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30/01/2018 15:28 EST | Actualisé 30/01/2018 15:29 EST

L'employé de l'État qui a envoyé l'alerte au missile à Hawaï pensait que les États-Unis étaient attaqués

Il aurait mal compris un message enregistré qui faisait partie d'un exercice.

L'employé responsable d'avoir envoyé la fausse alerte au missile à plus d'un million de personnes à Hawaï plus tôt ce mois-ci croyait vraiment qu'il y avait un missile balistique en route, ont révélé des officiers fédéraux mardi.

Le préposé a envoyé l'alerte de sécurité publique après avoir mal compris un message enregistré qui faisait partie d'un exercice imprévu, selon une enquête préliminaire conduite par la Federal Communications Commission (FCC), le pendant américain du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Lors de l'exercice, un superviseur du quart de nuit a prétendu faire parti du U.S. Pacific Command et a lancé un message enregistré qui prévenait les préposés aux urgences d'une attaque imminente. L'enregistrement incluait la locution «exercice, exercice, exercice». Mais elle disait aussi, «Ceci n'est pas une pratique (This is not a drill)» qui a apparemment incité l'employé à diffuser l'alerte au missile.

L'enregistrement n'a pas suivi le script inclus dans les standards d'opération de la Hawaii Emergency Management Agency, selon le rapport.

«Alors que d'autres employés ont compris qu'il s'agissait d'une pratique, ce dernier posté au terminal d'envoi a dit croire, dans une déclaration écrite fournie à HIEMA, qu'il s'agissait d'une vraie urgence, pas une pratique», continue le rapport.

Des cadres de l'État avait initialement soutenu que l'employé avait déclenché l'alarme accidentellement en accrochant la mauvaise option dans une barre défilante du menu. Les résultats de l'enquête indiquent que ce ne serait finalement pas le cas.

Le bureau du gouverneur d'Hawaï David Ige n'a pas répondu à la demande d'entrevue du HuffPost américain.

ALISON TEAL via Getty Images

Vous pouvez consulter (en anglais) l'enquête préliminaire de la FCC ici:

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l'anglais.