POLITIQUE
24/01/2018 15:04 EST | Actualisé 24/01/2018 15:06 EST

PKP devra respecter l'ADN social-démocrate du PQ, selon François Gendron

C'est la mise en garde lancée à mots couverts par le doyen des élus péquistes au caucus de la formation à Shawinigan.

SHAWINIGAN — Le grand patron de l'empire Québecor, Pierre Karl Péladeau, devra respecter l'engagement social-démocrate du Parti québécois s'il revient au bercail.

C'est la mise en garde lancée à mots couverts par le doyen des élus péquistes, François Gendron, mercredi, à l'ouverture du caucus de la formation à Shawinigan.

Les spéculations vont bon train en effet sur un retour du baron de la presse et ancien chef démissionnaire du PQ, à la suite d'une entrevue à Radio-Canada mardi où il a déclaré qu'il était «en réserve de la République» et disposé à revenir en politique.

Le chef péquiste Jean-François Lisée a par la suite laissé entendre qu'il accueillerait à bras ouverts son prédécesseur, qui a démissionné en mai 2016 pour des raisons familiales.

En point de presse mercredi matin dans un hôtel de Shawinigan juste avant la séance du caucus, le député d'Abitibi-Ouest, François Gendron, a également fait savoir que M. Péladeau était bienvenu, mais a lancé à mots couverts des conditions.

«Tous les éléments progressistes sont bienvenus au Parti québécois, surtout pour mettre l'accent sur la social-démocratie», a-t-il lancé d'entrée de jeu.

Rappelons que le grand patron de Québecor a un historique controversé en matière de relations de travail. Il est notamment à l'origine de deux lock-out, au Journal de Québec et au Journal de Montréal.

Lors des deux précédentes courses à la direction, celle de 2015 qui a couronné PKP et celle de 2016 qui a mené à la victoire de Jean-François Lisée, François Gendron a appuyé Alexandre Cloutier.

M. Gendron a par ailleurs indiqué qu'il avait terminé sa réflexion sur son avenir politique et qu'il fera connaître sa décision sous peu. Il a été élu sans interruption à l'Assemblée nationale depuis 1976.

Le PQ réunit ses députés jusqu'à jeudi à Shawinigan pour préparer la rentrée parlementaire de février.

Ce caucus revêt une importance particulière à la suite du départ annoncé la semaine dernière de trois de ses poids lourds, soit Alexandre Cloutier, Agnès Maltais et Nicole Léger. D'autres élus ont aussi fait savoir qu'ils étaient en réflexion, notamment Nicolas Marceau.