DIVERTISSEMENT
27/01/2018 17:40 EST | Actualisé 27/01/2018 17:46 EST

Un trio de femmes fortes à «La vraie nature»

« On avait les trois femmes parfaites », expose le grand manitou de l'émission.

TVA/Productions Déferlantes

Pour Jean-Philippe Dion, animateur et producteur de La vraie nature, l'année symbolique vécue par les femmes du monde entier, avec le débat féministe qui s'est plus que jamais imposé et le mouvement #MoiAussi et ses suites, justifiait une édition spéciale de son émission-confidences, qui réunirait trois femmes fortes, trois battantes ayant travaillé avec acharnement et brillé avec autant de panache dans leur domaine respectif.

Il a donc convié à sa table la politicienne et ex-première ministre, Pauline Marois, la chanteuse et auteure-compositrice Marie-Mai et l'écrivaine Kim Thuy pour 24 heures de discussions sous le sceau de l'authenticité.

Ce qu'il aura d'exceptionnel ce dimanche, lorsque TVA présentera ce séjour spécial au chalet du Lac Brome de La vraie nature, à 20h30, c'est que, dans le format original français dont le concept québécois est adapté, Parenthèse inattendue, jamais un épisode n'est consacré exclusivement à des femmes ou à des hommes.

Or, quand Pauline Marois a accepté de participer à La vraie nature, après avoir longtemps hésité, Jean-Philippe Dion a vu là une occasion en or de rendre hommage dignement à la gent féminine, et il était fier d'entamer l'année télévisuelle 2018 avec un tel coup de chapeau.

«On avait les trois femmes parfaites, expose le grand manitou de La vraie nature. On nous avait dit que, pour que les émissions soient bonnes, c'était bien d'avoir des gens d'âge et de sexe différents, mais nous, on a décidé de faire les choses à notre manière!»

Convaincre Pauline Marois

Il aura fallu déployer beaucoup d'efforts et allouer beaucoup de temps à établir un contact avec Pauline Marois, qui a d'abord refusé de se prêter au jeu de La vraie nature. On sait que la dame limite grandement ses apparitions publiques depuis son retrait de la vie politique et, au moment où avait lieu le tournage de la première saison de La vraie nature, l'été dernier, aucun épisode n'avait encore été diffusé à TVA, ce qui rendait le produit fini difficile à juger.

«Oh oui», avance Jean-Philippe Dion en riant. «Elle avait énormément d'appréhensions. Au départ, après avoir vu l'émission française, elle pensait que c'était une téléréalité, qu'il y avait des caméras partout. Le premier refus qu'on a eu, c'était à cause de ça. Ensuite, moi, je lui ai écrit une lettre manuscrite - parce que des gens nous ont dit qu'elle aimait recevoir des lettres manuscrites – pour lui expliquer l'émission, ce que je voulais faire, et lui témoigner le respect que, moi, j'avais pour elle. Même après la lettre, elle a dit non, parce que ça n'entrait pas dans son agenda, elle avait beaucoup de voyages à l'étranger. Je suis revenu à la charge en proposant un changement de date ; je lui ai parlé au téléphone, et elle a finalement accepté.»

«Mon respect pour elle n'est pas idéologique : je trouve que c'est une femme extraordinaire, qui a vraiment été au service de la population, qui a été en politique pour les bonnes raisons. Cette femme a vraiment servi le Québec pendant plus de 30 ans, et c'est la première femme première ministre. Son parcours est exceptionnel», poursuit Jean-Philippe Dion.

Rêves de chalet

Après un premier droit d'accompli en ondes pour La vraie nature, Jean-Philippe Dion se dit heureux comme un roi des réactions du public.

L'homme a rapidement compris, à l'automne, que son projet touchait une corde sensible chez les téléspectateurs, qui a ont été émus en grand nombre par les récits partagés lors de ces escapades de personnalités connues au bord de l'eau. Normal, croit Dion, qui cite une étude affirmant d'ailleurs qu'actuellement, les milléniaux rêvent davantage d'acquérir un chalet plutôt qu'une maison!

TVA/Productions Déferlantes

«C'est au-delà de nos espérances, à toute l'équipe et au diffuseur. C'est un succès, pas qui nous a pris par surprise - parce qu'on était fiers de l'émission, on sentait qu'il s'y passait quelque chose dès l'annonce, dès les premiers échos reçus –, mais je ne voulais pas me réjouir trop vite, parce qu'on ne sait jamais. Si les gens n'aiment pas ça ou n'adhèrent pas, ça ne marche pas. Mais tout a fonctionné.»

«Je pense que La vraie nature est arrivée dans un moment où on avait besoin de vérité, de vrais sentiments, de gens qui se confient, qui parlent de leurs erreurs, et de qui on peut apprendre. C'est ce qui nous a étonnés, à quel point les gens s'identifient aux parcours des invités. J'ai passé mon temps des Fêtes à répondre à des messages sur Facebook, à des gens qui se sont sentis interpellés par les propos et les souvenirs des invités. Je ne pensais pas qu'il y aurait ce côté de psychothérapie, en quelque sorte.»

La vraie nature, ce dimanche, 28 janvier, à 20h30, à TVA. L'émission durera exceptionnellement 90 minutes. Un autre épisode sera également présenté le 4 février.