POLITIQUE
25/01/2018 13:03 EST | Actualisé 25/01/2018 13:03 EST

Le Parti québécois présente son plan de relance des CPE

Un gouvernement péquiste mettrait fin à la «taxe famille».

LA PRESSE CANADIENNE

Le Parti québécois a présenté jeudi un plan de relance des Centres de la petite enfance (CPE) qui prévoit une baisse des tarifs et la création de nouvelles places, mais sans pouvoir chiffrer précisément son engagement.

Un gouvernement péquiste mettrait fin à la «taxe famille», la modulation des tarifs en garderie instaurée par les libéraux de Philippe Couillard.

Actuellement, le tarif modulé en fonction des revenus varie de 8,05 $ à 22 $. Le PQ reviendrait au tarif universel de 8,05 $ par jour pour le premier enfant, et réduirait de moitié le coût pour un deuxième, à 4 $ par jour, en plus d'instaurer la gratuité pour le troisième.

Le service croîtrait par conséquent en popularité et un gouvernement Lisée créerait de façon accélérée des milliers de nouvelles places en CPE pour répondre à la demande.

En conférence de presse jeudi matin dans un hôtel de Shawinigan, au terme du caucus de ses députés, le chef péquiste est toutefois resté vague sur les investissements requis.

Il en coûterait 320 millions $ pour accorder les baisses de tarifs, mais sur la création accélérée de places, il y aura des «dépenses supplémentaires» que M. Lisée ne peut quantifier.

«On aimerait vous donner le chiffre aujourd'hui (jeudi), c'est très difficile de le faire, parce qu'il faut faire des simulations, d'abord du calendrier d'implantation qu'on va mettre en oeuvre, aussi en fonction de l'état des finances publiques au mois d'août (avec le rapport de la vérificatrice générale), et en fonction de la popularité des mesures», a-t-il dit.

L'Association québécoise des CPE se réjouit de l'engagement du Parti québécois. Son président, Louis Sénécal, était sur place lors de la conférence de presse.

«C'est une célébration, pour tous les enfants, qu'on favorise la qualité, au détriment de services de garde (privés) qui ont démontré qu'ils n'étaient pas à la hauteur, afin de faire toute la différence en vue de préparer les enfants à l'arrivée à l'école (sic)», a déclaré M. Sénécal.

Il a rappelé que le réseau des CPE a subi des compressions de 500 millions $ sur 10 ans.