POLITIQUE
25/01/2018 17:14 EST | Actualisé 25/01/2018 17:14 EST

Le chef conservateur de la Nouvelle-Écosse, Jamie Baillie, forcé de démissionner

À la suite d'allégations de harcèlement sexuel.

THE CANADIAN PRESS/Andrew Vaughan

Les leaders politiques en Nouvelle-Écosse estiment que la démission du chef du Parti progressiste-conservateur à la suite d'allégations de harcèlement sexuel indique peut-être qu'il est révolu le temps où l'on tolérait ce genre de comportements à l'égard des femmes.

Le chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse, Jamie Baillie, a dû démissionner, mercredi, à la suite d'une enquête externe et indépendante commandée par son parti, après une dénonciation. Un membre du personnel de l'Assemblée législative qui s'était manifesté au parti le mois dernier a allégué que M. Baillie l'avait harcelé sexuellement.

Le parti refuse d'en dire plus, invoquant le respect de la vie privée de la personne plaignante. La Police régionale de Halifax signale qu'aucune plainte formelle ne lui a été transmise.

Le premier ministre libéral, Stephen McNeil, a soutenu jeudi que c'est précisément à cause de ce genre d'affaires que son gouvernement a fait adopter une politique contre le harcèlement à l'Assemblée législative.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Gary Burrill, a quant à lui estimé que ce type de comportement déplorable «ne peut plus être considéré comme acceptable aujourd'hui».

Jamie Baillie, qui était chef de l'opposition officielle, a aussi quitté son siège de député de Cumberland-Sud à l'Assemblée législative. La présidente du caucus, Karla MacFarlane, députée de Pictou-Ouest, a été nommée leader par intérim du parti.

M. Baillie avait été élu sans opposition comme chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse en 2010.