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30/01/2018 15:43 EST | Actualisé 31/01/2018 12:05 EST

Les derniers épisodes de «Ruptures» salués pour leur traitement d’un sujet très délicat

«Cette fiction révèle une réalité familiale pouvant mener effectivement à de grands drames...»

Facebook/Ruptures

Les séries québécoises n'hésitent pas à aller au front et traiter de sujets particulièrement difficiles par les temps qui courent. Depuis la semaine dernière, Ruptures s'est particulièrement illustré en parlant d'une situation familiale pour le moins dramatique.

Ariane Beaumont (Mélissa Désormeaux-Poulin) est ainsi engagée par un couple dont la fille adoptive souffre d'un trouble de l'attachement sévère, résultat d'un traumatisme lié aux mauvais traitements subis par celle-ci à l'orphelinat où elle résidait avant son arrivée au Québec.

De la même façon que District 31 avait raconté un faux cas de violence conjugale en novembre dernier, l'intrigue de Ruptures joue le jeu des apparences en plaçant d'abord les parents au banc des accusés aux yeux des voisins, comme de l'école et de la DPJ, qui ne peuvent dans le cas présent que les percevoir comme des parents négligents, voire violents.

Personne ne veut croire au départ la version du couple, voulant que la jeune fille s'inflige elle-même ses blessures, que ses hurlements se produisent pendant des crises incontrôlables, et qu'ils soient aussi dépassés que tout le monde par son comportement.

L'épisode du 29 janvier illustrait, pour sa part, le déchirement du couple face à cette situation. D'un côté, le père, se sachant impuissant, qui voudrait faire placer l'enfant pour son bien, reconnaissant les soins et l'attention particulière qu'elle nécessite. De l'autre, la mère qui refuse d'accepter la vérité et qui demeure bien résolue à faire face à la musique en s'occupant seule de sa fille s'il le faut.

En ce sens, la conclusion du dernier épisode n'aurait malheureusement pu être plus prévisible.

Facebook/Ruptures

«Les troubles de l'attachement couvrent un ensemble de problèmes de comportement adaptatifs qui s'observent fréquemment chez les enfants qui n'ont pas reçu réponses à leurs besoins de protection et les soins nécessaires pour leur assurer un sentiment de sécurité pendant les premières années de leur vie», peut-on lire sur le site de Petales Québec (Parents d'Enfants présentant des Troubles de l'Attachement Ligue d'Entraide et de Soutien).

L'organisme, qui offre des services de soutien et d'entraide aux parents d'enfants souffrant de troubles de l'attachement, a tenu à souligner le bon travail des auteurs à cet égard par l'entremise de sa page Facebook.

«Comme plusieurs d'entre vous, PETALES Québec a visionné ce deuxième épisode de Ruptures traitant du trouble de l'attachement sévère. Nous remercions de nouveau les auteurs, Daniel Thibault et Isabelle Pelletier, d'avoir ainsi dévoilé l'impensable sans détour. Nous vous invitons à le visionner, si ce n'est pas déjà fait.

Nous avons encore été satisfaits de la présentation des symptômes du trouble de l'attachement sévère et de ses impacts possibles. Cette fiction révèle une réalité familiale pouvant mener effectivement à de grands drames.»

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