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27/01/2018 15:17 EST | Actualisé 27/01/2018 15:17 EST

Un juge tranche une dispute de voisines sur des caméras de surveillance

Stephanie Ayre a soutenu avoir perdu en partie la jouissance de sa propriété après avoir remarqué la présence des caméras mises en place par sa voisine à l'été 2016.

Getty Images/iStockphoto

Un magistrat de la Nouvelle-Écosse a estimé que ce n'était pas le rôle de son tribunal de faire respecter les bonnes manières en rendant sa décision dans le cadre d'un procès opposant le droit d'une femme de protéger sa résidence avec des caméras de surveillance et celui de sa voisine de protéger sa vie privée.

Le juge de la cour provinciale Peter Ross a déclaré Joan O'Connor non coupable d'avoir commis un méfait en installant des caméras un peu partout sur sa propriété à Sydney, en Nouvelle-Écosse, dont certaines captaient des images de la maison voisine.

Selon les documents déposés en cour, Stephanie Ayre a soutenu avoir perdu en partie la jouissance de sa propriété après avoir remarqué la présence des caméras mises en place par Mme O'Connor à l'été 2016 et craint d'avoir été prise pour cible par sa voisine.

Les documents indiquent que Mme Ayre avait peur que les caméras filment ce qui se passait à l'intérieur de sa résidence et que les images soient ensuite publiées sur les médias sociaux. Cette crainte aurait joué un rôle dans sa décision de quitter son conjoint et la propriété en juillet dernier.

Toujours d'après les documents, Joan O'Connor, qui vit seule, a raconté devant le tribunal qu'elle avait installé les caméras pour détecter la présence d'intrus sur sa propriété après que sa voiture eut été vandalisée. Elle a aussi reconnu avoir mis en ligne certaines des images captées par ses caméras.

Dans son jugement de 21 pages rendu mercredi, le juge Ross a décrété n'avoir trouvé aucune preuve que Mme O'Connor avait publié des images sur lesquelles Stephanie Ayre et sa résidence étaient identifiables ni qu'elle avait eu l'intention d'intimider ou d'embarrasser sa voisine.

Il a ajouté que Joan O'Connor avait peut-être manqué d'égard envers l'angoisse que suscitaient ses caméras chez Mme Ayre, mais que les faits démontraient que ses inquiétudes concernant la sécurité de sa propriété étaient légitimes et qu'elle avait donc raison de la mettre sous surveillance.