POLITIQUE
31/01/2018 12:08 EST | Actualisé 31/01/2018 12:08 EST

L'allègement du fardeau fiscal des Québécois n'est pas «un cadeau», justifie Philippe Couillard

Le premier ministre a une fois de plus défendu ses choix budgétaires.

La Presse canadienne/Jacques Boissinot

Le premier ministre Philippe Couillard a justifié une fois de plus ses choix budgétaires des dernières années, mercredi, en marge du caucus de la rentrée parlementaire des libéraux.

Après trois années de dures compressions budgétaires, que certains ont qualifiées de période d'austérité, le gouvernement Couillard estime pouvoir désormais alléger le fardeau fiscal des Québécois et leur retourner une partie de l'argent épargné durant ces années.

Mais il ne s'agit pas de «cadeaux» de la part du gouvernement, a précisé le premier ministre, mais bien de sommes dues aux contribuables, grâce notamment à la bonne performance de l'économie.

La veille, lors d'une assemblée partisane à Québec, le chef libéral avait plutôt laissé entendre que le gouvernement avait pigé trop d'argent dans la poche des contribuables durant des années, ce qui lui permettait aujourd'hui de se montrer généreux.

Mercredi, il a préféré attribuer à la bonne performance de l'économie le fait qu'il soit en mesure de baisser les impôts et de retourner des sommes aux citoyens en fin de mandat.

Pourquoi on peut retourner de l'argent aux Québécois? Parce que l'économie va tellement mieux qu'on pensait. On a eu plus de revenus, on a diminué les impôts de 2 milliards $ et en plus on leur remet de l'argent.Philippe Couillard

Le premier ministre a tenu ces propos en point de presse, mercredi matin, avant de rejoindre les députés et ministres réunis en caucus mercredi et jeudi pour préparer la prochaine session parlementaire, qui débute le 6 février.

Mardi soir, devant des militants, M. Couillard avait dit que son gouvernement ne faisait pas de «cadeaux» aux contribuables, mais qu'il s'affairait à leur redonner de l'argent perçu en trop au cours des années précédentes.

«C'est à vous cet argent-là. C'est vous autres qui l'avez envoyé. Pis on trouve qu'on n'a pas besoin de tout l'argent que vous nous avez envoyé pour faire la job comme il faut, (alors) on vous en redonne», affirmait-il.

Ce qu'il faut surtout retenir, selon lui, c'est que le Québec se porte mieux qu'en 2014, au moment où il a pris le pouvoir, et que la situation financière des Québécois est meilleure qu'auparavant, avec des salaires plus élevés et moins d'impôts à payer.

Selon le premier ministre, le monde entier est d'avis que la situation financière du Québec est meilleure depuis qu'il a pris le pouvoir en 2014.

Le Québec va «beaucoup mieux qu'en 2014. Le monde entier le dit», a commenté le premier ministre, en indiquant que la qualité de vie sera un enjeu central de la prochaine campagne électorale.

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