Ce n'est pas un milieu violent.»