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24/01/2018 08:19 EST | Actualisé 24/01/2018 08:34 EST

Après le Partenariat transpacifique, Justin Trudeau revient à l'ALENA

Le premier ministre veut convaincre les chefs d'entreprises d'investir au Canada.

Denis Balibouse / Reuters

Au lendemain de l'annonce de la conclusion d'une entente de principe sur une nouvelle mouture du traité transpacifique, Justin Trudeau a repris le bâton de pèlerin commercial à Davos pour s'attaquer à l'autre gros morceau : l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Le premier ministre canadien a amorcé sa deuxième journée au Forum économique mondial (FEM), dans les Alpes suisses, avec une table ronde commerciale Canada-États-Unis, qui s'est tenue derrière des portes closes.

La séance a duré une trentaine de minutes et réuni une dizaine de gens d'affaires, dont le président et chef de la direction de la Bourse de New York ainsi que les patrons de Dow Chemical, de la firme Blackrock et d'UPS, entre autres.

Le premier ministre Trudeau a fait autour de la table la promotion des thèmes habituels — notamment l'importance de créer de bons emplois pour la classe moyenne — en cherchant à convaincre les chefs d'entreprises d'investir au Canada.

Il se présentait devant les représentants américains du milieu des affaires au lendemain d'un discours au cours duquel il a confirmé la conclusion des pourparlers du Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).

Lorsqu'il s'est réjoui de l'issue des négociations du traité ressuscité après la défection des États-Unis, il a été spontanément applaudi par le gotha financier et politique réuni dans la ville de sports d'hiver huppée nichée au coeur des Alpes.

Trump, Merkel, Macron... et Nétanyahou

C'est devant le même public d'allégeance multilatéraliste et libre-échangiste que le président protectionniste américain Donald Trump, qui s'est retiré du Partenariat transpacifique (PTP) et a menacé de déchirer l'ALÉNA, doit prononcer une allocution, vendredi.

Entre-temps, le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel — qui sont plus près des grands principes économiques généralement défendus au FEM — prendront la parole mercredi.

Mais en attendant, pour Justin Trudeau, la vie continue à Davos; il poursuit mercredi sa ronde de rencontres bilatérales économiques. Il serrera les mains des dirigeants de Royal Dutch Shell, Microsoft et Ericsson, pour ne nommer que ceux-là, au fil de la journée.

S'il a axé sa visite sur les dossiers économiques, le premier ministre a tout de même rencontré quelques leaders politiques.

Mercredi matin, il a rencontré en catimini — son bureau a prévenu après coup les journalistes qui couvrent la visite à Davos qu'un tête-à-tête avait eu lieu — le premier ministre d'Israël, Benyamin Nétanyahou.

La visite de Justin Trudeau en Suisse prendra fin jeudi. Il doit participer à une séance publique sur l'éducation et l'autonomisation des filles et des femmes avec la jeune militante pakistanaise Malala Yousafzai.

Le premier ministre accordera aussi jeudi la seule conférence de presse de ce voyage de trois jours en sol helvète.

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