POLITIQUE
31/01/2018 12:42 EST | Actualisé 31/01/2018 13:47 EST

Consultations prébudgétaires de Leitao: les demandes fusent de toutes parts

Et ces demandes vont parfois à l'opposé des intentions déjà manifestées par le gouvernement.

Chris Wattie / Reuters

Alors que les surplus sont au rendez-vous et qu'on est en année électorale, le ministre des Finances, Carlos Leitao, fait face à de nombreuses demandes, souvent contradictoires, dans le cadre de ses consultations prébudgétaires.

Et ces demandes vont parfois à l'opposé des intentions déjà manifestées par le gouvernement.

Par exemple, jeudi dernier, à Shanghai, le premier ministre Philippe Couillard a fait part de son intention de réduire les impôts des petites et moyennes entreprises, afin de les aider à faire face à la hausse du salaire minimum et à la hausse à venir des cotisations au Régime des rentes du Québec.

Pourtant, dans son mémoire remis dans le cadre des consultations prébudgétaires, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) revendique exactement l'inverse: renoncer à toute baisse d'impôt et plutôt mieux financer les services publics.

Les PME

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), quant à elle, applaudit à l'idée de réduire les impôts des PME. Au cours d'une entrevue mercredi, sa vice-présidente principale Martine Hébert a notamment dit espérer une diminution des cotisations des employeurs au Fonds des services de santé.

«C'est important de créer un climat propice à la croissance de nos PME, parce qu'on n'est pas à l'abri non plus de soubresauts économiques. Les récessions, c'est un petit peu comme les épidémies de grippe, ça revient. Je pense que le momentum est idéal pour mettre en place des conditions qui vont favoriser l'essor de nos petites et moyennes entreprises», a-t-elle affirmé.

Syndicats

Du côté de la CSQ, la présidente Louise Chabot plaide plutôt pour un réinvestissement en santé et en éducation.

En matière de services de garde, elle souhaite le retour à une contribution unique et universelle pour les services éducatifs, plutôt que modulée selon le revenu des parents. Elle propose aussi d'abolir le crédit d'impôt pour frais de garde.