POLITIQUE
25/01/2018 11:32 EST | Actualisé 25/01/2018 11:33 EST

Trudeau sévère après la démission de deux responsables politiques pour inconduites sexuelles

Le premier ministre a salué le courage des deux jeunes femmes qui ont « raconté leurs expériences ».

Bloomberg via Getty Images

Le premier ministre Justin Trudeau a exprimé jeudi sa compassion pour les victimes d'agressions sexuelles et a sévèrement condamné le comportement de deux responsables politiques canadiens poussés à la démission en quelques heures la veille.

"Il est extrêmement important d'être parfaitement clair, le harcèlement sexuel ou l'agression sexuelle est inacceptable", a déclaré Justin Trudeau.

En moins de 24 heures, Patrick Brown, chef du parti conservateur de l'Ontario, province la plus peuplée au Canada, et Jamie Baillie, chef du même parti pour la Nouvelle-Ecosse (est), ont démissionné en raison d'allégations d'inconduites sexuelles.

Dans un reportage diffusé mercredi soir sur CTV, la plus importante chaîne canadienne, deux femmes ont raconté en détail avoir été agressées sexuellement il y a quelques années par celui qui devait permettre aux conservateurs de reprendre le pouvoir en Ontario lors des législatives de juin.

"Ces allégations sont fausses et difficiles à entendre", a déclaré Patrick Brown lors d'une conférence de presse mercredi soir avant de présenter sa démission afin, selon lui, de laisser une chance aux conservateurs de battre la Première ministre libérale de l'Ontario.

"Je prends cette question très au sérieux", a déclaré Justin Trudeau lors d'une conférence de presse avant son départ du Forum économique de Davos.

"Nous avons l'obligation de comprendre qu'il est nécessaire de changer notre approche en tant que société en matière de harcèlement sexuel et d'inconduite sexuelle", a-t-il souligné.

Le premier ministre a salué le courage des deux jeunes femmes qui ont "raconté leurs expériences".

"C'était certainement difficile pour elles et je veux qu'elles sachent qu'elles ont le soutien non seulement de leurs amis et de leur entourage" mais plus largement des personnes persuadées "que le monde doit changer", a poursuivi M. Trudeau.

Andrew Scheer, chef du parti conservateur du Canada, premier parti d'opposition à la Chambre à Ottawa, a appelé jeudi à "une enquête approfondie" pour des allégations "extrêmement graves" visant les agissements de ses confrères.

"L'inconduite sexuelle et le harcèlement sexuel n'ont pas leur place dans la société canadienne, particulièrement dans notre système politique", a déclaré Andrew Scheer.

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