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26/01/2018 20:06 EST | Actualisé 26/01/2018 20:06 EST

Plus de 300 000 $ récoltés pour aider une victime de l'attentat à Québec

L'objectif de la collecte de fonds est d'aider sa famille à acheter une nouvelle maison.

Aymen Derbali, un père de trois enfants qui est resté partiellement paralysé après avoir été touché de sept balles lors de l'attentat dans la mosquée de Québec, n'est pas surpris de la vague de générosité démontrée par des gens de partout au monde qui lui ont fait un don.

Plus de 300 000 $ ont été amassés jusqu'à maintenant et les organisateurs de la collecte de fonds ont repoussé l'échéance de deux semaines afin d'atteindre leur objectif qui était de 400 000 $.

Des témoins qui étaient présents lors de la tragédie à la mosquée il y a un an rapportent que M. Derbali avait tenté d'attirer l'attention du tireur afin d'aider les autres à fuir. Cela lui a coûté l'usage de ses deux jambes.

M. Derbali et sa famille tentent de trouver une maison mieux adaptée à son handicap et qui serait située plus près de la mosquée où le drame est survenu.

L'objectif de la collecte de fonds est d'aider sa famille à acheter une nouvelle maison.

M. Derbali dit être retourné à la mosquée au mois de juillet.

«Si on n'a pas de problème médical, on devrait aller à la mosquée pour prier, surtout les vendredis», a-t-il confié en entrevue depuis son centre de réhabilitation à Québec.

Aller à la mosquée ne ravive pas de mauvais souvenirs pour lui, au contraire, cela l'aide à se remettre de la tragédie.

«Je peux y aller. Je suis dans un fauteuil roulant, mais je peux toujours y aller», a-t-il déclaré.

M. Derbali dit passer le plus clair de son temps à faire de la physiothérapie et d'autres exercices pour l'aider à se remettre. Il espère quitter le centre d'ici l'été prochain.

Une bonne partie des dons recueillis jusqu'ici proviennent des États-Unis, ce qui ne surprend pas M. Derbali.

«Les Américains sont de nature pacifistes. Il y a eu beaucoup de solidarité de partout dans le monde», a-t-il soutenu.

Amira Elghawaby, une bénévole qui a aidé à lancer la collecte de fonds, s'est dite optimiste à l'idée que la famille atteigne l'objectif de 400 000 $.

«L'histoire de (M. Derbali) a été traduite en plusieurs langues. Son histoire est un conte héroïque et plusieurs personnes de partout dans le monde ont été intéressées», a-t-elle souligné.

«Je ne crois pas que ce soit surprenant que plusieurs dons viennent des États-Unis. Je crois qu'il y a une plus grande sensibilité là-bas face à l'intolérance antimusulmane.»