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24/01/2018 14:56 EST | Actualisé 24/01/2018 14:56 EST

Les prochains jours pourraient déterminer si une entente est possible pour l'ALÉNA

La conclusion d'une nouvelle entente est-elle réellement possible?

Alors que se poursuivent les négociations entourant l'avenir de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), une question plus large se profile à l'horizon: la conclusion d'une nouvelle entente est-elle réellement possible?

La réponse, qui pourrait avoir des conséquences pour la politique, l'économie et les affaires étrangères du Canada, pourrait se présenter dans les prochains jours.

Le Canada dit avoir l'intention de tendre des rameaux d'olivier lors de la ronde actuelle de discussions, qui se déroule à Montréal. Il suggérera notamment, d'ici vendredi, de réformer les règles pour le secteur automobile et le chapitre 11 sur le système de résolution de conflits.

Mais la réaction des États-Unis est la grande inconnue de l'équation. Le plus grand partenaire commercial du Canada pourrait décider d'accueillir ces nouvelles suggestions en ouvrant de vraies négociations, ou de les rejeter et de refuser de discuter, laissant intact le fossé entre les parties.

Des initiés considèrent que cette ronde de négociations est cruciale — il ne reste que deux rondes avant que l'échéancier actuel des discussions ne prenne fin, en mars. Si rien n'évolue d'ici là, le président américain, Donald Trump, sera alors placé devant un dilemme.

M. Trump a déjà laissé entendre qu'il pourrait entamer un processus menant à l'annulation de l'ALÉNA dans l'espoir d'obtenir un meilleur accord. Il pourrait aussi ralentir, ou suspendre temporairement, les négociations pendant l'élection mexicaine, qui sera suivie par les élections de mi-mandat aux États-Unis, plus tard cette année.