NOUVELLES
31/01/2018 08:37 EST | Actualisé 31/01/2018 08:42 EST

L'unité du renseignement financier du Canada s'inquiète du blanchiment d'argent associé au fentanyl

Le fentanyl étant souvent acheté à l'étranger, les profits sont parfois blanchis par le biais des banques et caisses populaires du pays.

La Presse canadienne/Police de l'Alberta

Les trafiquants de drogue exploitent les services canadiens de transfert d'argent pour acheter du fentanyl à l'étranger, avant de blanchir leurs profits par le biais des banques et caisses populaires du pays, prévient l'unité du renseignement financier du Canada.

Le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) a publié une alerte opérationnelle détaillée pour aider les entreprises à repérer et à dénoncer les transactions qui pourraient être associées au fentanyl, un opioïde qui fait des ravages à travers le Canada.

L'alerte, qui énumère des signes spécifiques d'activités associées au fentanyl, a été développée grâce à l'analyse de données colligées par le CANAFE, en collaboration avec des institutions financières canadiennes et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Cette alerte s'inscrit dans le cadre plus large du projet «Guardian» lancé par le CANAFE, la Banque CIBC et les forces de l'ordre du Canada pour combattre le problème du fentanyl. La CIBC organise jeudi à Toronto une rencontre des différents participants.

Le responsable adjoint de la lutte au blanchiment d'argent pour la CIBC, Bob Kapur, a rappelé que les opioïdes ne frappent pas seulement les grandes villes.

Des renseignements financiers permettent de croire que les trafiquants se procurent du fentanyl, ses produits dérivés et ses composantes chimiques de sources étrangères, principalement en Chine, selon l'alerte du CANAFE.

Les trafiquants règlent habituellement ces achats par le biais de virements télégraphiques ou de mandats bancaires traités par des services de transfert d'argent, mais ils utilisent aussi parfois des cryptomonnaies comme le bitcoin.

Le fentanyl arrive typiquement au Canada par la poste, avant d'être redistribué dans un réseau qui entoure le point de chute, explique l'alerte.

À voir également: