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24/01/2018 13:00 EST | Actualisé 24/01/2018 16:27 EST

Une conductrice de train se fait virer à cause de photos jugées osées

C'est la deuxième fois que Canadien Pacifique vire la jeune femme de 28 ans.

Stephanie Katelnikoff, 28 ans, une conductrice de train pour Canadien Pacifique, s'est fait virer à cause de photos d'elle jugées osées publiées sur les médias sociaux. Les images vont à l'encontre du code d'éthique et de la politique d'internet de la compagnie.

Selon CBC, la conductrice de train avait déjà été mise à pied par Canadien Pacifique après un déraillement de train à Banff en 2014. CP Rail l'aurait blâmée pour l'accident, tout en disant qu'elle n'avait pas la formation et l'expérience nécessaire pour conduire. Katelnikoff s'était ensuite confiée à CBC par rapport à son rôle dans l'accident, ce qui n'avait pas été vu d'un bon oeil par la compagnie ferroviaire.

À la suite d'une longue enquête, il fut déterminé que CP Rail avait agit en mauvaise foi en virant Katelnikoff, parce que ce serait un bris dans le chemin de fer qui aurait causé l'accident plutôt que sa conduite.

De plus, la compagnie ferroviaire aurait aussi viré la jeune femme parce qu'elle avait rempli une plainte d'agression sexuelle par un collègue, selon The Calgary Herald. La compagnie aurait voulu cacher cet incident en renvoyant la conductrice plutôt qu'en y répondant.

À la suite de cette enquête, Katelnikoff a retrouvé son poste de conductrice.

Or, apprend cette semaine que Katelnikoff a été renvoyée de nouveau en novembre après avoir violé le code de conduite d'éthique, d'internet et de politique de courriel de la compagnie.

Les photos jugées osées incluent des photographies de la jeune femme en sous-vêtements ou en petite tenue, sur un chemin de fer ou derrière un train.

En voici quelques exemples:

💜 @misskattastrophe #yycmodel #yycphotography #sg #suicidegirls #alternativegirl #alternativemodel

Une publication partagée par Steph Kat (@missdemeanour.xo) le

L'histoire de Katelnikoff est rapidement devenue virale, et les internautes n'ont pas hésité à donner leur opinion sur la situation. «Je prend le côté de Stephanie Katelnikoff sur ce cas-là. On dirait que la compagnie cherchait désespérément des raisons de la virer de nouveau. Elle répare des vélo et les donne aux enfants», a tweeté Kit Marlowe.

En effet, un article de CBC datant du 26 avril dernier souligne l'implication sociale de Katelnikoff, qui répare des bicyclettes pour enfants et les donne à des jeunes de Calgary, où elle demeure.

La jeune femme n'a pas l'intention d'en rester là. Selon CBC, Katelnikoff serait dans l'attente d'une date pour un arbitrage.

Dans tous les cas, cette histoire souligne qu'on vit dans une période confuse par rapport au lien entre les médias sociaux et l'emploi.

Elle donne aussi la motivation de faire du ménage dans ses photos publiées sur Facebook et sur Instagram...