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28/01/2018 20:59 EST | Actualisé 28/01/2018 20:59 EST

Russie: le leader de l'opposition Alexei Navalny a été arrêté puis relâché

«Depuis que je suis vivant, Poutine a toujours été là. Je suis fatigué du statu quo» a déclaré un manifestant.

Maxim Shemetov / Reuters

Des manifestants se sont rassemblés partout à travers la Russie dimanche en appui au leader de l'opposition Alexei Navalny, qui a appelé la population à boycotter l'élection présidentielle de mars, et Alexei Navalny lui-même a été arrêté alors qu'il se rendait à la manifestation de Moscou.

La plupart des manifestants qui se sont déplacés par un temps glacial avaient l'air plutôt jeunes, reflétant ce qui semble être un mécontentement croissant parmi les Russes qui ont vécu la plus grande partie de leur vie sous le président Vladimir Poutine, arrivé au pouvoir le jour de l'an 1999.

«Depuis que je suis vivant, Poutine a toujours été là. Je suis fatigué du statu quo» a déclaré Vlad Ivanov, 19 ans, l'un des quelque 1500 manifestants qui se sont réunis à Saint-Pétersbourg.

Alexei Navalny, le plus important adversaire de Vladimir Poutine, a organisé les manifestations pour appeler au boycottage de l'élection présidentielle du 18 mars en Russie, au cours de laquelle Vladimir Poutine est sûr de remporter un quatrième mandat. Alexei Navalny a été projeté au sol et forcé d'entrer dans un fourgon par la police alors qu'il se dirigeait vers la manifestation sur la place Pouchkine à Moscou.

Le militant anticorruption s'est vu refuser la permission d'être candidat à la présidentielle en raison d'une condamnation pour détournement de fonds dans une affaire largement considérée comme politiquement motivée.

Tard dans la nuit de dimanche, des heures après que la police l'ait mis en détention, Alexei Navalny a déclaré sur Twitter qu'il avait été libéré avant un procès. Des médias russes ont cité la police qui rapporte qu'Alexei Navalny est susceptible d'être accusé de violation de l'ordre public pour avoir organisé des manifestations non autorisées.

La radio indépendante Ekho Moskvy a rapporté, après sa libération, que l'opposant de Vladimir Poutine n'avait pas encore été inculpé.